Qui est le plus grand ?
«En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?» Mt. 18, 1.
Nous avons dans notre nature un désir inné d’être grand, et de préférence le plus grand. C’est bien sûr l’honneur qu’on reçoit quand on est grand qui nous attire. Ce désir mauvais entraîne beaucoup de péché et de misère, et il faut absolument que nous trouvions l’aide appropriée dans cette grande détresse.
Quand on s’imagine être grand, on fait des choses qu’on n’aurait pas faites si on avait été vigilant et qu’on était resté à sa juste place. On méprise son prochain, on regarde les autres de haut et on les juge. On s’élève soi-même, on pense, on parle et on agit de manière à se faire valoir et à se faire remarquer — en espérant gagner ainsi de l’honneur et de la considération. Une telle personne est agitée et s’inquiète de l’opinion que les autres ont d’elles. Elle jouit des louanges et de la flatterie, car elle a succombé au désir de recevoir de l’honneur de la part des hommes.
Quelle a été la réponse de Jésus ? Il a appelé un petit enfant, l’a placé au milieu d’eux, et leur a dit : «Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant, comme celui-ci, me reçoit moi-même.» Mt. 18, 2-5.
Jésus parle de celui qui se rend humble. Nous devons prendre le chemin vers le bas. «Pourquoi rechercher ce qui est élevé, puisque Jésus marchait dans la vallée.» Celui qui s’abaisse lui-même sera élevé. Dans ce domaine, il nous faut des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, pour avoir la bonne attitude de cœur dans la vie. Pour être formé à l’image de Jésus, il faut suivre le même chemin que lui. Il s’est humilié lui-même, il est devenu semblable aux hommes, puis il s’est encore humilié pour prendre une forme de serviteur. On doit recevoir une révélation par la foi sur ce point.
«Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier : Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.» Lu. 10, 23-24.
Dieu peut le révéler à certains, mais pas à d’autres. «Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez même pas à présent, parce que vous êtes encore charnels.» 1 Co. 3, 1-2.
Ils avaient été baptisés du Saint-Esprit, ils avaient les dons spirituels, et ils étaient maintenant rassasiés. Ils étaient des enfants en Christ, mais, dans la chair, ils étaient devenus des maîtres. S’ils avaient continué à avoir faim de ce que Christ voulait leur donner, leur yeux et leurs oreilles se seraient ouverts pour ce que l’Esprit voulait leur dire et faire en eux, ils auraient vu la vérité sur eux-mêmes, et ils auraient pu s’écrier : «Montre-moi l’abîme de corruption qui est en moi !»
Mais ils ne supportaient pas d’en entendre parler. Ils n’y étaient pas disposés par la foi, et ne comprenaient pas que le chemin va vers le bas pour tout ce qui vient de nous-mêmes.
C’est pourquoi, heureux celui qui voit, qui entend la voix de l’Esprit, et qui s’y conforme. Le chemin est ouvert ; suis-le, et tu auras la possibilité de devenir grand dans le royaume de Dieu.