Les Galates ne savaient pas faire la différence entre la loi de Moïse et la promesse de Dieu à Abraham
Ô Galates dépourvus de sens ! qui vous a fascinés ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ?
Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ?
Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham.
Les scribes, à l’époque de Jésus, voulaient bien être enfants d’Abraham, mais ils n’avaient pas la foi d’Abraham, et de ce fait, il va de soi qu’ils n’étaient pas non plus enfants d’Abraham.
Les Écritures prévoyaient que ce serait par la foi que Dieu justifierait les païens, et c’est pour cela qu’elles ont annoncé d’avance cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi.
De sorte que tous ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. Car la loi n’a rien à voir avec la foi.
Dieu a conclu une alliance de foi avec Abraham, et la loi survenue quatre-cent-trente ans plus tard ne pouvait pas annuler cette alliance.
Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vienne la postérité à qui la promesse avait été faite. Cette postérité était Jésus-Christ ; car c’est en lui qu’Abraham a pu devenir le père d’un grand nombre de nations. Le peuple juif n’était qu’une seule nation – pas un grand nombre.
La foi d’Abraham englobait la loi et la dépassait pour parvenir jusqu’au Fils de la promesse, Jésus-Christ.
Mais voilà que les Juifs avaient fasciné les Galates et les avaient amenés à observer la loi. La promesse et le Fils de la promesse, qui avait été peint à leurs yeux comme crucifié, avaient ainsi été anéantis. De cette façon, les Galates étaient tombés sous le coup de la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi et ne le met pas en pratique !
Le vieil homme est incapable de faire tout ce qui est écrit dans le livre de la loi. C’est pour cela que Paul annonçait Christ crucifié et qu’il disait que les Galates devaient être crucifiés avec lui. De cette façon, le vieil homme maudit était mis sur la croix. C’était autre chose que d’annoncer la loi de Moïse tous les sabbats dans les synagogues, de devenir jaloux de Christ et de le crucifier.
Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, en devenant malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit quiconque est pendu au bois.
Qui donc croit que Jésus-Christ est devenu malédiction pour nous ? Et qui donc croit que nous sommes devenus malédiction avec lui selon la chair ?
Si nous croyons cela, nous en avons fini avec l’esclavage de la loi. La bénédiction d’Abraham vient alors sur nous, – nous qui sommes païens, nous recevons l’Esprit qui avait été promis, nous recevons le Fils de la promesse dans notre cœur.
Or les promesses ont été données à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire à Christ.
D’Abraham à Christ, il s’est écoulé une période d’environ 2 000 ans. La promesse d’Abraham s’étend sur cette période. C’est pourquoi l’apôtre dit : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre-cent-trente ans plus tard.
Non, loué soit Dieu, nous ne croyons pas que la loi rende la promesse vaine. Car si nous recevons l’héritage par la loi, nous ne le recevons pas par la promesse ; or c’est par la promesse que Dieu a donné l’héritage à Abraham.
Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vienne la postérité à qui la promesse avait été faite – promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur. C’est l’ange du Seigneur qui a appelé Abraham et lui a donné la promesse en disant : Je le jure par moi-même, parole de l’Éternel (le Christ, le Médiateur) ! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de tes ennemis. Toutes les nations de la terre voudront être bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. Ge. 22.
Abraham saisit la promesse en obéissant à la voix de l’Éternel. La même chose est valable aujourd’hui. Et ceux qui entendent la voix de l’Éternel et lui obéissent sont les enfants d’Abraham. C’est cette postérité qui possédera la porte de ses ennemis. C’est dans le Fils de la promesse, Christ, qu’Abraham est devenu père d’une multitude de nations. Ge. 17, 4.
Le Fils de la promesse a été rejeté par le peuple juif à qui il avait été envoyé. Seuls quelques-uns l’ont reçu et ont eu Abraham pour père. Tous ceux qui descendaient d’Abraham selon la chair furent rejetés s’ils ne faisaient pas les œuvres d’Abraham.
Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair.
Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement, et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu. Ro. 2, 28-29.
Jésus-Christ est devenu « le médiateur » d’une nouvelle alliance. Or, le Médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul.
Tout, dans la nouvelle alliance, repose sur notre ouïe et notre obéissance à celui qui parle du haut du ciel. La façon dont on écoute et entend est tout à fait individuelle. Le Médiateur doit nous faire tous subir un traitement. Il est le souverain pasteur. Il n’est pas pour un seul, mais il nous amène tous à celui qui est un seul, c’est-à-dire Dieu. Exactement comme une mère traite ses enfants de façons différentes selon qu’ils sont grands ou petits. Le but est le même, ils doivent grandir pour parvenir à la maturité.
À la résurrection d’entre les morts, nous verrons la différence, car l’un aura l’éclat du soleil, un autre l’éclat de la lune, et une étoile diffèrera en éclat d’une autre étoile. Ici, le ministère du Médiateur se manifestera distinctement. Certains auront été plus pieux que les autres. Leur gloire et leur éclat seront différents. 1 Co. 15, v. 40 et suivants. Si nous souffrons avec lui, nous serons glorifiés avec lui ; et la volonté de Dieu est notre sanctification.
Tout péché qu’un homme peut commettre est hors du corps. 1 Co. 6, 18. Ceux qui combattent ce péché utilisent Jésus comme sacrifice expiatoire pour expier le péché. Ils ne l’utilisent pas comme Médiateur ou comme souverain sacrificateur d’une nouvelle alliance. Quand une personne n’a pas la victoire sur le péché qui est hors du corps, cela vient de ce qu’elle est incrédule envers la Parole.
Malgré l’œuvre de Christ, on ne parvient pas à ce qu’il a fait pour nous. Il faut en assumer soi-même la faute. On ne peut pas devenir sacrificateur pour Dieu à force d’études ; mais n’importe qui peut y parvenir par sa vie. Dieu ne fait pas acception de personnes. Il laisse s’approcher de lui quiconque vit pieusement ; car la volonté de Dieu est notre sanctification. C’est-à-dire qu’il faut faire la volonté de Dieu pour parvenir à la sanctification.
La loi est-elle donc péché ? Est-elle contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
La loi ne pouvait pas rendre vivant, c’est pourquoi tout le ministère de la loi est un ministère de la mort. Mais l’Esprit rend vivant, et tout ministère de l’Esprit nous place sur le fondement de la résurrection, car Christ est ressuscité pour notre justification. Les paroles que je dis sont Esprit et vie, dit Jésus. C’était le royaume des cieux, qui a commencé à partir des jours de Jean-Baptiste.
Ainsi la loi a été comme notre pédagogue36 pour nous conduire à Christ, car nous étions sous l’autorité du pédagogue aussi longtemps que nous étions sous la loi et nous étions enfermés sous sa garde, en vue de la foi qui devait être révélée. Mais la foi étant venue, nous ne sommes plus sous le pédagogue.
En effet, nous sommes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Mais si nous appartenons à Christ, nous sommes la postérité d’Abraham et héritiers selon la promesse.