La conférence d’été

août/septembre 1993

La conférence d’été

Que dire d’une conférence comme celle que nous avons vécue cet été à Brunstad ? Le verset 11 du Psaume 85 s’est réalisé dans une riche mesure : « La bonté et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s’embrassent. » Le Psaume 133 a quelque chose de prophétique, puisque David y loue l’unité fraternelle et la bénédiction qui en découle pour l’assemblée.

Avant la conférence, une rencontre de frères exceptionnellement bénie a eu lieu à Torsteinslotta. Un des frères présents a résumé dans un cantique ce qui s’y est passé. En voici un extrait :

La bataille est gagnée, l’ennemi est vaincu

Par la force de l’Esprit éternel de Dieu. Nous louons noire Dieu pour la paix qu’il nous a donnée Par les frères qui ont l’épée à la main.

L’esprit fraternel béni qui a régné à cette rencontre de frères a eu de magnifiques répercussions sur la conférence de Brunstad, et il va continuer à agir dans l’assemblée, de pays en pays, dans le monde entier. Un frère a estimé que cette conférence a donné une direction à tout le reste de sa vie et à son ministère.

Il est recommandé de lire très soigneusement les extraits qui suivent.

Monte ici

Ap. 4. « Voici, une porte était ouverte dans le ciel. » Et Jean entendit une voix qui disait : « Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. » Montons pour apprendre à connaître la vie divine et l’unité divine. Montons là-haut, bien au-dessus de la médisance, de l’hypocrisie et du mensonge, au-dessus du découragement, des soucis et de la jalousie. Monte vers la porte ouverte, qui mène à la victoire, l’unité et la communion, là où le bien est le vainqueur. C’est le bien qui est vainqueur et qui apporte la communion et l’unité. C’est ce que nous expérimentons dans une mesure particulière à l’heure actuelle. Un bloc de frères solidement unis a été soudé dans une seule espérance et un seul esprit. L’exigence inconditionnelle pour participer à cette édification est la pureté. Personne ne doit se servir de la liberté pour y cacher du mal.

Un serviteur de Dieu n’a pas d’autre préoccupation que d’aider les hommes à sortir du péché. « Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Ac. 2, 39. Nous devons croire à cette élection par grâce pour notre propre part. Mais aussi pour ce qui concerne nos frères et sœurs. De cette façon, nous comprenons mieux les choses. « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres et dans la communion fraternelle. » Nous devons rester fermement attachés à la parole de la croix et à l’enseignement concernant la communion. On veut peut-être être zélé pour Dieu, mais si l’on ne prend pas au sérieux l’enseignement qui concerne la communion, les choses tournent mal.

Personne ne doit construire quoi que ce soit autour de lui-même. On peut causer un grand tort à soi-même et aux autres, et se retrouver en dehors des lois de la fraternité, si après avoir reçu le Saint-Esprit, on se croit vite capable de discerner les esprits avec la plus grande aisance. On est peut-être même un débutant, et on se permet pourtant de juger presque tout et presque tous. — Non, l’humilité est nécessaire. L’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix. Les injonctions de l’Esprit mènent à la vie, la paix et la communion.

Si l’on constate que le « mur » est bas par endroit et que l’ennemi pourrait facilement s’introduire par le biais d’un frère ou d’une sœur, nous devons immédiatement intervenir avec des prières, des exhortations et de l’aide. Dieu cherche ceux qui veulent se placer sur la brèche, et quand un frère se convertit sincèrement de son égarement, nous devons édifier un mur de foi autour de lui et ne pas commencer à douter de sa conversion. En Ep. 4, 1-3, il est question de toute humilité, douceur et patience, « ... vous supportant les uns les autres avec charité. » De cette façon-là, on en finit avec toutes les solutions expéditives qui consistent purement et simplement à expulser les gens. On s’efforce alors de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix, et on combat pour chaque frère en particulier.

« C’est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs. » 2 Co. 3,2. Il manquait beaucoup de choses dans l’église des Corinthiens, et ils ne comprenaient pas non plus qui était l’apôtre Paul. Mais ils étaient pourtant tous inscrits dans le cœur de Paul, et aucun n’en était exclu. Voilà le cœur d’un père et l’entendement d’un berger. Tout, dans l’assemblée, est dicté par la bonté et par la charité. « Elargissez vos cœurs ! » écrit Paul. Lui qui avait un tel entendement de berger pouvait facilement les inviter à élargir leurs cœurs. Dans un cantique, nous chantons : « Demande à Dieu qu’il te donne un cœur de père, sois un berger dans ton âme et dans ton entendement. Ramène-les dans le troupeau ! »

« Que vois-tu Jérémie ? » Jérémie voyait une branche d’amandier. Oui, vois-tu la fraternité qui prend forme ? Ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. Ils ne voient pas les erreurs et les manquements des autres, mais ils voient Dieu et la fraternité. Si l’on a de l’impureté dans le cœur, la porte dans le ciel ne s’ouvre pas. Dans ce cas, on tâtonne dans les ténèbres et l’accusation et la jalousie trouvent vite un accès.

« Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra la Seigneur. » Hé. 12, 14. Quiconque a un cœur pur se trouve dans la sanctification, et il marche sur le chemin qui mène dans le sanctuaire. Une chose reste sans cesse valable sur ce chemin : « La croix, la mort et la tombe pour tout ce qui veut s’élever de la chair ! »

Dans Juges 7, il est question du gâteau d’orge qui venait heurter le camp ennemi. Tous ceux qui veulent faire partie de ce « gâteau d’orge » vainqueur doivent se laisser briser.

Si mon ministère dans l’assemblée n’est qu’une réaction face au ministère des autres, il n’apporte aucune édification. Jésus est venu d’en-haut. Il n’était pas de la terre, ne parlait pas de la terre, ne parlait pas d’après ce que son œil naturel voyait, d’après ce que ses oreilles naturelles entendaient. Non, il témoignait de ce qu’il avait vu et entendu auprès de son Père. Jn. 3, 31-32. Apprenons du Maître à agir comme lui.

« Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel des armées. » « Il posera la pierre principale au milieu des acclamations : Grâce, grâce pour elle ! » Za. 4. Une grande grâce repose sur celui qui veut. Tous ceux qui s’abaissent, qui se convertissent et qui s’humilient reçoivent de la grâce, et tous ceux qui ont un cœur de berger s’associent à cette acclamation : « Grâce, grâce ! » De telles personnes n’agissent pas dans la force de l’homme. La puissance appartient à Dieu.

Avec le zèle dont elles font preuve dans leur service, il peut arriver que certaines âmes zélées fabriquent des partis ici et là. Mais si seulement les frères responsables savent rester humbles et conserver l’unité, tout rentrera progressivement dans l’ordre. Et si quelqu’un est attaqué, soyons son défenseur. Moïse s’est plaçé sur la brèche pour le peuple d’Israël. Et il est dit de Jésus que « le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. » Dans Ap. 15, il est question du cantique de Moïse et de l’Agneau. Ils se sont placés tous les deux sur la brèche, « pour que les autres aient la paix ». Dans l’amour de Dieu, éliminons toutes les appréciations humaines que nous avons pu porter sur les autres et toutes nos anciennes manières de penser, et ouvrons nos yeux pour voir les énormes dimensions de la vie divine, dont la préoccupation principale est de sauver les hommes.

La fraternité de Jésus-Christ

Lors de la circoncision à Guilgal, « l’opprobre de l’Égypte » fut roulé de dessus le peuple d’Israël. Une partie de cet « opprobre de l’Égypte » consiste à montrer de l’intérêt et à avoir communion dans ce qui est négatif, dans des pensées et des remarques dictées par la critique. Tous doivent à présent se débarrasser de cet opprobre ! Disons du bien les uns des autres et bénissons-nous les uns les autres. Quand le cœur est entièrement circoncis de toutes les liaisons avec la chair, Dieu peut nous révéler sa Parole.

