La Conférence de Pâques

mai 1993

La Conférence de Pâques

Nous n’avions jamais été aussi nombreux que cette fois-ci, à une conférence de Pâques à Brunstad. De ce fait, la parole de Ac. 6, 7, avec laquelle le frère Aksel J. Smith a commencé la conférence, était tout à fait à propos. Il y est question, entre autres, du nombre des disciples qui s’était considérablement accru.

Oreilles de disciples
Langues de disciples

Le premier disciple dont il est question dans la Parole est Jésus-Christ lui-même. Dans Es. 50, 4, il est écrit que Dieu lui a donné une langue de disciple, pour qu’il sache soutenir par la parole celui qui est fatigué, et pour qu’il écoute à la manière des disciples. Il écoutait attentivement, et Dieu pouvait placer sur sa langue des paroles précieuses et réjouissantes. On a beaucoup besoin de langues comme celle-là aujourd’hui, des langues qui soutiennent celui qui est fatigué, et qui donnent de la foi et du courage. «Il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille.» Dès le lever du jour, il était à l’écoute, il était pauvre en esprit. C’est pourquoi il a commencé le Sermon sur la Montagne en disant : «Heureux les pauvres en esprit». C’est ce qu’il était, lui, le premier disciple, et c’est ce que sont tous ses imitateurs. C’est justement cette pauvreté en esprit qui donne accès à de grands trésors.

«Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ?», demanda Jésus aux fils de Zébédée. Mt. 20, 22. «Oui», répondirent-ils. C’est bien ainsi que parle la foi : «Oui, nous le pouvons !» Pouvons-nous obtenir la victoire sur tout le péché conscient ? Pouvons-nous avoir part à la communion des souffrances de Christ ? Pouvons-nous devenir parfaitement un ? Tous les vrais disciples de Jésus peuvent dire : «Oui ! Nous le pouvons par l’obéissance de la foi !»

Si les vertus de Christ se trouvent en nous et s’y développent, nous ne sommes pas stériles dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. On peut fort bien posséder des dons de grâce et de la connaissance qui sont en aide à d’autres, sans comprendre personnellement le salut dans le corps de Christ. On vient peut-être tout juste de se convertir, et on estime avoir le don de discerner les esprits, si bien qu’on se permet peut-être dans sa présomption de juger des personnes qui ont marché pendant de nombreuses années fidèlement sur le chemin de la croix. On dit du mal d’elles, et on compte des âmes fidèles au nombre de ceux que l’Écriture désigne comme la prostituée spirituelle.

Si nous voulons affermir notre vocation et notre élection en tant qu’épouse de Christ, il faut que nous suivions Jésus dans son abaissement. Il en est clairement question dans Ph. 2. Dans Mt. 20, 25, il est question de ceux qui dominent et qui oppriment. Ces choses ne sont pas éloignées de l’homme ; il suffit que l’occasion s’en présente. Et pourtant, Jésus nous a montré le chemin : servir et donner sa vie ! Il ne suffit pas de servir, il faut aussi donner sa vie tout en servant. Jésus était rempli d’un zèle ardent pour que cela se réalise. Dans le récit de la purification du temple, on voit nettement quel zèle habitait en Jésus, lorsqu’il réduisait à l’impuissance ce qui était dans la chair. Et aussi longtemps qu’il y aura des disciples sur la terre, le même zèle amènera le jugement et la mort sur tout ce qui est grand aux yeux des hommes, sur toute la fierté, toute la soif d’honneur et tous les ministères et tous les services qui sont exercés devant les yeux des hommes !

Celui qui a une oreille de disciple n’écoute pas pour appliquer à d’autres ce qu’il a entendu. «Je ne me suis pas rebellé, je ne me suis pas retiré en arrière.» Es. 50, 5. Quand on descend dans l’abaissement, la tentation de se retirer en arrière peut se présenter. Mais le disciple aime l’exhortation et il reçoit de l’aide par la Parole. L’homme de Dieu qu’était Timothée a été exhorté à fuir l’amour de l’argent. Il n’a pas traité avec mépris l’exhortation de l’apôtre, en pensant par exemple qu’une exhortation concernant l’amour de l’argent n’était pas assez «spirituelle». «Prenez garde ! ne repoussez pas celui qui vous parle.» Hé. 12, 25.

