Aime les commandements !
« Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. »
Quelle est l’attitude de notre cœur envers les commandements de Jésus ? Est-ce que nous les considérons comme grands et glorieux ? Est-ce que nous les observons et est-ce que nous apprenons aux autres à les observer ? Nous serons grands ou petits dans le royaume des cieux, pour toute l’éternité, selon la mesure dans laquelle nous les aurons observés et que nous aurons enseigné aux autres à les observer. L’attitude de notre cœur vis-à-vis des commandements révèle soit notre amour envers Christ et nos prochains, soit de l’amour pour nous-mêmes et pour le monde.
« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai et je me ferai connaître à lui. » Jn. 14, 21.
Dans l’ancienne alliance, Dieu avait une communion intime avec ceux qui le craignaient et qui l’aimaient, et qui gardaient ses commandements. Ils ont reçu un nom éternel et grand à cause de leur fidélité.
Les apôtres brillent à jamais comme de grands hommes de Dieu, parce qu’ils ont gardé les commandements de Jésus avec amour et joie et qu’ils ont travaillé nuit et jour avec les autres, pour qu’eux aussi les gardent.
Nous avons maintenant la possibilité d’être unis à eux dans cette grandeur éternelle. En vérité, nous avons une vocation sainte et élevée, pour laquelle il vaut la peine de vivre. Du matin au soir, nous sommes face à de grands et petits commandements, et nous pouvons recevoir de la force en abondance pour les garder et pour enseigner à d’autres à les garder. Une mère peut gagner cette grandeur éternelle par son travail avec les enfants. Si elle observe les commandements de Jésus avec joie, elle pourra dire comme Paul à ses enfants : « Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. » Ph. 4, 9. Il y a peu de telles mères, et il y a toujours eu peu de tels hommes et femmes de Dieu, mais ils seront d’autant plus grands dans toute l’éternité.
Il n’y a pas plus de personnes bienheureuses sur la terre qu’il y en a qui gardent de tout leur cœur les commandements de Jésus. Ce bonheur est uniquement associé aux commandements de Jésus. Jésus a été oint d’une huile de joie au-dessus de ses égaux et tout le Sermon sur la montagne était sa vie. Il pouvait dire en vérité : « Heureux les pauvres en esprit ! » « Heureux les affligés ! » « Heureux les débonnaires ! » « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice ! » « Heureux les miséricordieux ! » « Heureux ceux qui ont le cœur pur ! » « Heureux ceux qui procurent la paix ! » « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice ! » « Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi ! Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. » Mt. 5.
Nous voyons que Jésus a été heureux dans toutes sortes de circonstances, et dans son grand amour pour nous, il nous invite à avoir communion avec lui dans la même vie et le même bonheur. Plus nous devenons débonnaires, justes, miséricordieux et pacifiques, plus nous serons heureux. Ceux qui aiment leurs ennemis et qui font toujours lever leur soleil sur les méchants et sur les bons, sont aussi très heureux. Mais le contraire ne procure pas beaucoup de bonheur, même si l’on demande régulièrement le pardon de ses péchés.
« Ne jugez point ! » Mt. 7, 1. Oh ! combien on peut être préservé de beaucoup de peines et de difficultés en aimant ce commandement et en le gardant fidèlement ! Pense aussi à toute la misère de laquelle nous pouvons sauver les autres en leur apprenant à garder ce commandement. Les jugements et les critiques apportent toujours la malédiction et le malheur.
Tu prétends peut-être qu’il est impossible de garder tous les commandements de Jésus. Où as-tu lu cela, et de qui l’as-tu entendu ? Tu ne l’as pas lu dans la parole de Dieu, et tu ne l’as entendu dire par aucun véritable homme ou femme de Dieu ! De qui l’as-tu donc entendu ?
Les ordonnances de Jésus sont la vie éternelle. Elles sont inscrites dans nos cœurs comme des lois de l’Esprit de vie. Chaque commandement est lumière et vie, et représente une partie de la nature et de la sagesse de Dieu. Leur effet est révolutionnaire et bouleverse tout ce que nous avons pensé et fait auparavant. S’ils deviennent partie intégrante de notre vie, en tant que nature divine, ils rayonneront de notre vie comme une lumière étincelante, pendant toute l’éternité, et sur la nouvelle terre, les peuples marcheront à cette lumière. Ap. 21, 24.
Paul avait compris à quel point il était important de garder les commandements de Jésus, et écrit de la manière la plus puissante qui soit : « Je te recommande (je t’ordonne, autre trad.), devant Dieu qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus-Christ qui fit une belle confession devant Ponce Pilate, de garder le commandement sans tache et sans reproche, jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ. » 1 Ti. 6, 13-14.
Nous ne sommes pas impuissants face aux lois et commandements de la nouvelle alliance. « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété... » 2 Pi. 1, 3. « Je puis tout par celui qui me fortifie. » Ph. 4, 13. « Quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. » Ép. 1, 19.
« Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ! » Mt. 28, 18-20.
La plupart des prédicateurs ne retirent rien de plus de ce commandement de Jésus que de baptiser le plus de monde possible. En fait, il vaudrait mieux qu’ils restent à la maison.
Puisse notre unique et grande tâche dans la vie être d’observer tout ce que Jésus a ordonné, et ensuite d’enseigner aux autres à garder ce qu’il a ordonné. Celui qui a tout pouvoir dans le ciel et sur la terre sera alors toujours avec nous, jusqu’à la fin du monde. Nous grandirons et deviendrons forts dans toutes les vertus de Christ, et nous pourrons les annoncer aux autres avec force et joie.