Jésus est venu sur la terre pour rendre témoignage à la vérité. Soyons des témoins. Le temps des bavards est fini. L’essentiel n’est pas les mots. Si nous recevons de la visite ou que nous rendons visite à quelqu’un, soyons des témoins.

Quand le cœur est pur, il est facile de regarder son frère dans les yeux et de lui dire ce qui édifie. Plus on est purifié, blanchi et épuré (Da. 12), plus la joie que l’on ressent au sujet de chacun des frères grandit. Et quand Dieu fait grâce à un frère, ne soyons pas sceptiques à son égard. Quand on se sent dépendant des autres dans la fraternité, il n’est pas difficile de remercier Dieu pour eux. 2 Th. 2, 13. Dieu ne nous traite pas en fonction de nos mérites. Nous ne devons pas non plus agir de cette façon à l’égard de notre frère. C’est cela la fraternité : « Ils s’aident l’un l’autre, et chacun dit à son frère : Courage ! » Es. 41, 6.

« Ayez du zèle et non de la paresse, soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur ! » Ro. 12, 11. Soyons attentifs au contexte dans lequel cette exhortation est donnée : « Soyez pleins d’affection les uns pour les autres : par honneur, usez de prévenances réciproques. » Soyons en effet bouillants et zélés pour cela. Le réveil conduit à la sanctification. On devient alors pauvre en soi-même et on considère les autres comme grands. On devient capable de voir l’œuvre que Dieu fait et a faite en nos frères et sœurs. « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste ... soit l’objet de vos pensées. » Ph. 4, 8. Quand on a de la sollicitude pour quelqu’un, on est attentif au bien qui est en lui.

« Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification. » Ro. 15, 2. Voilà notre travail à partir de maintenant ! Un puissant esprit de foi règne dans l’assemblée, un esprit d’unité. Une plénitude de bonté, de douceur et de sollicitude doit maintenant édifier l’assemblée, et nous devons haïr comme la peste tout ce qui détruit et qui démolit. Nous devons former un seul bloc contre toutes les attaques de Satan. Et aucun de ceux qui veulent de tout leur cœur être au-dedans ne doit rester à l’extérieur. L’amour ne retient pas le mal, il n’a pas de cachettes pour le mal, pas de « tiroir », pas de « poche ».

Jé. 29, 11, nous donne un aperçu des pensées de Dieu. « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » Nous voyons ici ce que c’est que de penser d’une manière divine. Des pensées de paix et d’avenir. Des pensées de bénédiction pour la vie et le ministère de notre frère. Si nous ne pensons pas ainsi, nous ne pouvons pas croître. La fraternité doit s’édifier par l’amour.

Remplis nos cœurs !

Nous chantons dans un cantique : « Remplis nos cœurs, Seigneur, de miséricorde. » Jésus nous a donné un exemple de bonté tout à fait unique, entre autres par la manière dont il s’est comporté à l’égard de la femme pécheresse. Jn. 8. « Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. » 1 Jn. 4, 11. Notre prochain - il a souvent une nature tout à fait différente de la nôtre - a besoin de notre amour.

A une occasion, David dit à Saül : « Pourquoi écoutes-tu ceux qui disent : David cherche ton malheur ? » David était pur, mais le cœur de Saül était impur, et cette impureté faisait qu’il prêtait l’oreille à ceux qui disaient des mensonges.

« C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » Jn. 15, 12. On peut faire beaucoup de bien aux hommes sans pour autant parvenir à les aimer comme Jésus nous a aimés. Le grand obstacle, c’est notre propre vie. C’est là que se trouvent l’orgueil et la fierté. Mais nous devons maintenant donner cette vie pour nos frères !