Dans Hé. 12, versets 18 et suivants, il est question de la différence entre le Mont Sinai et la Montagne de Sion. Sur l’une comme sur l’autre de ces montagnes, un feu brûle. Un zèle qui ne produit pas de la sollicitude pour les autres ne vient pas de Sion. Le feu ardent qui brûle sur la Montagne de Sion a pour effet de nous rendre toujours plus petits à nos propres yeux. C’est nous-mêmes qui sommes dévorés par ce zèle. Tandis que le zèle du «Sinai» dévore les autres, l’un après l’autre.

Le passage de 2 Co. 2, 4 nous montre quel feu brûlait dans le cœur de Paul quand il exhortait. Ce feu était tellement ardent qu’il écrivait à l’assemblée dans une grande affliction, le cœur serré, et avec beaucoup de larmes. Quand un feu comme celui-là brûle, on est soi-même dévoré, «...pleins de bonté, remplis de toute la connaissance et capables de vous avertir (vous exhorter) les uns les autres.» Ro. 15, 14. Si mes exhortations ne sont pas acceptées, c’est que je dois travailler plus intensément pour ... me juger moi-même, de sorte que je puisse obtenir une plus grande plénitude de bonté.

Le prophète Esaïe s’est écrié «Malheur à moi !» parce qu’il avait des lèvres impures. L’impureté est attachée très fortement aux lèvres de l’homme. Il est pourtant dit de Job : «En tout cela, Job ne pécha point par ses lèvres.» Jb. 2, 10.

Des cœurs purs et un bon trésor

Mt. 12, versets 35 et suivants. L’homme bon tire du bien de son bon trésor. Ce n’est que sur le chemin de la croix, par le combat et la lutte, que nous pouvons acquérir un bon trésor. Si le cœur est rempli de méchanceté, — de jalousie, par exemple -, il finit un jour par déborder, et on se trahit alors, même si on essaye de se maîtriser.

Celui qui a le cœur pur verra Dieu. Il faut que le cœur soit entier et pur, et il doit être gardé entier et pur. «Marchez pendant que vous avez la lumière.» Jn. 12, 35. Quand nous recevons de la lumière sur ce qui habite dans notre nature, marchons donc dans cette lumière. Les cœurs purs reçoivent de la lumière, et les cœurs purs et entiers reçoivent davantage de lumière. Dans ces conditions, la jalousie, le découragement, les soucis, la recherche de la gloire etc. sont mis à mort dans la chair, et un trésor de bonté vient prendre leur place. Et on n’arrive pas si rapidement à ses limites. Des fleuves d’eau vive se mettent à couler. On est oint et on peut annoncer une bonne nouvelle.

La meilleure preuve d’humilité ne consiste pas en ce qu’on pleure sur sa misère, mais en ce qu’on reçoive de la force et de la grâce. Restons fermes dans l’amour, au milieu de la fraternité de Jésus-Christ, et nous serons alors oints de l’huile de joie.

La recherche de notre propre intérêt est certainement un domaine particulièrement difficile, que nous devons prendre spécialement au sérieux. Paul écrit aux Philippiens, au chapitre 2, qu’il n’y avait que Timothée qui se souciait sincèrement de leur situation, tandis que tous les autres cherchaient leurs propres intérêts. N’avons-nous pas quelque chose à trouver dans ce domaine ? Ne vaut-il pas la peine de déployer tout notre zèle sur ce point ? Si nous n’aimons pas la vérité dans ce domaine, cela ne reste pour nous qu’un «sujet», et la vraie transformation n’a pas lieu. La vérité, c’est ce qui nous affranchit, par exemple du fait de chercher notre propre intérêt.

Dans Es. 50, il est dit comment nous obtenons une langue de disciple qui peut fortifier les autres. Par ex. : «J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient.» C’est en étant fidèles dans toutes les circonstances de la vie que nous pouvons obtenir un bon trésor dans lequel nous pouvons puiser. Au verset 8, on trouve l’expression : «Comparaissons ensemble». C’est aussi une chose qui caractérise les vrais disciples de Jésus. Ils sont solidaires. Un disciple écoute volontiers ce que l’autre disciple a à dire. Les disciples aiment entendre la parole du Seigneur de la bouche d’un autre disciple. Les disciples travaillent pour que le paralysé soit guéri. (Hé. 12, 13). ils ne rejettent pas le boiteux. «Recherchez la paix avec tous.» (V. 14) Ce n’est pas possible de le faire sans la sanctification. C’est pourquoi il est ajouté : «et la sanctification».

