Attends-tu l’espérance que donne l’Évangile ?
Dans 1 Pi. 1, l’apôtre s’adresse à ceux qui étaient dispersés dans différentes régions : «Et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux.»
Dieu nous a élus dans sa prescience par la sanctification de l’Esprit, pour que nous devenions obéissants et que nous participions à l’aspersion du sang de Jésus-Christ. Nous comprenons bien que Dieu savait ce qu’il faisait quand il nous a élus. Il s’est fixé en même temps un but extrêmement élevé avec nous. Le fait de savoir cela est une grande consolation, quand nous pensons que cela ne va pas bien avec nous et que nous avons le sentiment que Dieu ne pourra jamais arriver à faire cette œuvre en nous. 1 Co. 1 nous montre pourquoi Dieu a choisi des créatures misérables. C’est afin que nous ne retirions aucun honneur de ce que Dieu fait avec nous, et qu’au contraire nous lui rendions toute la gloire. C’est ce qui s’est passé avec Abraham et Sara.
Dans Ro. 8, 24-34, nous lisons que c’est en espérance que nous sommes sauvés. Nous croyons en celui qui nous a élus et nous avons été régénérés pour cette espérance. Ce que nous espérons, nous l’attendons aussi ardemment. Si nous n’attendons pas cette espérance pour laquelle nous avons été régénérés, cela signifie que nous avons perdu la foi. Abraham n’a pas agi de la sorte. Au contraire, plus il s’affaiblissait humainement parlant, plus il s’affermissait dans la foi, car c’est à Dieu qu’il rendait toute la gloire. Nous devons prendre cela en exemple, quand la lumière éclaire nos vies. Celui qui nous a appelés accomplira aussi l’œuvre en nous.
«De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables.» Cependant «nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.» Nous sommes donc toujours exaucés. Il est question ici de se laisser transformer à la même image que le Fils. Nous ne savons pas de quoi nous avons besoin pour cette transformation. Tous ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être rendus semblables à l’image de Jésus, afin qu’ils soient ses frères. Il est dit également que ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés et glorifiés. «Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?» Ro. 8, 31. Personne ne peut constituer un obstacle, ni pour lui, ni pour nous, si seulement nous sommes dans l’espérance et dans l’attente. Il est écrit ensuite que celui qui nous a donné son propre Fils nous donnera aussi toutes choses en lui.
«Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort : bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous.» Ro. 8, 33-34.
Nous voyons par là qu’il est dangereux d’accuser les élus. Dieu n’a pas encore achevé l’œuvre qu’il veut accomplir avec ces misérables créatures qu’il a élues, mais il justifie ceux que tu accuses peut-être. Jésus est mort et ressuscité pour eux, il est assis à la droite du Père et il intercède pour eux. Col. 3, 11-15. Nombreux sont ceux qui croient y voir clair dans les différentes circonstances. Ils critiquent et accusent les autres, mais ils risquent de perdre leur propre vocation. Nous ne sommes pas appelés à accuser, mais à être des serviteurs de Dieu. Ro. 6, 22.
Nous lisons dans 2 Pi. 1 que par la connaissance, nous avons part aux plus grandes et aux plus précieuses promesses, afin que par elles, nous devenions participants de la nature divine. C’est pourquoi nous devons faire tous nos efforts pour joindre à notre foi la vertu. De cette façon, nous ne sommes ni oisifs, ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. L’apôtre nous exhorte dans le même passage à affermir notre vocation et notre élection. Il ajoute qu’en faisant cela, nous ne broncherons jamais. Si nous sommes occupés à joindre à notre foi la vertu, nous ne bronchons pas, et nous affermissons notre vocation. Notre entrée dans le royaume éternel de notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ sera alors glorieuse. C’est pour cette raison que Pierre voulait continuellement leur rappeler ces choses, aussi longtemps qu’il était en vie, bien qu’ils les aient sues et qu’ils aient été affermis dans la vérité.