La vie conjugale

juillet 1962

La vie conjugale

L’Ecriture renferme des paroles sim­ples et claires qui indiquent aux couples mariés comment ils doivent vivre en tant que couples, et lorsque ce qui est écrit devient vivant pour nous, l’Ecriture nous révèle alors une sagesse infinie.

La femme est un vase plus fragile, et le mari, même s’il est faible, a plus de force pour le bien. « Vous de même, maris, vivez chacun avec votre femme en reconnaissant que les femmes sont des êtres plus faibles. Honorez-les comme cohéritières de la grâce de la vie, afin que rien ne fasse obstacle à vos prières. » 1 Pi. 3, 7.

« Vous de même, femmes, soyez soumises à votre mari, afin que même si quelques-uns n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leur femme. » 1 Pi. 3, 1-2.

Ce qui a uni mari et femme et qui est la force qui porte leur vie conjugale, c’est l’amour. Aussi longtemps que cet amour est purement humain, il a des hauts et des bas et il ne résiste pas longtemps, comme tout ce que l’homme sait faire. Mais l’amour dont l’Ecriture parle est l’amour de Christ, qui est rempli de toutes les bonnes forces : il est patient et serviable, il n’est pas envieux, ne se vante pas, ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien de malhonnête, ne cherche pas son propre intérêt, n’est pas amer, ne retient pas le mal, ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit de la vérité, il supporte tout, croit tout, espère tout, pardonne tout. 1 Co. 13, 4-7. Sous l’effet de toutes ces forces, la vie conjugale de­vient telle que Dieu l’a voulue, et c’est une joie pour chacun. C’est le péché qui détruit, tandis que l’amour de Christ chasse le péché, si bien qu’on peut vivre dans une entente magnifi­que l’un avec l’autre.

La femme est le vase le plus faible des deux, ce qui signifie qu’elle a vite fait de céder à la tentation. Mais elle a son mari pour lui venir en aide. S’il est plus fort, cela ne veut pas dire qu’il doive se pavaner ou faire l’important. Il est là pour remédier à la faiblesse de sa femme pour qu’il y ait l’harmonie.

On ne peut pas suivre les pensées humaines dans ce domaine. Il faut se conformer à la volonté de Dieu à tout moment, et il en ressort une pleine bénédiction. Dieu a ses propres lois pour la vie conjugale comme pour toutes les autres circonstances. Elles ont pour but de nous enseigner le bien et de le promouvoir. Tous les malen­tendus sont donc supprimés selon les lois de l’amour, et celui qui connaît l’effet que produit la loi de l’amour sait aussi quelle joie cela donne de toujours la suivre.

Ce qui était autrefois pénible et amer, et qui nous écrasait et nous fai­sait du mal s’est maintenant changé en son contraire, par la grâce de Dieu.

Le mari, qui, malgré sa faiblesse, est néanmoins plus fort que sa femme, doit chasser tous les nuages et toutes les impressions sombres en suivant les lois de l’Esprit de vie. Elles l’amènent à aimer, à porter, nourrir et réchauffer, à pardonner et supporter, et, puisqu’il est la tête, à montrer l’exemple dans ce qui est bien.

Si toutes des paroles bénies de Dieu sont devenues chair dans le mari, il n’essaie plus d’être bon à la manière d’un esclave. Il se réjouit en effet de tout son cœur dans ces prescriptions pleines de grâce que Dieu a données et il sert sa femme selon l’exhortation de Jésus Christ. Dans ces conditions, ce que la Parole dit à propos des maris qui doivent aimer leur femme comme leur propre corps est devenue une réalité. Celui qui aime sa femme, s’aime lui-même, et personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps. Ep. 5, 28-30.

C’est seulement lorsque le mari oc­cupe cette place dans le foyer qu’il remplit sa mission.