«Confessons notre espérance sans fléchir.» Hé. 10, 23. L’espérance de devenir semblable au Maître doit devenir vivante en nous. De sorte que nous en parlions avec enthousiasme et que nous ne nous mettions pas aussitôt à nous lamenter quand nous trouvons d’autres aspects de notre propre vie qui doivent être livrés à la mort. Dans Ps. 18, 38, il est question de poursuivre ses ennemis et de les exterminer. C’est cela le vrai zèle qui doit nous animer dans la lutte contre le péché : il consiste à poursuivre l’ennemi, au lieu de le laisser nous «talonner».

Pendant que Jésus célébrait la Pâques avec ses disciples, ceux-ci ignoraient totalement qui le trahirait. À aucun moment Jésus n’avait fait naître des suspicions par quelque parole que ce soit. Quelle fidélité ! Il leur dit : «Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.» Jn. 13, 34. C’était réellement quelque chose de nouveau, car l’exigence de la loi peut maintenant être accomplie en nous, et toute la méchanceté peut être livrée à la mort de Christ. Certains espèrent peut-être secrètement que le temps de réveil éliminera les circonstances et les personnes difficiles, de façon qu’ils puissent eux-mêmes continuer leur chemin triomphalement sans aucun problème. Non, Dieu fait en sorte de nous envoyer les épreuves dont nous avons besoin pour notre salut.

La piété

En lisant plusieurs passages des Écritures d’une façon bénie et avec insistance, et en donnant des exhortations, le frère Bratlie a fortement excité à la piété dans les détails de la vie. Il a lu particulièrement 1 Ti. 6, où il est écrit entre autres : «Certes, c’est une grande source de gain que la piété, si l’on se contente de ce qu’on a.» Celui qui consacre sa vie, ses pensées et son intérêt à gagner le plus possible d’argent n’obtient pas de développement spirituel. Non, l’amour de l’argent est la racine de tous les maux. En tout, c’est la gloire de Dieu qui doit nous préoccuper. «... afin que le nom de Dieu et que la doctrine ne soient pas calomniés.» V. 1.

C’est aussi quelque chose de semblable qui est exprimé dans 1 Co. 9, et chacun peut s’examiner pour voir s’il cherche Dieu en vérité. Paul n’a jamais profité d’une situation pour servir ses intérêts personnels. Même là où ses droits étaient absolument évidents, il y a renoncé, pour éviter de créer des difficultés dans l’affaire en question. «Mais nous n’avons pas usé de ce droit», dit-il au verset 12. C’est tellement vite fait d’utiliser une occasion ou une autre pour servir ses propres intérêts. Que personne ne cherche son propre intérêt ! Ou encore : «... faites tout pour la gloire de Dieu.» Chap. 10, 30. «Ne soyez pas une pierre d’achoppement.» V. 32. Dans ces choses, Paul pouvait dire : «Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.» Chap. 11, 1.

Dans 1 Co. 9, 5, Paul parle aussi du «droit d’emmener avec nous une sœur qui soit notre femme». Il est bien vrai que la femme est l’aide de son mari. Cela peut être une bénédiction qu’un frère soit accompagné de sa femme quand il voyage pour rendre visite à une assemblée, et elle peut être une aide pour son mari. Mais il n’est pas convenable qu’un frère qui annonce la Parole voyage avec une autre sœur que sa femme. Cela ne convient pas pour un serviteur du Seigneur et ne doit pas se produire dans l’assemblée.

Cela produit un grand effet quand la Parole est inculquée par des hommes de Dieu qui ont derrière eux une longue vie dans la pratique des choses auxquelles ils exhortent. Une telle vie ne s’obtient pas subitement par une bénédiction particulière, non, c’est par le sacrifice et l’obéissance de la foi.

Ce qui est dit de Saül lorsqu’il était encore petit à ses propres yeux est très caractéristique : «Dieu lui donna un autre cœur.» 1 S. 10, 9. Il fut ensuite saisi d’un enthousiasme prophétique. Et «lorsqu’il eut fini de prophétiser, il se rendit vers le haut lieu», c’est-à-dire le «lieu du sacrifice», comme le dit une traduction. Toutes les bénédictions que nous recevons, soit pour le service, soit pour nous-mêmes, doivent être une aide pour nous lorsque nous allons vers le «lieu du sacrifice». Nous devons utiliser toute cette bénédiction pour être nous-mêmes un sacrifice. Un sacrifice ne cherche jamais son propre intérêt !

