La porte de l’Assemblée
Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui. .
À travers les époques et les générations, le portier avait fidèlement gardé la porte donnant accès à la vie. L’humanité tout entière ne pouvait y entrer, à cause du péché, et une mort était nécessaire pour racheter les transgressions commises sous la première alliance. .
Le portier lui-même a ouvert la porte grâce à la mort de la croix, et le berger des brebis, le prince de notre salut, y est entré comme le premier de tous les frères.
Pour ceux qui suivent Christ, la mort de la croix est aussi l’unique porte donnant accès à la vie. « Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. » . Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui. .
La croix est l’unique secours de l’humanité. Depuis la mort de Christ, elle est le seul refuge sûr pour une génération désespérée, déchue et perdue. La croix est la porte de l’espérance et de la gloire, et le seul chemin qui mène à la vie et au bonheur.
C’est la porte étroite, et quiconque veut y entrer doit se dépouiller du vieil homme. . . On fait preuve d’arrogance quand on laisse vivre le vieil homme tout en se présentant chaque jour à la croix pour recevoir le pardon pour toute la folie commise par le vieil homme. Jésus a offert son précieux sang pour que le vieil homme meure. C’est mépriser le sang de Jésus et changer la grâce de notre Dieu en dissolution. .
Par la croix, nous sommes morts pour le monde, et le monde pour nous. . La croix est une séparation claire entre la mort et la vie, les ténèbres et la lumière, le mensonge et la vérité, l’injustice et la justice, l’orgueil et l’humilité, la grandeur et la pauvreté en esprit, etc. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. . Ils ont déposé tout ce qui est ancien et ont commencé à marcher sur le chemin de la lumière et de la vie, sur les traces de Jésus. Ils entendent la voix du berger et le suivent fidèlement. Ils fuient la voix de l’étranger. Fuis les passions de la jeunesse ! . Fuis l’amour de l’argent ! . Fuyez la débauche ! . Fuyez l’idolâtrie ! . Fuyez la corruption qui existe dans le monde ! . Ils fuient le diable, toutes ses œuvres et tout son être, et se séparent de tout ce qui est impur, pour pouvoir être des fils et des filles de Christ. .
Jésus appelle ses brebis par leur nom, et ceux qui sont connus et ont été élus avant la fondation du monde entendent la voix de la vérité et passent par la porte. Il les conduit, un par un, hors de l’obscure prison du péché vers la lumière et la vie en Lui-même. Il marche personnellement devant eux et les conduit sur le chemin étroit.
Celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand.
L’Assemblée du Dieu vivant doit former la muraille solide tout autour de la ville. Personne ne doit, dans un zèle humain pour gagner les foules, s’écarter de la vérité et laisser entrer dans l’assemblée des personnes qui ne veulent pas passer par la porte étroite. « Renonce à tout » était le mot d’ordre de Jésus à tous ceux qui voulaient être ses disciples.
Ce sont des brigands de ce genre qui ont complètement pris le pouvoir et la direction dans de nombreuses assemblées aujourd’hui, et qui ont changé les assemblées en tanières de brigands et en étals de marchands.
Le signe distinctif de telles personnes, si elles viennent dans l’assemblée du Dieu vivant, c’est qu’elles ne s’y sentent jamais complètement à l’aise. Elles se plaignent sans arrêt de ne pas avoir la communion qu’elles souhaiteraient avoir, ni la place qu’elles mériteraient, d’être mal comprises et mises de côté, etc. Il faut montrer la véritable porte d’entrée le plus rapidement possible à de telles personnes. Aussi longtemps qu’elles n’ont pas tout abandonné et ne sont pas entrées par la porte de la croix, dans la mort de Christ, elles n’ont aucun droit ni rien à dire dans l’Assemblée du Dieu vivant. Si quelqu’un donne accès à de telles personnes, il partagera aussi leur sort.
Ceux qui entrent par la porte se sentent très bien parmi les brebis. Ils reçoivent de la nourriture en abondance, sont réconfortés par la communion bénie et sont réellement libres.