La parole de Dieu

septembre 1974

La parole de Dieu

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point reçue. Jn. 1, 1-5.

La Parole est Christ. Elle était au commencement avec Dieu et elle était Dieu. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. C’est pourquoi Jésus a pu dire : Avant qu’Abraham fût, je suis. Depuis les jours d’Adam et Ève, et au fil du temps jusqu’à Jean-Baptiste, la Parole était la lumière des hommes. C’est une lumière que les hommes ont reçue de l’extérieur. Les hommes étaient dans les ténèbres et ils n’ont pas reçu la Parole, si bien qu’elle n’a pas pu entrer dans leur cœur et leur esprit et y enfoncer ses racines. Les hommes et les femmes les plus pieux conformaient leur vie à la lumière avec laquelle Christ les éclairait, car il était la lumière des hommes. Parmi ces hommes pieux, il y a eu Noé, Hénoc, Abraham, Isaac et Jacob, les prophètes et Jean-Baptiste. Ensuite est venue la plénitude des temps, lorsque la Parole a été faite chair et a pris habitation parmi nous. Jean dit de Lui : Et nous avons vu sa gloire – une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père – pleine de grâce et de vérité.

La Parole est la force créatrice. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. Et lorsque tout a été créé, Dieu a pu dire que tout était très bon. Mais ensuite, Satan est entré dans l’homme et dans le reste de la création par la chute originelle, si bien que Dieu a dû lui dire : Que le sol soit maudit à cause de toi. Cette malédiction doit maintenant être abolie par la même parole, par l’Évangile de Jésus-Christ. C’est pourquoi l’apôtre a dit que c’était la parole de la foi qu’il annonçait. Lorsque la parole entre dans nos cœurs par la foi, elle agit à l’intérieur et elle nous transforme et fait de nous de nouvelles créatures en Jésus-Christ. Une séparation se fait en nous, parce que ce qui est maudit en nous est crucifié sur le bois de la malédiction, et le deuxième Adam vivifie notre esprit par la même parole.

À la résurrection, la création, qui a été soumise à la malédiction par la chute originelle, sera affranchie pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Ro. 8, 21. Si donc la force toute-puissante de Dieu se manifeste clairement dans son œuvre créatrice, n’est-ce pas de l’incrédulité pure et simple de penser que Dieu n’est pas capable d’envoyer son Fils dans une chair semblable à celle du péché et à cause du péché, pour condamner le péché dans la chair, afin d’affranchir l’homme selon l’esprit ? Jésus n’est pas venu dans une chair pécheresse, car il n’a jamais commis de péché, mais il avait englobé la race humaine dans sa chair, étant donné qu’il était né de la Vierge Marie, et par sa vie et sa piété, il a amené toute la chute originelle à la croix, où il a tué l’inimitié, car c’est la postérité de la femme qui a écrasé la tête du serpent.

Tous les hommes ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur. Tous les hommes ont donc une chair pécheresse, mais ce n’était pas le cas pour Christ. Il avait une chair semblable à celle du péché. Le péché ne pouvait pas être condamné dans une chair pécheresse, c’est dans une chair semblable à celle du péché qu’il a été condamné. Et si le péché a été condamné dans cette « chair semblable », c’est évidemment parce que le péché s’y trouvait. On peut dire que les serpents brûlants avaient une chair pécheresse, car ils mordaient les hommes et les faisaient mourir par leur venin. Mais le serpent d’airain ne mordait personne ; il était à l’image du serpent brûlant. Lorsque les enfants d’Israël étaient mordus par les serpents (chair pécheresse), ils pouvaient porter le regard sur le serpent d’airain (chair semblable à celle du péché) et rester en vie, car le venin du péché était condamné dans ce serpent.

C’est par la foi que nous comprenons tout cela. Mais la parole ne leur servit de rien parce qu’elle ne trouva pas la foi chez ceux qui l’entendirent, et ces serpents venimeux persécutent et mordent ceux qui, par la foi, portent le regard sur le serpent d’airain, pour si possible leur ôter la vie. Mais loué soit Dieu ! le juste vivra par la foi.