Dans Ph. 2, 1 nous voyons qu’il y a de la consolation, du soulagement dans la charité, de l’union d’esprit, de la compassion et de la miséricorde en Christ. Il s’agit maintenant que ces choses soient aussi présentes en chacun de nous. Nous devons oindre, consoler et soulager nos frères et sœurs. Nous chantons dans un cantique : « Réchauffe les cœurs, mon frère, montre-leur l’amour de Dieu. » « Celui qui n’assemble pas avec moi disperse. » Mt. 12, 30. Qu’en est-il de nos remarques concernant telle ou telle chose ou telle ou telle personne ? Assemblent-elles ? Peut-être dispersent-elles ? En Jn. 10, il est question du bon berger qui donne sa vie pour ses brebis. Il a les brebis à cœur. Le mercenaire ne porte pas les brebis dans son cœur. Il a vite fait de renvoyer les gens, et cela ne lui fait rien si les brebis sont dispersées. Le mercenaire a aussi vite fait de prononcer des jugements négatifs sur ses frères. En 1919, le frère Johan O. Smith écrivait : « Use de prudence, dans un esprit de crainte, avant d’employer tes forces, et si tu veux faire la guerre, tu as doublement raison de le faire. »

Quand nous contemplons davantage les desseins de Dieu à notre égard, ses projets de paix, et sa compassion, cela produit en nous un esprit brisé.

Dans la fraternité, il n’y a pas de préjugés ni d’idées préconçues. « ... d’observer ces choses sans prévention et de ne rien faire par faveur. » 1 Ti. 5, 21. Dans la fraternité, nous avons à faire avec Dieu, Lui qui peut allumer une flamme d’espoir pour le plus misérable, si celui-ci est sincère. Paul avait un cœur dans lequel il y avait de la place pour tous. Au sujet d’Onésime, il écrivait à Philémon : « Reçois-le, lui, mes propres entrailles. »

Le brisement

« Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance. » Es. 53. Toutes les paroles de Dieu et toutes les exhortations sont en mesure de briser en nous ce qui vient de l’homme. Et nous devons être brisés, car il ne sort rien de bon de l’homme. Dans la fraternité, nous avons particulièrement l’occasion de nous laisser briser. Et plus nous sommes brisés, plus la fraternité grandit à nos yeux. Au sujet de Jésus, Jean écrit : « Nous avons vu sa gloire. » Ils ne voyaient pas le brisement car celui-ci avait lieu dans le secret. Mais ils voyaient la gloire qui en ressortait : pleine de grâce et de vérité. Si un brisement n’a pas lieu dans notre vie, nous ne pouvons pas vivre cette vie magnifique. Dans un cantique, nous chantons : « Viens ici où l’Esprit sacrifie toute chair. Viens mon frère, ne te mets pas en colère quand ta grandeur est précipitée à terre. » Le brisement signifie la mort, l’anéantissement. Et par ce brisement, on est en mesure d’aider les autres.

Le vainqueur devient une colonne dans le temple de Dieu, dans l’assemblée. Ap. 3, 12. Une colonne reste là, jour et nuit, pas seulement quand l’assemblée se rassemble. On peut compter sur elle dans le secret et dans les choses manifestes, dans ses pensées, ses paroles et dans ses actions. Alors les enfants peuvent chanter avec raison : « Où trouver la paix sur terre ? Dans l’assemblée. Où trouver la joie sur terre ? Dans l’assemblée. Où trouver la communion ? Dans l’assemblée. Où personne n’est-il oublié ? Dans l’assemblée. » Que vraiment les enfants puissent toujours chanter ce cantique de tout leur cœur et en vérité !

En tant qu’hommes, nous avons une tendance à classer le péché en péchés « grossiers » et péchés « moins grossiers », et à nous servir de ces critères pour apprécier les autres. Mais en réalité, quiconque veut être sauvé, purifié du péché qui habite dans sa chair, fait partie de la fraternité. Dans la fraternité, il règne un seul esprit. On ne peut pas dire : « Je suis d’accord avec un tel et un tel. » Non, il y a un seul esprit et une seule opinion, et notre âme est purifiée des sentiments d’antipathie et de sympathie. Il règne à la place un entendement de berger et de père. Pas de place pour les « solutions expéditives », ni pour les expulsions brutales ! Celui qui a un cœur de père a de la place pour tous dans son cœur : pour celui avec qui cela n’a pas bien été jusqu’à présent, mais aussi pour celui pour qui ça va bien, dans le but que cela aille encore mieux avec lui, et par conséquent avec toute l’assemblée.

Nous chantons aussi dans un cantique : « Si tu ne vis pas pour les autres, tu n’es rien sur cette terre. Tu peux enseigner, exiger, faire des reproches, seule la charité élève. » « Tes yeux verront Jérusalem, séjour tranquille. » Es. 33, 20. Tous ceux qui se laissent briser se sentent en sécurité dans l’assemblée. Dans le Cantique des Cantiques, au chapitre 2, il est question de « l’hiver qui est passé, ... les fleurs paraissent sur la terre, le temps de chanter est arrivé. » Voilà ce que Dieu est en train de faire actuellement. L’hiver et le froid ont cessé pour toujours. L’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix, une vie et une paix éternelles. Notre propre sens humain ne peut produire aucune de ces choses.

Celui qui revient du combat oint d’une huile fraîche ne fait pas de la réunion un champ de bataille. Non, il revient en vainqueur de son propre champ de bataille de la vie quotidienne, et il peut contribuer à la vie et à la paix de l’assemblée. Dans un cantique, nous chantons : « Sers, donne ta vie pour fortifier les autres. Sers, même au milieu du tourment le plus amer de la tentation. » Voilà un bon exemple de zèle dans son propre champ de bataille. « Je poursuis mes ennemis, je les atteins, et je ne reviens pas avant de les avoir anéantis. » Ps. 18, 38.

« Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes. » 2 Co. 5, 11. Jésus a acquis l’Église par son propre sang. Combien c’est grand de gagner par exemple son conjoint, ses enfants, ses frères et ses sœurs, en donnant sa propre vie pour eux. Celui qui aime le premier convainc et gagne les âmes.

Zélé pour de bonnes œuvres

L’esprit de réveil mène à l’unité et à la fraternité. Nous le voyons clairement sous nos yeux. Ceux qui doutaient de l’esprit du réveil sont à présent confus. Jésus se purifie lui-même un peuple pour qu’il lui appartienne, et qu’il soit zélé pour les bonnes œuvres. Et un amour fraternel sincère se manifeste. 1 Pi. 1, 22. Voilà ce qui a lieu de nos jours. Et cela va continuer pour atteindre des dimensions encore plus grandes. Plus on est zélé, plus on se purifie et plus l’amour fraternel devient sincère !

1 Jn. 1, 7. Si nous marchons dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion. Marcher dans la lumière signifie de faire mourir par exemple toute jalousie, tout soupçon, tout découragement, etc. On a alors communion avec les autres. On ne reste pas seul. Mais si l’on n’est pas fidèle dans le secret, on n’expérimente pas la vraie fraternité.

Le vigneron émonde tout sarment qui porte du fruit. Il se sert du sécateur pour l’émonder. Et tout ce qui en nous « empêche le soleil de briller », tout ce qui empêche la vie nouvelle de se développer, doit être purifié. La génération montante doit recevoir de l’aide et de la bénédiction de notre part. Les jeunes et les vieux seront ainsi unis dans l’esprit de Jésus-Christ.

