La sagesse
La sagesse est la chose la plus élevée que Dieu puisse donner aux hommes. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant les voies de la sagesse et les pensées de la sagesse sont élevées au-dessus des voies et des pensées des hommes.
C’est vers ces pensées et ces voies plus élevées et plus pures que Jésus veut élever ses disciples. Nous sommes ressuscités avec lui et placés dans les lieux célestes pour y demeurer éternellement. Nous sommes élevés pour avoir part à la sagesse d’en haut, qui est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. . – Cette sagesse est en contraste total avec la sagesse d’en bas, qui est terrestre, charnelle et diabolique.
Une fois arrivés là-haut, nous voyons tout ce qui se passe ici sur terre d’une manière complètement différente de celle dont le voient ceux qui sont de la terre, qui sont terrestres. Nous nous attachons aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Si l’on est de cette terre, tout ce qui est terrestre influence notre joie et notre paix ; nos pensées s’agitent de ci et de là dans les soucis pour la nourriture et le vêtement, et elles demeurent égoïstes et impures.
La sagesse terrestre réclame son droit, tandis que la sagesse d’en haut juge qu’il vaut bien mieux souffrir injustement pour que Dieu lui fasse justice. – La sagesse d’en bas cherche à s’assurer pour sa propre personne le plus possible de biens temporels, tandis que la sagesse d’en haut estime qu’il est insensé de chercher à se les approprier, mais cherche plutôt à faire le bien et à partager avec les autres, puisque c’est cela qui est agréable à Dieu.
La sagesse veut posséder chaque être humain. Elle tend la main au milieu de la foule pour élever tous ceux qui veulent monter sur ses voies pures.
La sagesse crie à l’entrée des lieux bruyants, sur les places et partout où passent les gens ; elle les presse de se tourner vers elle, de s’arrêter et d’écouter. Si quelqu’un s’arrête et écoute ses réprimandes, la sagesse répandra sur lui son Esprit et lui fera connaître ses paroles. . Si nous nous moquons de la sagesse et que nous n’écoutons pas ses réprimandes, elle rira de nous quand nous serons dans le malheur et que la terreur nous saisira. « Alors ils m’appelleront, et je ne répondrai pas ; ils me chercheront, et ils ne me trouveront pas. Parce qu’ils ont haï la science, et qu’ils n’ont pas choisi la crainte de l’Éternel, parce qu’ils n’ont point aimé mes conseils, et qu’ils ont dédaigné toutes mes réprimandes, ils se nourriront du fruit de leur voie, et ils se rassasieront de leurs propres conseils. » . Il en sera tout autrement lorsque nous avons aimé les réprimandes ; nous pourrons alors jouir des fruits d’une vie de sagesse. Son fruit est meilleur que l’or, que l’or pur, et son produit est préférable à l’argent. Cela doit être effrayant de paraître comme un insensé à la fin de sa vie, tandis que la sagesse reste à l’écart et se rit de nous. Mais si nous aimons la sagesse, elle nous aimera et nous la posséderons dans toutes les circonstances de la vie. Si nous l’exaltons, elle nous élèvera et fera notre gloire. Elle mettra sur notre tête une couronne de grâce, elle nous ornera d’un magnifique diadème. Avec elle sont la richesse et la gloire, les biens durables et la justice. Elle donne des biens à ceux qui l’aiment, et remplit leurs trésors.
Être sage à ses propres yeux et imbu de soi-même, c’est insensé et cela déclenche un châtiment ; mais la sagesse est avec les humbles et avec ceux qui écoutent les conseils, et pour eux il y a un avenir et de l’espérance.