Zorobabel

juin 1938

Zorobabel

Zacharie chap. 4

V. 6. C’est ici la parole que l’Éternel adresse à Zorobabel : Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Éternel des armées.

Ce n’est ni par l’esprit humain ni par l’intelligence. Ce n’est pas par le souvenir d’un ancien baptême de l’Esprit, quand on a renié les injonctions de l’Esprit. Ce n’est pas par une formation théologique ou par la nomination comme pasteur au conseil des ministres12, mais c’est par mon Esprit, dit le Seigneur.

V. 7. Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel ?

Quand le peuple est saisi par des réveils, quand l’Esprit du Seigneur est à l’œuvre, une grande montagne s’élève contre Zorobabel. Qui es-tu, grande montagne ?

C’est la chair dans l’homme, qui lutte contre l’Esprit. La montagne est avant tout constituée de pasteurs charnels, qui considèrent que la tâche qui leur incombe est de protéger la mort, pour que tout reste dans le même état que par le passé. Dans leur paroisse, il faut abattre la puissance vivifiante de l’Esprit de Christ parmi le peuple. Ils considèrent alors qu’ils ont fait leur devoir et qu’ils peuvent dormir en paix. Mais ce sont aussi les prédicateurs charnels, qui s’affairent pour ne pas perdre leur gagne-pain. Car ils aiment leur propre assemblée de morts, qui leur fournit de quoi vivre, plus que l’Esprit vivifiant du Seigneur, qui refait vivre ceux qui sont morts. Il y a encore les personnalités mondaines pleines de sollicitude, qui se croient habilitées par leur position sociale à réguler les choses avec la sagesse qu’elles s’imaginent posséder. Et puis il y a encore les parents, les frères et sœurs et autres membres de la parenté, qui menacent et qui cherchent à séduire, avec des paroles bien intentionnées et raisonnables pour mettre en garde contre le travail béni de l’Esprit de Dieu.

Voilà donc la grande montagne qui s’élève contre Zorobabel (les instruments de l’Esprit de Dieu). Mais que dit l’Éternel à cette montagne ?

V. 7. Tu seras aplanie !

Je n’ai jamais lu dans la Bible que Satan organise des réveils de sanctification, ou qu’il conduit les pécheurs des ténèbres à l’admirable lumière de Dieu. Mais c’est cela qu’on veut affirmer de nos jours, oralement et par écrit.

Cette grande montagne s’est élevée la première fois devant Abel, quand Caïn a tué son frère par jalousie. Elle s’est ensuite élevée au temps des patriarches, sous le régime des Juges et du temps de David. La montagne est devenue très élevée du temps de Jésus-Christ. L’activité puissante de Luther a fait se lever tout le monde catholique [contre lui], mais ses successeurs dans les chaires ont de nouveau fait bloc dans la montagne contre Hans Nielsen Hauge13. Les pasteurs et prédicateurs qui font de leur ministère un gagne-pain et qui veulent protéger leur situation et leur parti, appartiennent forcément à la montagne qui s’élève contre le travail de l’Esprit de Dieu.

Cela fait longtemps que l’apostasie et la mort règnent dans le mouvement de 190714. On a créé des partis et on s’est établi dans des ministères. Bon nombre de dirigeants font maintenant partie de la montagne et se sont mis sous un même joug avec les impies. Ils ont certes gardé un souvenir de l’effusion de l’Esprit il y a des années, mais ils écrivent maintenant des livres et ils prêchent contre le travail et les effets de l’Esprit. Ils appartiennent à la montagne qui s’élève et contribuent à fortifier les mains des impies qui persécutent. Je le dis à votre honte. Vous devriez savoir mieux, mais vous vous égarez maintenant dans les ténèbres.

Tout cela sera abattu par l’Esprit du Seigneur ; car Dieu dit : Tu seras aplanie !

Le travail au temple réussira entre les mains de Zorobabel, et il va achever l’œuvre, jusqu’à poser la pierre principale au milieu des acclamations : