Afin que tous soient un
C’est par beaucoup de paraboles de ce genre qu’il leur annonçait la parole, selon qu’ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur parlait point sans parabole ; mais, en particulier, il expliquait tout à ses disciples. Mc. 4, 33-34.
Il en va de même de nos jours. Le peuple entend tout ce qu’il est capable d’entendre ; mais l’Esprit de Dieu explique toutes les choses aux disciples, en particulier.
Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié. Ép. 2, 14. Ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix.
Jésus-Christ a renversé le mur de séparation entre les Juifs et les païens. À combien plus forte raison n’a-t-il pas renversé les murs entres les sectes et les partis de notre époque ! Mais on ne croit pas aux Écritures. C’est l’incrédulité qui crée le système de sectes, et c’est l’incrédulité qui le maintient en place. De nouvelles sectes sont établies suite à de nouveaux réveils. De nouveaux péchés suivent les nouveaux réveils.
Dans sa prière sacerdotale, Jésus prie : Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Jn. 17, 21.
Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. V. 22.
On peut en déduire qu’il nous faut souffrir pour accéder à l’unité, car il est dit : Si nous souffrons avec lui, nous serons aussi glorifiés avec lui. Jésus a souffert quand le mur de séparation, l’inimitié, a été renversé. Quand tous les murs qui entourent les sectes sont renversés, cela provoque des cris et des lamentations. Mais laisse-les tomber, et tu auras part à la gloire qui rend un. Une conséquence de cela est qu’il n’existe pas de gloire qui rende un à l’intérieur des partis.
Il n’y a que des personnes effrontées qui se permettent de diviser le peuple de Dieu en partis. On est maintenu à l’extérieur si on n’accepte pas d’être inscrit dans leurs registres. Serait-ce Dieu qui leur aurait donné cette autorité ? Celui qui a renversé le mur de séparation aurait-il envie de réinstaurer cette inimitié ?
Les partis appartiennent aux œuvres de la chair, qui sont manifestes, tout comme l’impudicité, l’idolâtrie, l’envie, etc. Ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Ga. 5, 19 et versets suivants.
Certains disent : Nous avons constaté que certains de ceux qui forment des partis ont reçu l’Esprit de Dieu ; cela indique qu’ils ont hérité du royaume de Dieu, non ? Non ! ils ont désobéi à la Parole et à l’Esprit, et de ce fait ils ont éteint l’Esprit. C’est pourquoi ils ne possèdent pas l’Esprit qui fait connaître le Seigneur et le royaume de Dieu. És. 11, 2.
Ils forment des partis et divisent le peuple de Dieu, en inscrivant les gens et en les rayant des listes. Et malgré ces œuvres manifestes de la chair, on prétend que le corps du péché a été expulsé. Non ! on n’a même pas crucifié « le vieil homme », et on est encore bien plus loin du compte quand il s’agit de découvrir ce qui est caché, le corps du péché. Ro. 6, 6.
C’est triste que le peuple de Dieu se retrouve dans de telles ténèbres. Ils n’entrent pas eux-mêmes dans le royaume de Dieu, et ils cherchent à empêcher ceux qui veulent y entrer de le faire.
Les partis viennent donc de Satan, ce sont des œuvres manifestes de la chair. On ne peut pas le nier. De telles personnes n’hériteront pas le royaume de Dieu. L’exigence de la loi n’est pas accomplie chez les personnes qui créent des partis, car aucun parti n’est issu de la direction de l’Esprit de Dieu.
Les partis ne deviennent pas un. Il y a de hautes murailles autour de chaque parti. C’est pour cela que le monde ne peut pas croire. L’inimitié n’a pas été renversée. L’œuvre a été accomplie en Christ, mais à cause de l’incrédulité, c’est comme si elle n’était pas accomplie. La tête de Satan a elle aussi été écrasée en Christ, mais pour les incrédules, il rôde comme un lion rugissant. C’est pour cela qu’il faut croire la Parole de Dieu et la pratiquer, pour qu’elle devienne vérité en nous. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous honorons Dieu.
Il a anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions. Jésus a enduré la mort selon la chair. Comme Jésus a marché par l’Esprit, la loi a été accomplie en tout point. Il en va de même de nous. Si nous marchons par l’Esprit, nous accomplirons l’exigence de la loi, ou on peut dire aussi : Comme Jésus lui-même, nous annulons la loi par notre chair. Il faut comprendre cela de la bonne manière pour que ce soit correct.
Quand le mur de séparation est renversé, nous devenons un – pas avant. Nous avons alors accès au Père dans un seul Esprit, car nous sommes réconciliés avec Dieu dans un seul corps par la croix, sur laquelle il a tué l’inimité.
La force pour cela nous est donnée par la croix et par la parole de la croix. C’est de cela que nous avons besoin à notre époque agitée et déchirée. Nous n’avons pas seulement besoin de pardon pour chaque fois que nous péchons, nous avons aussi besoin de grâce pour crucifier la chair avec ses passions et ses désirs, pour que nous ne péchions pas, mais que nous soyons victorieux du péché. « Celui qui vaincra » est-il dit aux sept Églises. Nous sommes donc bien appelés à vaincre.
Nous devons nous efforcer de garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix – par la croix, naturellement.
Un seul corps et un seul Esprit, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous. Ép. 4, 3 et versets suivants.
Jésus explique tout cela à ses disciples dans l’intimité – de nos jours aussi.
C’est vrai, ce qu’on dit : à l’occasion de nouvel-an chaque année, on dresse des échelles le long des murs des partis pour jeter un coup d’œil les uns chez les autres. Mais on se hâte à la vitesse de l’éclair de les redéposer, pour que les gens ne profitent pas de l’occasion pour s’évader dans une autre secte.