La maison de la sagesse
« La sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes. » Pr. 9, 1-12.
« Éternel ! J’aime le séjour de ta maison, le lieu où ta gloire habite. » Ps. 26, 8.
Tous ceux qui ont un cœur simple et sincère sont conviés à la maison parfaite de la sagesse, qui repose sur sept colonnes, pour y être enseignés et participer à une fête. On y acquiert la vraie connaissance de tout ce qui peut nous enrichir pour l’éternité. Ce que la sagesse de Dieu édifie demeure quand tout le reste disparaît.
Cette sagesse a rendu les cinq vierges sages riches et heureuses. Elles avaient renoncé à tout pour avoir part à la gloire de la sagesse qui ne se flétrit jamais. Elles sont entrées dans la maison pour y apprendre à vivre selon les lois de la sagesse. La lumière éternelle y a été allumée, et elle a resplendi dans tout ce qu’elles disaient et faisaient. Les ténèbres de la nuit qui les entouraient ne pouvaient pas éteindre cette lumière claire.
La sagesse est la plus grande gloire que Dieu puisse nous donner. Ce n’est que dans cette sagesse parfaite que l’on peut fusionner avec le Père, le Fils et les uns avec les autres, dans une fraternité parfaite.
« La femme sage bâtit sa maison, et la femme insensée la renverse de ses propres mains. » Pr. 14, 1. La folie ne sait que renverser et détruire. Elle ne peut rien bâtir qui demeure. Dieu connaît notre folie et notre sagesse à partir de tout ce que nous disons et faisons. Ps. 69, 6.
« Donne au sage, et il deviendra plus sage ; instruis le juste, et il augmentera son savoir. » Pr. 9, 9. « Quand tu pilerais l’insensé dans un mortier, ... sa folie ne se séparerait pas de lui. » Pr. 27, 22.
« La voie de l’insensé est droite à ses yeux, mais celui qui écoute les conseils est sage. » Pr. 12, 15.
Il est insensé d’être sûr de soi et obstiné. Le sage est humble et la grâce lui est faite d’avoir du succès (de tout faire de la bonne manière, autre traduction). Ec. 10, 10.
« Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! » Ro. 11, 33.
Si quelqu’un manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, sans douter. Ja. 1, 5-6. « Celui qui est sage de cœur reçoit les préceptes, mais celui qui est insensé des lèvres court à sa perte. » Pr. 10, 8.
Nous ne devons pas épargner toute la famille des « soi-même » ; elle doit être éliminée de notre vie : se défendre soi-même, être sûr de soi, s’apitoyer sur soi-même, être imbu de soi-même, s’élever soi-même, n’agir que de son propre chef, se faire des reproches à soi-même, etc.
Ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi, écrit Paul dans Ga. 2, 20.
Le ciel est ouvert lorsque nous avons une telle compréhension de la vie.