« Partez, partez, sortez de là ! Ne touchez rien d’impur ! Sortez du milieu d’elle ! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’éternel î » Es. 52, 11. De la même manière qu’on exige une pureté absolue dans les récipients qui servent aux aliments, de la même façon, celui qui veut être un serviteur de l’Éternel doit être pur jusqu’au plus profond de son cœur. Il doit être pur de tout doute, de toute incrédulité, toute jalousie et tout soupçon.

« Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » Mt. 6, 21. Dans quel sens se dirigent nos pensées ? Elles vont là où est notre trésor. Heureux ceux qui ont leurs pensées en Jésus. Ils ont un trésor dans le ciel. Aussi longtemps qu’on a son trésor sur la terre, quel qu’il soit, beaucoup de choses nous agitent et nous donnent du souci. Mais celui qui cherche le Royaume de Dieu et sa justice n’a aucun souci à se faire. On ne peut pas vivre une vie plus riche que la vie cachée avec Christ en Dieu. Dans la nouvelle alliance, tout est en rapport avec la vie intérieure. On obtient un trésor au-dedans de soi et les choses extérieures n’ont plus aucune importance pour nous. Et aucune circonstance extérieure ne pourra nous dérober notre joie. L’argent et les biens matériels ne servent à rien s’ils ne sont pas mis au service de l’amour.

Nous chantons dans un cantique : « Oui, je peux, oui, je peux être rempli d’un zèle bouillant. Toi et moi, toi et moi, nous vaincrons en tout sur notre voie. » Comme c’est béni quand nous sommes en mesure de chanter de tout notre cœur : « Toi et moi ! » Voilà la fraternité ! David a composé un cantique funèbre sur Saül et Jonathan dans lequel il disait : « L’élite d’Israël a succombé sur tes collines ! » C’est Israël qui était présent à son esprit, et lorsqu’il pensait à Saül et à Jonathan, il les associait à l’élite d’Israël. Ayons du respect et de la déférence les uns pour les autres !

Paul attendait la couronne de justice que le Seigneur allait lui donner ainsi qu’à « tous ceux qui auront aimé son avènement ». 2 Ti. 4, 8. La condition posée est d’aimer son avènement (sa venue, ou son apparition, comme le disent d’autres traductions). Il s’agit d’aimer le fait que Jésus soit manifesté en chair, manifesté en nous. Si nous aimons cela, nous entrons dans le brisement sans murmures ni plaintes. Que la grandeur de notre vocation brille devant nos yeux comme jamais auparavant : Etre affranchi du péché, servir Dieu, avoir pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle ! Ro. 6, 22. Et la vie éternelle, c’est la vie de Jésus, la nature divine.

Quand on a reçu de la lumière sur la vérité, on peut avoir envie de dire « la vérité à tout prix ». Mais une plus grande force se dégage de celui qui est un grain de blé, qui tombe en terre, et qui meurt pour porter beaucoup de fruits. Laisse du temps à ton prochain. Dieu travaille avec lui. Et les circonstances changent. Soyons de ceux qui bénissent ceux que Dieu bénit, et ainsi la bénédiction se répandra aussi sur nos têtes. Toute jalousie sera alors condamnée à mort.

Le frère Sigurd Bratlie nous a exhortés en lisant entre autres dans la Ire épître de Pierre. Nous avons été exhortés à nous examiner nous-mêmes, pour voir si nous sommes véritablement en mesure d’aider les hommes pour qu’ils parviennent à la vie dont il est question dans ce passage. Et il a souligné fortement le v. 7 du chapitre 3 : « afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. » Si de la méchanceté s’installe entre mari et femme, cela fait naître toutes sortes de pensées qui viennent faire obstacle aux prières.

La lettre de Paul à Tite nous a également été vivement recommandée. Ces chapitres nous renseignent en détails sur la manière dont nous devons mener notre vie. C’est en vérité la saine doctrine. Relisons ces chapitres et examinons-nous nous-mêmes. Laissons l’Esprit nous parler et travailler en nous pour que cette parole et toute la Parole de Dieu devienne chair en nous.