Les choses terrestres ne doivent pas accaparer notre esprit, sinon, nous perdons notre âme. Le jeune homme riche avait obtenu des bénédictions terrestres par son obéissance à la loi, mais Jésus Ta exhorté à tout abandonner. Paul fait preuve d’un vrai entendement de disciple : «Mais je ne fais aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse avec joie ma course, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus.» Ac. 20, 24.

L’une des choses les plus sérieuses et qui donne le plus matière à réflexion quand on pense à l’ange de Laodicée, c’est qu’il était tiède et qu’il ne le savait pas lui-même !!! «Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera illuminé.» Mt. 6, 22. Dans ces conditions, rien n’est plus dans les ténèbres. Si, par exemple, il y a un nom, l’un des élus du Seigneur, qu’on ne peut pas supporter, la lumière qu’on a se transforme alors en ténèbres, et les ténèbres prennent la place de la lumière qu’on a eue par le passé.

La recherche de la «vaine gloire» (Ph. 2, 3) est très fortement attachée à notre nature. La gloire des hommes est réellement vaine, et si nous la recherchons, nous découvrirons un jour que nous avons basé notre vie sur un «mensonge vital».

Avec ses commandements, Dieu a rendu le chemin facile pour nous. Si l’on pense par exemple à l’exhortation du Sermon sur la Montagne : «Ne jugez point !», de combien de jugements, accusations, de critiques, d’amertume et de soupçons, cette simple parole nous affranchit ! Ou l’exhortation : «Ne vous inquiétez de rien !» Ce sont des lois de vie simples, magnifiques et affranchissantes ! — Une personne spirituelle trouve toujours quelque chose à juger en elle-même. Ceux qui ne trouvent aucune raison de se juger eux-mêmes se mettent à «se mordre et à se dévorer les uns les autres». Ga. 5, 15.

La bonté

David loue Dieu au Psaume 23 en disant : «L’Éternel est mon berger.» Et il est question ensuite de verts pâturages, d’eaux paisibles, de Dieu qui restaure son âme, des sentiers de la justice etc. Il est magnifique de lire ces choses à la lumière de la nouvelle alliance, en sachant que nous pouvons les expérimenter dans une mesure beaucoup plus riche et plus profonde que David ne pouvait le faire sous l’ancienne alliance.

Le cœur de la plupart des gens est rempli d’exigences. Mais ce n’est pas le cas des cœurs des disciples, qui peuvent s’élargir et qui, au lieu d’abriter des exigences, sont animés par l’esprit de sacrifice. Le centre de la vie chrétienne, c’est «donner et servir». La gloire de Dieu se manifeste par la bonté. Cf. Ex. 33, 18-19. Dès son enfance, on peut accumuler une réserve de bonnes choses. C’est la bonté de Dieu qui nous pousse à la repentance.

À une occasion, une sœur dont le mari était inconverti et difficile priait Dieu à genoux pour devenir elle-même bonne. Quand son mari entendit cela, son cœur fondit, il s’est converti, et leur vie conjugale a été bénie. Il y a de la force dans la bonté.

Les vertus de Christ ne sont pas quelque chose de faible et de mou, non, elles sont une véritable force. Ga. 5, 22. Le vrai amour naît par la croix, la souffrance et la mort, en marchant dans l’obéissance de la foi. Il en va de même de la joie, la paix, la longanimité, la douceur etc. La douceur est une force tellement grande qu’elle «brise les os». Pr. 25, 15. «Soyons bons les uns envers les autres.» Ep. 4, 31-32. C’est la chose la plus sage que nous puissions faire. Si nous élargissons notre cœur et nous servons les uns les autres dans la bonté, tous les besoins seront satisfaits.

Et cette bonté divine n’a rien à voir avec la bonté «humanitaire», qui efface les limites entre le bien et le mal et contribue même à renforcer la méchanceté. La bonté divine est pure. On peut peut-être avoir un comportement extérieur modeste et tranquille, tandis que la réalité intérieure ne correspond aucunement à la manière dont on se comporte extérieurement. C’est pourquoi Jésus dit : «Nettoyez premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, pour que l’extérieur soit propre, lui aussi !» Sinon, la vie devient une vaste comédie, et elle ressemble à une «image taillée», qui est une abomination aux yeux du Seigneur.

