La conférence du Nouvel An

février 1939

La conférence du Nouvel An

Le soir de la Saint-Sylvestre, nous étions rassemblés dans les locaux de l’Union Chrétienne des Jeunes Gens, Møllergaten 1 [à Oslo]. C’était béni de revoir les amis. Les jeunes frères sont venus du sud et de l’ouest du pays, où ils ont fait un travail très béni.

Le jour de l’an, nous disposions de la grande salle de la Loge, près de la citadelle [d’Akershus]. 500 personnes environ étaient réunies – des amis pour la plupart. Le matin, le thème était : Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. 1 Pi. 2, 4. Et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ.

C’étaient des personnes dont les péchés avaient été pardonnés qui devaient s’approcher de la pierre vivante, car il est dit au verset 18 du premier chapitre : Sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères.

Ce sont donc des personnes qui ont saisi la foi qui doivent venir à Lui, la Pierre Vivante, pour devenir elles-mêmes des pierres vivantes. Une pierre est dure. Elle supporte qu’on la montre du doigt et qu’on la touche. Jésus était une pierre vivante parfaite. On pouvait mettre cette pierre à l’épreuve par tous les moyens possibles ; elle ne faisait jamais défaut. Si la pression devenait intense, il ne se vexait pas, il ne devenait pas amer. En tant que pierre, il ne cédait pas d’un demi-millimètre.

Mais qu’en est-il de l’homme ? Les gens murmurent et se plaignent pour la moindre chose. Si on les touche, ils sont mous comme du savon liquide. Cela laisse immédiatement des marques de doigts profondes.

Nous devons passer de cet état mou à l’état dur comme la pierre, à l’exemple du Maître lui-même. C’est avec de telles pierres qu’on peut bâtir le temple. C’est là le sacerdoce saint, qui peut offrir des victimes spirituelles. Chacun peut s’examiner lui-même dans ce domaine. On peut être une pierre assez dure, mais s’il reste dans la pierre un peu d’inquiétude pour ce qu’on va manger, un peu d’égoïsme ou autre chose qui appartient à la nature du péché, elle n’est pas vivante et dure de part en part. Tout ce qui vient du vieil homme doit mourir dans la pierre, pour qu’elle devienne vivante et dure. C’est pour cela qu’on dit de tous ceux qui sont en train de devenir des pierres qu’ils sont tellement durs. C’est une dureté bénie contre le péché et contre le fait de rester humain.

Dieu se tient dans l’assemblée de Dieu ; Il juge au milieu des dieux. Ps. 82, 1. Jésus dit lui aussi : N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Jn. 10, 34.

On ne peut pas dire de débutants en Christ qu’ils sont des dieux, bien qu’ils aient le germe divin en eux. Mais quand on se développe dans l’Esprit, par la foi et l’obéissance, de manière à avoir part à la nature divine, 2 Pi. 1, 3-4, et lorsque c’est la dureté de la pierre vivante qui nous caractérise, alors on peut dire de nous : Vous êtes des dieux. Mais Dieu proclame aussi ses jugements parmi de tels dieux. Cela vient du fait qu’il y a encore beaucoup plus de choses que nous devons apprendre, plus de choses dont nous devons être sauvés, dans notre sanctification et dans notre transformation à l’image du Fils.

Nous avons aussi entendu parler de Job 35. Elihu, ce jeune homme remarquable, dit à Job : Si tu pèches, quel tort lui causes-tu ? Et quand tes péchés se multiplient, que lui fais-tu ?

Nous avons ici matière à réflexion. Si Satan remplit ton cœur et que tu es furieux contre Dieu, quel tort Lui fais-tu ? N’est-ce pas à toi-même que tu causes du tort ? Jésus a vu Satan tomber du ciel comme un éclair. Si tu entres en relation avec des esprits méchants et que tu pèches grossièrement, quel tort fais-tu à Dieu ?

Si tu es juste, que lui donnes-tu (à Dieu) ? Que reçoit-il de ta main ? V. 7.

N’est-ce pas dans notre propre intérêt d’être justes ? Si, certainement !

V. 8. Ta méchanceté ne peut nuire qu’à ton semblable, ta justice n’est utile qu’au fils de l’homme.

C’est comme ça ! Notre semblable peut nous faire du mal quand il pèche contre nous. Mais plus nous devenons des dieux, des pierres vivantes dures, moins nous ressentons la méchanceté de la part des gens. Elle glisse sur nous [sans nous affecter].

Si tu es juste, c’est ton semblable que tu réjouiras le plus, mais les pierres vivantes dures, les dieux, se réjouiront aussi. Mais elles se réjouiront avec crainte, car elles savent que le chemin qui est devant toi est étroit, long et plein d’épreuves. Il est difficile même pour la personne la plus sincère. C’est pourquoi elles ne peuvent pas s’abandonner à une grande joie à propos de la justice du débutant, comme le ferait un autre débutant (le semblable). La connaissance apporte de la souffrance ici aussi, là où le débutant se réjouit dans toute son ignorance.

L’après-midi du jour de l’an, beaucoup de frères et sœurs ont rendu témoignage.

Je vous souhaite à tous une nouvelle année bénie.