L’épître aux Hébreux
V. 9. Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères ; car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, et non par des aliments qui n’ont servi de rien à ceux qui s’y sont attachés.
La Parole de Dieu est de la nourriture ; elle est Esprit et vie. Ces doctrines diverses et étrangères nous détournent du chemin. Ne l’avons-nous pas vu ? Si, certainement. La Parole de Dieu ne se trompe pas. Ces doctrines ressemblent à de la nourriture, mais ce n’est qu’une doctrine sèche, de la connaissance pour la tête, qui n’a jamais aidé personne. Les paroles de Jésus sont Esprit et vie, et elles créent une communion spirituelle et une communion de vie. Quand il est écrit qu’il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, cela veut dire par les révélations de Jésus-Christ. Mais un enseignement sec ne renferme ni grâce ni révélations – ce n’est qu’un tissu d’erreurs. Mes brebis entendent ma voix, dit Jésus. Mais la voix des différentes doctrines détourne de la voix du grand pasteur et conduit à la voix des mercenaires autoproclamés et des prédicateurs de métier, dont les paroles sont loin d’être Esprit et vie.
Prends garde à eux !
V. 10. Nous avons un autel dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger.
Le service au tabernacle est un service extérieur. Dans l’ancienne alliance on offrait sur cet autel des sacrifices et des offrandes pour le pardon des péchés. Mais maintenant, dans la nouvelle alliance, l’œuvre accomplie de Christ est réduite au pardon des péchés – oui, seulement au pardon des péchés – ou bien au service du tabernacle comme dans l’ancienne alliance. Et pourtant, Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie. Il va nous guider dans toute la vérité.
De la même manière qu’il y a un autel pour l’extérieur, il y a aussi un autel pour l’intérieur. Le pardon des péchés est une purification du corps avec de l’eau pure. Parce que tout péché qu’un homme peut commettre est à l’extérieur du corps. Mais marcher dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, donne la possibilité au sang de nous purifier de tout péché dans notre être intérieur.
Nous avons le droit de manger de cet autel. Et ceux qui servent uniquement au tabernacle n’ont pas le droit de manger de cet autel, parce que l’inimitié (la chair) s’oppose à un tel service.
V. 11. Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp.
Dans l’ancienne alliance (l’ombre) le sang de l’animal était porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur, tandis que le corps était brûlé hors du camp.
Il en va de même dans la nouvelle alliance. Le corps doit être porté à l’extérieur du camp, hors de la religiosité qu’on trouve dans toutes les sectes et les partis religieux, pour que nous allions à lui – en dehors du camp – pour souffrir et mourir avec Christ, pour résister au péché jusqu’au sang, pour que nous soyons rendus conformes à l’image du Fils. Le sang est alors introduit dans le sanctuaire par notre souverain sacrificateur céleste. L’âme est dans le sang. Jésus a livré son âme à la mort (vidé son âme jusqu’à la mort, trad. norv.). Le premier Adam est devenu une âme vivante, mais le second Adam est devenu un esprit vivifiant. Notre esprit doit être vivifié et notre âme livrée (vidée). La vie dans ce monde est dans l’âme. Il faut que nous perdions la vie pour trouver la vie. Le sang est apporté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur. Notre âme nous sera rendue à la résurrection d’entre les morts, quand corps, âme et esprit seront à nouveau réunis.
Tant que nous sommes ici sur terre, le corps est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Ce corps est maintenant présenté comme un sacrifice agréable à Dieu, ce qui est de notre part un culte raisonnable (culte spirituel, trad. norv.).
V. 12. C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte.
Le peuple est à l’intérieur du camp. C’est là qu’étaient les douze tribus d’Israël.
Mais celui qui devait sanctifier le peuple par son propre sang, Jésus-Christ, devait souffrir et mourir hors du camp. Note bien qu’il devait sanctifier le peuple ! C’est le service au tabernacle, la purification de l’extérieur.
V. 13. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.
Jésus est toujours à l’extérieur du camp, et c’est un opprobre de sortir pour aller à lui, pour être rendu conforme à lui. Ce n’est pas un opprobre d’être dans une secte ou une autre ; mais si tu sors vraiment pour aller à lui – en dehors du camp – l’opprobre ne tarde pas à venir.
L’œuvre se fait en dehors du camp et ne peut jamais se faire à l’intérieur. C’est là, en dehors, que le Seigneur a envoyé la bénédiction. C’est l’endroit où le Seigneur se fait voir, et où la prostitution ne peut pas se plaire ; car la croix, la mort et le sang y frappent toute chair ; mais la gloire est réservée à l’esprit.
V. 14. Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.
C’était aussi la foi et l’entendement d’Abraham.
Il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur. C’est pourquoi il était étranger et voyageur dans le pays promis. C’est exactement la même chose pour nous. Nous sommes des étrangers et des voyageurs sur la terre.
V. 16. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.
Il y a beaucoup de choses que nous devons nous rappeler de faire. Entre autres de faire le bien et de partager avec les autres. Cela renferme aussi un sacrifice. C’est pourquoi il est écrit : C’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir, lui qui fait pleuvoir sur les justes et les injustes.
V. 17. Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte ; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage.
Nul ne peut être le conducteur d’autres personnes s’il ne se laisse pas lui-même conduire par le Souverain pasteur.
Pour pouvoir les nourrir et les paître, Pierre a dû promettre qu’il aimait Jésus plus que les brebis et les agneaux.
Dans Éz. 44, v. 10 et suivants, il est question de bergers qui étaient plus attachés au peuple qu’à l’Éternel. Le peuple avait de l’argent et de la nourriture, et les sacrificateurs le suivaient. Ils aimaient leur ventre plus que l’Éternel et ses commandements. Ils étaient sacrificateurs pour le peuple. Ce n’étaient pas de véritables conducteurs ; car c’était le peuple qui les conduisait.
Mais les sacrificateurs, les Lévites, fils de Tsadok, se tenaient devant l’Éternel, quand le peuple s’égarait. Ils devaient être sacrificateurs de Dieu et prendre soin des choses dont l’Éternel voulait qu’on prenne soin. C’étaient de vrais conducteurs. Versets 15 et suivants.
V. 20-21. Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !
Ici, il est question du Dieu de paix, qui par le sang d’une alliance éternelle a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis. Il fallait que le sang coule avant que Dieu puisse être appelé le Dieu de paix. Il fallait que la volonté de Dieu soit faite jusqu’au sang. C’est pourquoi il y en a trois qui rendent témoignage : l’Esprit, l’eau et le sang.
C’est à cause de ce témoignage que Jean était sur l’île de Patmos et qu’il vit des choses inouïes jusque loin dans l’éternité.
Que Dieu nous donne à tous la grâce de rester fermement attachés à la Parole et au témoignage !