Comment élargir notre champ d’obéissance

Dans Hé. 5, il est question du combat que Jésus a mené dans la prière. Et il est dit qu’il a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes. Le champ dans lequel s’appliquait son obéissance s’élargissait sans cesse. Il y avait sans cesse de nouveaux domaines dans lesquels il pouvait faire preuve d’obéissance. Si nous lisons ce qui est écrit dans Ph. 2 à propos du chemin que Jésus a suivi dans l’abaissement, et que nous mettons cela en rapport avec Hé. 5, 7, cela peut nous aider à comprendre quel combat il a mené. Il s’agissait de livrer à la mort toute la nature humaine. Lorsque nous découvrons l’autre loi qui est dans nos membres, il faut que nous combattions. Il faut que quelque chose soit livré à la mort de Christ, si nous voulons être remplis du contenu qui est annoncé par l’Évangile.

Dans l’épître aux Hébreux, il est question d’un salut éternel et d’une rédemption éternelle, et dans 1 Pi. 4, 1, il est question d’«en finir avec le péché». Imagine donc : en avoir fini pour l’éternité !

Notre souverain sacrificateur compatit à nos faiblesses. Il ne compatit pas avec notre nature entêtée, mais avec le fait que nous sommes si facilement tentés. Nous pouvons recevoir de l’aide devant le trône de la grâce, pour ne pas tomber au moment de la tentation. Surtout dans les domaines où on sait qu’on est faible, on doit s’approcher avec assurance du trône de la grâce pour obtenir de l’aide au moment opportun.

Lorsqu’on devient lent à comprendre quand il s’agit d’obéissance (Hé. 5, 11), on commence à exclure le royaume de Dieu de sa vie. Et quand on cherche son propre intérêt, on s’exclut du corps de Christ. Dans 1 Co. 12, la Parole nous donne un enseignement magnifique au sujet du corps et de sa composition. Le même esprit anime tous les membres au corps. Tout a pour but d’anéantir le corps du péché. Les dons de grâce sont en bénédiction lorsqu’ils sont utilisés dans ce seul esprit, lorsque personne ne cherche son propre intérêt. À ce moment-là, chacun est heureux d’entendre les autres, et reconnaissant de savoir que ce que l’un ne peut pas faire est complété par un autre. Si quelques-uns s’attachent à un serviteur du Seigneur, tandis que d’autres s’attachent à un autre, comme le faisaient les Corinthiens, ils sont à classer parmi les petits enfants et les personnes chamelles. Les vrais serviteurs de Dieu se trouvent à l’intérieur d’une muraille de feu de fidélité dans une communion inaltérable. Ceux qui veulent «manœuvrer» comme on le fait dans le monde politique n’ont pas de service dans le corps de Christ.

Pêcheurs d’hommes

À une réunion qui leur était réservée, les jeunes ont été particulièrement encouragés à être forts dans le Seigneur. Nous voyons par Jn. 2, 14, que la parole de Dieu donne de la force. Si l’on n’obéit pas à la Parole, on est enflé par la connaissance, tandis que celui qui obéit à la Parole devient humble et fort Les deux choses sont liées. Les vrais pères en Christ se réjouissent lorsque les jeunes sont forts en Dieu. Il y a maintenant parmi nous beaucoup de jeunes qui aspirent profondément à suivre Jésus dans l’abaissement. Il ne faut pas se décourager quand on se sent «rabaissé» par le feu du zèle de Dieu. Il suffit alors de descendre encore plus bas, et on trouve force et victoire.

Les pages qui précèdent résument les témoignages et les exhortations de beaucoup de frères. À la dernière réunion de la conférence, le frère Sigurd Bratlie a exhorté, à partir de Tite 3, à être des pêcheurs d’hommes, à avoir de l’espérance et de la foi pour les hommes et de faire preuve de douceur à l’égard de tous les hommes. Le frère Aksel J. Smith a exhorté à mieux comprendre ce qui est nécessaire à l’édification, de façon que chacun vienne aux réunions avec un profond désir d’édifier l’assemblée. Il a lu aussi les exhortations de 1 Ti. 2, 1 etc., où il est question de prier et de remercier Dieu pour tous les hommes. Et nous devons élever des mains saintes, unis dans un amour fraternel ardent.