Un maître pour aider

décembre 1968

Un maître pour aider

« Qui est celui-ci qui vient d’Édom, de Botsra, en vêtements rouges, en habits éclatants, et se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force ? – C’est moi qui ai promis le salut, qui ai le pouvoir de délivrer. » És. 63, 1. La traduction allemande dit : « qui suis un maître pour aider ».

Jésus, le maître grand et bon, est toujours prêt à nous aider. La plupart des gens comptent sur le fait qu’il est toujours prêt à pardonner nos péchés, et que nous pouvons venir à lui lorsque nous sommes malades ou que nous traversons d’autres difficultés. Mais lorsqu’il s’agit de l’aide véritable que le maître grand et bon veut nous apporter, il se retrouve presque seul. Plus un professeur a des compétences avancées, plus il a du mal à trouver des élèves qu’il puisse aider à accéder à l’intelligence et à la sagesse qu’il a lui-même.

Beaucoup de gens suivaient Jésus à cause des signes et des miracles qu’il faisait, mais peu nombreux sont ceux qui sont devenus ses disciples fidèles, voulant apprendre de leur maître. Ceux-là ont laissé Jésus les sauver et les aider à accéder jusqu’au trône du Père. Paul était déjà à un stade avancé à cette école de disciples, mais il courait vers le but, qui était de devenir semblable en tous points à son maître céleste.

Jésus parle de justice à ses disciples, et si nous voulons de tout notre cœur nous détourner de toute injustice, qu’elle soit grande ou petite, nous ferons l’expérience qu’il est puissant pour sauver et qu’il est un maître pour nous aider.

Seuls ceux qui sont pauvres en esprit, qui ont faim et soif de justice, qui pleurent sur eux-mêmes, sont réceptifs à l’aide pour progresser dans l’école de disciples, sur le chemin nouveau et vivant.

La plupart des gens n’ont pas vraiment de détresse sérieuse à cause de leur péché. Ils ne trouvent pas que c’est bien grave d’être un peu injuste, de mentir un peu ou de dire des choses inexactes, bien qu’il soit écrit que dans ce cas, notre religion est vaine. Ja. 1, 26. On compte sur le pardon, mais pas sur l’aide pour vaincre le péché. Si nous remarquons qu’une partie de la nature pécheresse exerce un pouvoir sur nous, par exemple la colère, l’amertume, les inquiétudes ou le découragement, cela doit nous donner une grande détresse, pour que ce soit une question de vie ou de mort de parvenir à la victoire. Le fait que nous ne sommes pas encore semblables à notre maître devrait aussi en tout temps remplir notre cœur de détresse. C’est par cette pauvreté en esprit que nous avons part au royaume des cieux dans une mesure croissante. Mt. 5, 3.

« Car, du fait qu’il a souffert lui-même et qu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. » Hé. 2, 18.

Ce n’est pas un péché d’être tenté, mais c’est au moment de la tentation que doivent s’élever des cris de détresse adressés à celui qui est un maître pour aider. Il a été tenté lui-même, mais il a toujours recherché de l’aide auprès de son Père céleste, pour que la tentation ou l’épreuve ne résulte jamais en un péché. S’il avait cédé à la tentation ne serait-ce qu’une seule fois, le diable aurait eu une part en lui, et la mort aurait eu le pouvoir sur lui comme sur nous tous. Il y avait des cris de détresse dans son cœur : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété. Il a appris, bien qu’il soit Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ; après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel. » Hé. 5, 7-9.

Ce combat mené d’un cœur entier, avec grands cris et larmes, avec prières et supplications, était un combat qu’il a mené pour nous sauver tous de la mort et de la corruption éternelles. – Combien notre maître céleste est grand et glorieux ! Il a vaincu ! La mort et le royaume des morts ne pouvaient pas le retenir. La victoire a été remportée par l’obéissance et la fidélité dans toutes les tentations de la vie, et il est l’auteur d’un salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Si nous sommes désobéissants et rebelles, il ne peut ni nous aider ni nous sauver.

Le chemin qui mène à toute la gloire de Dieu passe par le fait de reconnaître son propre état, par la pauvreté en esprit et par l’obéissance. Si nous avons appris à obéir aux commandements de Christ, nous avons appris quelque chose de bien plus précieux que ce que nous pouvons apprendre dans toutes les écoles et universités de la terre. À la Grande École du disciple, ce ne sont pas les dons humains qui comptent, mais l’obéissance et la fidélité ! Ce maître grand et bon mérite que nous l’aimions et que nous lui obéissions. Ne le laisse pas te proposer en vain tout son salut et toute son aide.

Nous aussi, nous devenons des personnes capables d’aider en vérité, dans toute la mesure où nous avons nous-mêmes laissé le maître nous aider et nous guider. Il y a un besoin énorme de telles personnes, de tous côtés. Ce sont les personnes les plus utiles qui soient sur terre. Elles n’exigent rien, mais elles servent, elles aident et elles donnent ! Elles se laissent aider pour être en mesure d’aider elles-mêmes !

« L’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges ; il est devenu mon salut. » Ps. 118, 14. Dans notre ministère, quand nous apportons de l’aide aux autres, nous ne devons jamais oublier que l’Éternel doit aussi être le sujet de nos louanges. Il convient de louer, d’honorer et de glorifier son nom pour toute sa bonté et son aide. C’est en croyant en cette aide que nous pouvons nous réjouir dans toutes les tentations et regarder l’avenir avec confiance !