Nous qui suivons

février 1989

Nous qui suivons

Nous sommes maintenant nombreux à être les descendants ou les «successeurs» d’hommes et de femmes pieux de l’Assemblée, et nous avons eu la grâce d’entendre la Parole de Dieu depuis notre enfance.

La bénédiction que cela a donnée à nos vies est bien plus grande que nous ne le comprenons vraiment. Nous avons droit aux «gras pâturages» grâce à nos pères. Par la règle de doctrine qui nous a été enseignée, nous avons eu part à une éducation qui nous place au-dessus, du niveau habituel où vivent les gens. Dieu nous a bénis avec de bons mariages, des enfants, et de magnifiques amis. On fait aussi souvent confiance à nos frères et sœurs à leurs lieux de travail, à cause de l’honnêteté et de l’exactitude dont ils font preuve. Mais tout ceci peut aussi facilement devenir un piège et nous faire perdre de vue notre vocation céleste.

Jacob aussi était un successeur, qui suivait de près : «Dans le sein maternel, Jacob saisit son frère par le talon, et dans sa vigueur, il lutta avec Dieu. Il lutta avec l’ange, et il fut vainqueur, il pleura, et lui adressa des supplications.» Os. 12, 4-5.

Personne n’a part aux bénédictions spirituelles sans passer par les souffrances. La nature divine ne s’hérite pas, mais s’obtient par une vie de fidélité. Si, devenu adulte, Jacob n’avait pas engagé un combat, il n’aurait jamais été plus qu’un «successeur», quelqu’un que nous aurions estimé à cause de ses pères. Il ne serait jamais parvenu à cette relation personnelle avec Dieu, qui a permis à Dieu de lui donner un nom glorieux : «Il dit encore : Ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.» Ge. 32, 28. C’est ainsi que Dieu est devenu le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Ayons aussi ce même cœur pour servir Dieu, afin que nous puissions dire : «Voilà le Dieu qui est notre Dieu éternellement et à jamais ; Il sera notre guide jusqu’à la mort.» Ps. 48, 15.

Par la loi, beaucoup sont parvenus à une vie extérieure tout à fait honorable. Mais Dieu n’a pas pu les traiter de manière à briser leur force humaine. C’est pour cela qu’en réalité, Dieu ne prend pas plaisir en eux, bien qu’ils soient aimés à cause de leurs pères. Le temps de grâce est court ; utilisons-le tous pour construire une vie cachée avec Christ en Dieu, et nous ne serons pas confus au jour de la manifestation de Jésus-Christ.

«Le soleil se levait lorsqu’il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche.» Ge. 32, 31. Il boitait, mais il était heureux, car il possédait la lumière et la sagesse de Dieu au fond de son cœur. Comme il est magnifique de se trouver dans cet état ! On sait alors comment se conduire de manière que la paix et la bénédiction reposent là où on se trouve.