La colère
La colère de l’homme est l’un des péchés les plus habituels ; il est tellement habituel que la plupart des gens considèrent comme une évidence qu’il est impossible de s’en débarrasser complètement. Mais cela indique aussi qu’ils sont plus incrédules que croyants, et que de plus ils ont tellement peu d’intérêt pour être le plus possible sauvés et transformés qu’ils ne connaissent même pas les passages de l’Écriture qui concernent la colère !
Ce n’est pas seulement pleinement possible de se débarrasser de la colère ; c’est même absolument nécessaire si on veut hériter le royaume de Dieu.
Lisons attentivement quelques passages. « L’irritation (la colère, autre trad.) repose dans le sein des insensés. » Ec. 7, 9. On pourrait dire : dans le sein des vierges folles. Et elles ont trouvé une porte fermée, et n’ont pas pu entrer. « L’insensé périt dans sa colère. » Il n’entre donc pas. « Ô toi qui te déchires dans ta fureur… » Job 5, 2 et 18, 4. « La fureur est un crime digne de l’épée. » Job 19, 29 (autre trad.).
« Les impies se livrent à la colère. » Job 36, 13. Il est assez évident que ce ne sont pas de telles personnes que Jésus viendra chercher ! « La colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. » Ja. 1, 20. « Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité… » C’est un message clair ! As-tu pris la Parole à cœur à tel point que cela a été accompli dans ta vie ? Si ce n’est pas le cas, hâte-toi de faire des progrès dans ce domaine !
Comme c’est triste qu’il y ait tant de cœurs endurcis, y compris parmi les personnes converties ! Elles sont tellement dures que même des paroles de Dieu extrêmement sérieuses et glorieuses ne font pas vraiment impression sur elles ! Ce n’est pas évident de faire impression sur un cœur de pierre !
« Que toute… animosité, toute colère… disparaissent du milieu de vous. » Ep. 4, 31. Jusqu’à quelle distance doivent-elles disparaître loin de nous ? Disons à quelques dizaines de milliers de kilomètres. En tout cas, assez loin pour qu’elles ne t’atteignent pas une seule fois, quelle que soit la circonstance.
Dans Ga. 5, 19-21 nous voyons que la colère fait partie des œuvres de la chair, et que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. Donc même s’ils ont prié Dieu et qu’ils ont fréquenté des réunions tout au long de leur vie. Quel sérieux ! – Comme on peut s’y attendre, nous lisons des paroles extrêmement sérieuses à ce sujet dans le Sermon sur la montagne, dans Mt. 5, 21 et 22.
Jésus compare ici la puissance lumineuse, ou la sévérité, de l’ancienne alliance et de la nouvelle alliance. Et la différence est énorme, elle attire vraiment l’attention ! Dans l’ancienne alliance, si on tuait, on était passible de jugement. Et maintenant, dans la nouvelle alliance, suivant la lumière forte que Jésus a apportée, on est passible de jugement si se met en colère contre son frère. De nombreuses traductions de la Bible en attestent.
Il est donc légitime pour nous de prendre cela au sérieux. Si la traduction norvégienne a ajouté « sans raison », on insinue par là qu’il y a des circonstances dans lesquelles on aurait le droit de se mettre en colère – et on trouve alors évidemment toujours une bonne raison de le faire. Mais cela s’oppose à la parole qui dit « Que toute animosité, toute colère… disparaissent du milieu de vous ! » Et aussi à beaucoup d’autres passages très clairs.
Si on avait un cœur tendre, malléable et réceptif, même les paroles les plus faibles indiquant quelle folie c’est de se mettre en colère, suffiraient à ce qu’on cherche avec un énorme sérieux à s’en débarrasser pour toujours ! Combien on a donc manqué de réceptivité, quand toutes ces paroles fortes, prises ensemble, n’ont pas réussi à susciter un tel salut radical et glorieux !
Est-ce donc si terriblement erroné et impie de s’irriter ou de se mettre en colère ? Oui, justement, car on est alors méchant.