Les instructions reçues sont solides
Nous avons entendu parler de frères et sœurs pieux qui ont donné ce témoignage quand ils étaient sur leur lit de mort : « Les instructions qui concernent la piété tiennent bon. » C’est bien vrai, ces instructions sont solides. Elles restent debout dans la vie et dans la mort. Elles restent debout dans les épreuves de toutes sortes.
Paul rendait grâces à Dieu de ce que les Thessaloniciens avaient reçu la Parole non comme étant la parole des hommes, mais comme la parole de Dieu, « qui agit en vous qui croyez ». 1 Th. 2, 13. Les instructions sont donc solides. La Parole agit, elle est efficace ! En celui qui croit, qui a une foi vivante, qui obéit à ce qu’il croit. Car il ne s’agit évidemment pas ici de la foi dont il est question dans Ja. 2, 19 : « Tu croix qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent. »
Les chapitres 8 et 15 de Matthieu, dans les passages où il est question du centenier et de la femme cananéenne, montrent clairement ce qu’est la foi vivante. Jésus a donné à ces deux personnes le témoignage que leur foi était grande. Et nous voyons qu’elles étaient l’une et l’autre petites à leurs propres yeux. Le centenier estimait ne pas être digne que Jésus entre sous son toit, et la femme cananéenne ne s’est abolument pas vexée lorsque Jésus – pour la mettre à l’épreuve – l’a comparée à un chien. Dans de tels cœurs humbles, il habite une grande foi, la foi qui permet à la Parole d’agir et qui apporte la preuve que les instructions reçues tiennent bon au travers de toutes sortes d’épreuves.
Ceci est d’ailleurs en accord avec ce que Jésus dit dans Jn. 5, 44 : « Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres ? » La foi vivante et agissante ne se trouve que sur le chemin de l’abaissement !
L’homme de foi qu’était Timo-thée était exhorté à rechercher la foi. 1 Ti. 6, 11. Ce qui concernait la foi n’était donc pas un chapitre clos pour lui. Non, sur le chemin de l’abais-sement, il y a davantage de foi à obtenir, pour que la Parole puisse agir dans une mesure sans cesse grandissante. La parole de la croix est une puissance de Dieu. Elle agit, elle sépare âme et esprit, elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Ceci se fait sur le chemin de l’abais-sement, car c’est seulement là que se trouve la foi vivante. La parole de la communion, de l’unité, de l’amour fraternel et de la charité à l’égard de tous produit alors son effet béni. De même que la parole qui parle de perfectionnement en vue de l’œuvre du ministère etc. Les instructions agissent. Les instructions tiennent bon. C’est pourquoi nous devons prendre à cœur l’exhortation de Paul aux Thessaloniciens : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre. » Demeurons fermes ! Et retenons les instructions reçues ! Elles sont solides !