Les sages – Les entêtés
« Tournez-vous pour écouter mes réprimandes ! Voici, je répandrai sur vous mon esprit, je vous ferai connaître mes paroles. » Pr. 1, 23. – « Retiens l’instruction, ne t’en dessaisis pas ; garde-la, car elle est ta vie. » Pr. 4, 13.
Les sages acceptent volontiers les remarques. Ils se réjouissent beaucoup de toute réprimande qui peut leur indiquer comment progresser dans l’esprit de la sagesse. Ils ressentent toujours une pauvreté criante dans leur cœur, car ils savent qu’il y a tellement plus à obtenir. Ils savent aussi que c’est seulement comme membres du corps de Christ, en communion intime avec les autres membres, qu’ils sont en mesure de comprendre la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l’amour de Christ et de toute la plénitude de Dieu. C’est avec les autres membres qu’ils peuvent avoir part à la croissance du corps, en celui qui en est la tête, en accord avec les lois saintes de la soumission, et en regardant les autres comme étant au-dessus d’eux-mêmes. Ils donnent leur vie pour leurs frères, et ils combattent ensemble dans la prière. Ils sentent leur responsabilité et portent des fardeaux. C’est un honneur pour eux de ne pas tenir compte des vexations, et leur amour couvre une multitude de péchés. Ils sont toujours disposés à aimer les méchants comme les bons, comme leur maître l’a fait. – Telle est la disposition de cœur des sages. Ils sont comme des sarments pleins de sève, qui portent de plus en plus de fruit à la gloire de Christ.
Les entêtés, en revanche, ne supportent pas les réprimandes. Ils préfèrent être « indépendants » et s’en sortir tout seuls. Ils prennent leurs distances par rapport aux autres membres et portent un jugement sur tout et sur tous, avec un regard critique. Ils ne se privent pas d’utiliser la verge du châtiment, et souhaitent avoir le dernier mot. Ils donnent leur propre opinion quand cela leur convient, sans sentir de responsabilité. Leurs paroles blessent comme un glaive, alors que la langue des sages apporte la guérison. Pr. 12, 18.
Paul met en garde les Corinthiens contre le fait d’être enflés d’orgueil, et de prendre position pour un tel et contre tel autre. Ils étaient déjà devenus riches, ils étaient rassasiés et intelligents, ils avaient commencé à régner sans les apôtres, bien qu’ils n’aient eu aucune raison de se glorifier, puisque tout ce qu’ils avaient, ils l’avaient reçu des apôtres. Quant aux apôtres, ce n’était pas un problème pour eux de passer pour fous, à cause de Christ. Ils étaient méprisés et faibles. Ils travaillaient de leurs propres mains, et ils bénissaient quand on les injuriait. Ils étaient persécutés, mais le supportaient. 1 Co. 4, 7-21. Les maîtres tellement intelligents ont toujours méprisé cette faiblesse et cette pauvreté en esprit.
C’est aux humbles que Dieu accorde la sagesse et la grâce, et leur verge fleurit, alors que personne n’a pu faire fleurir la verge de ces « maîtres ». Un sarment se dessèche quand on le sépare des autres sarments. Ces « maîtres » sont passés maîtres dans l’art de prodiguer un enseignement sec assorti de quelques opinions personnelles. Tout cela est dur et rigide, alors que l’esprit de la sagesse est souple.
L’entêtement et l’iniquité vont de pair, et sont comptés parmi les péchés les plus grossiers. 1 Ti. 1, 9-10. Les entêtés s’affranchissent eux-mêmes des lois saintes et délicates du corps, et ils prennent leurs propres opinions comme ligne directrice. Ils ont de ce fait pris part à l’esprit de l’Antéchrist, qui va de son propre chef s’asseoir dans le temple de Dieu. « Car la résistance des stupides les tue, et la sécurité des insensés les perd ; mais celui qui m’écoute reposera avec assurance, il vivra tranquille et sans craindre aucun mal », dit la sagesse. Pr. 1, 32-33. Les entêtés se croient en sécurité, ils sont sûrs d’eux-mêmes et ne connaissent pas la crainte de l’Éternel.
Aimons les réprimandes de tout notre cœur ! C’est là où il y a un grand nombre de conseillers que les projets réussissent et qu’on trouve du salut. Pr. 11, 14 et 15, 22. – Rendons notre oreille attentive à la sagesse, et inclinons notre cœur à l’intelligence. Appelons la sagesse et élevons notre voix vers l’intelligence. Cherchons-la comme l’argent et poursuivons-la comme un trésor ; alors nous comprendrons la crainte de l’Éternel, et nous trouverons la connaissance de Dieu. Pr. 2. Que nos cœurs soient toujours remplis de ce zèle saint, pour que nous cherchions et creusions jusqu’à ce que nous trouvions ce qui est juste dans chaque circonstance !