Vous en savez le chemin

juin/juillet 1989

Vous en savez le chemin

« Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je viendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. » Jn. 14, 2-4.

Heureux tous ceux qui ont appris à connaître le chemin qui mène à la maison de notre Père, où est rassemblée toute la gloire de Dieu ! Jésus a laissé des traces qui vont de l’abaissement le plus profond jusqu’au trône du Père. Il nous est désormais possible de connaître ce chemin.

Chaque pas que nous avons à faire consiste à marcher dans l’humilité et dans l’obéissance de la foi, en disant : « Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »

Lorsque Jésus reviendra, il viendra chercher ceux qui l’auront suivi sur le chemin de la croix, des souffrances et de la gloire. Il veut les avoir auprès de lui, sous sa protection, avant que la grande tribulation arrive sur terre.

Jésus s’est humilié en se rendant plus petit que tous, pour pouvoir sauver chacun de l’esprit d’orgueil.

Jésus dit en Luc 16, 15 : « … car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu. » Seules la justice et la piété sont d’un grand prix devant Dieu.

Jésus est né dans la pauvreté, dans une étable et une crèche. Ceux qui étaient riches sacrifiaient un agneau à l’occasion d’une naissance, alors que les pauvres sacrifiaient deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l’un pour l’holocauste, l’autre pour le sacrifice d’expiation. Marie était pauvre et ne pouvait sacrifier que des pigeons. Lé. 12, 8. Luc 2, 24.

Dans sa bassesse, Marie a loué le Seigneur en ces termes : « Et Marie dit : Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint, et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Il a déployé la force de son bras ; il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses. Il a renversé les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles. Il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches à vide. » Luc 1, 46-53.

Marie avait en horreur ce qui était grand et élevé aux yeux des hommes, et était donc une mère digne pour Jésus.

Une fois que Jésus parlait en paraboles, il a parlé de l’homme riche et du pauvre Lazare. Luc 16, 19-31.

Arrivé à l’âge adulte, Jésus entra à Jérusalem assis sur le dos d’un ânon, et il est écrit dans Za. 9, 9 : « Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et victorieux, il est humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d’une ânesse. » C’était un ânon sur lequel aucun homme n’était encore monté. Mc. 11, 2. « Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père ! Hosanna dans les lieux très hauts ! » V. 9 et 10.

C’est le même esprit qui animait Saül quand il était petit à ses propres yeux et qu’il a été oint roi.

David est monté contre le géant Goliath au nom de l’Éternel, et aucune puissance spirituelle ne pouvait le terrasser.

Le royaume de David, qui vient bientôt, remplira la terre de justice, paix et bénédiction.

Le roi Hérode s’est avancé dans un esprit d’orgueil et a été terrassé.

« À un jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, et assis sur son trône, les harangua publiquement. Le peuple s’écria : Voix d’un dieu, et non d’un homme ! Au même instant, un ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas donné gloire à Dieu. Et il expira, rongé des vers. » Ac. 12, 21-23.

Jésus a commencé le Sermon sur la montagne en disant : « Heureux les pauvres en esprit ». Mt. 5, 3.

Paul, qui était rempli de la puissance et de la sagesse de Dieu, écrit aux Corinthiens en 1 Co. 1, 26-28 : « Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés, il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont. »

« Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. » Mt. 23, 12.

« C’est pourquoi l’Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » Ja. 4, 6.

« Et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. » Ph. 2, 8-9.

« Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ », dit Paul. 1 Co. 11, 1. Puissions-nous être parmi ces imitateurs ! Ceux-là connaissent le chemin, y marchent, et ont comme but de parvenir à la grande gloire que Jésus réserve à ceux qui l’auront suivi.