L’épître aux Hébreux
V. 1. La loi ne possède qu’une ombre des biens à venir. C’est pourquoi elle ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. Le péché que Dieu cherchait à anéantir n’était pas dans le corps de l’animal mais dans le corps de l’homme.
V. 5. C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. C’était dans le corps humain que Dieu voulait accomplir son œuvre. Le péché était entré dans l’homme, et il fallait maintenant l’en chasser. La volonté de Dieu ne pouvait jamais être faite dans un homme dans lequel le péché régnait. La chair de l’homme n’arrivait pas à régner sur le péché. Le péché était trop fort pour la chair, ou si tu veux : La chair était impuissante contre le péché.
V. 7. Alors j’ai dit : Voici, je viens, (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté.
Avant cela, personne n’avait jamais pu dire : Je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté. Aucune chair n’était juste devant Dieu, tous étaient égarés ; tous étaient pervertis ! Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. Ro. 3, 11-12.
Mais maintenant, il est venu, lui le Maître, Jésus de Nazareth, le rejeton de David, pour faire la volonté de Dieu. Et il a réussi, à la pleine satisfaction de Dieu, si bien qu’il a pu s’écrier pour finir : Tout est accompli !
Le péché a été ainsi vaincu dans la chair de Jésus. Ce qui était impossible à la loi a été rendu possible par la volonté de Dieu et l’obéissance de Jésus. Alléluia ! Voilà Christ manifesté en chair. Par la foi, nous comprenons cela. Là réside le mystère de la victoire qui a vaincu le monde.
V. 10. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.
Nous sommes sanctifiés pour pouvoir faire la volonté de Dieu, par la force de l’Esprit de Dieu et la grâce que nous recevons pour nous aider au temps opportun. Le péché ne doit pas dominer sur nous, c’est nous qui devons dominer sur lui. Voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit.
Dans l’ancienne alliance, les lois étaient écrites sur des tables de pierre, mais maintenant elles sont écrites dans notre cœur et notre esprit, et Dieu a donné la force, par le Saint-Esprit, de garder ces lois. Car il produit en nous le vouloir et le faire. C’est alors la loi parfaite de la liberté qui, par le sang de Christ, règne dans notre cœur et notre esprit. Il en ressort des œuvres de Dieu, qui apparaissent d’une façon manifeste. Ce sont des œuvres qui résultent d’une victoire et sont approuvées par Dieu qui dit : Celui qui vaincra !!! Il a toutes les promesses de son côté. Ap. 2, 7-11, 17-26, etc.
V. 13. Attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.
Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied !
L’Éternel étendra de Sion le sceptre de ta puissance : Domine au milieu de tes ennemis ! Ps. 110, 1-2.
Il s’agit là de celui qui est le Messie de Dieu, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Son sceptre doit s’étendre d’une mer à l’autre, sur toute la terre. Tous ses ennemis seront mis sous ses pieds. Et pourquoi ? Eh bien, c’est parce qu’il a triomphé dans les jours de sa chair. Il a détruit l’inimitié dans le corps de sa chair par la mort, et il a anéanti celui qui avait le pouvoir de la mort, le diable.
C’est pourquoi il ne sert à rien de s’opposer à Jésus-Christ par la force du péché et par la puissance du diable. Tout cela a été vaincu en lui depuis longtemps, et toute nouvelle tentative sera abattue ; car il est seul Seigneur et souverain.
V. 19-20. Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair.
La route nouvelle et vivante passe au travers de la chair. Dans la chair, il y a le grand « Moi » de l’homme lié par le péché. Ici, la mort de Christ doit agir pas à pas et la volonté de Dieu être faite, tout cela par la foi.
V. 21-22. Et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.
Notre souverain sacrificateur céleste nous aidera à aller de l’avant sur cette route nouvelle et vivante. Il est appelé « grand sacrificateur », il nous apporte une grande aide, et il est accompagné d’une grande grâce.