Christ en tant que tête

octobre 1939

Christ en tant que tête

Dans ces temps difficiles, il y a une chose qui nous console et nous réjouit : Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef (tête, autres trad.) suprême à l’Église. Ép. 1, 22.

Beaucoup de têtes vont monter de la mer des peuples. Dans Ap. 13, 1, une bête est montée de la mer ; elle avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. Le faux prophète, l’Antéchrist, était aussi une tête. Mais dans Ap. 19, nous lisons qu’au grand jour de Christ, la bête et le faux prophète ont tous deux été jetés vivants dans l’étang ardent de feu et de soufre.

Ils étaient des têtes au service de Satan, celui qui est venu pour détruire, dérober et tuer. Ces têtes n’ont pas en elles de vie éternelle. Leur force n’a pas non plus été à la hauteur, puisqu’elles ont été saisies et jetées dans l’étang de feu.

Il y a une seule tête que Dieu agrée, et c’est Jésus-Christ. Toutes les autres têtes pâlissent et passent. Satan a certes une dispensation, mais tout ce qui relève de cette dispensation mordra la poussière et périra. Ils n’ont pas en eux-mêmes de force de la résurrection. Satan a été précipité sur terre. C’est toujours de là qu’il vient et que viennent ses serviteurs. Mais ils finissent aussi par couler dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort. Ap. 21, 8.

Selon le bienveillant dessein de sa volonté, Dieu a décidé que lorsque les temps seraient accomplis, il établirait une dispensation dont Jésus-Christ serait la tête. En lui, il réunira toutes choses, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. Ép. 1, 10.

Pour ce qui nous concerne, nous avons déjà sanctifié Christ comme Seigneur dans nos cœurs. Il n’y a pas d’autre chef ou tête pour l’Église. Il est ressuscité d’entre les morts, et nous sommes ressuscités avec lui. Son règne et sa dispensation sont déjà en vigueur dans l’Église de Dieu, où il produit le vouloir et le faire.

Si d’autres têtes que Jésus-Christ venaient à se manifester dans ces temps de la fin, qu’elles soient de nature religieuse ou temporelle, nous savons d’où elles viennent. Le Consolateur, le Saint-Esprit, va nous conduire dans toute la vérité. Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. C’est lui qui est le guide, le dirigeant, celui qui nous enseigne, la tête.

Et pourtant, nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde. Nous devons veiller à ne pas laisser entrer en nous l’esprit du monde. Aussi longtemps que l’eau reste à l’extérieur du bateau, ce n’est pas dangereux, mais quand elle pénètre dans le navire, il faut actionner toutes les pompes pour la faire ressortir. Ce n’est donc pas dangereux d’être dans le monde, mais si on est du monde, cela mène à la mort et à la perdition.

Nous pouvons donc rester tranquilles pour chaque jour qui passe, et demeurer en lui, notre Seigneur Jésus-Christ. Il est la grande arche de Noé qui porte à travers toutes les tempêtes et qui supporte le déluge.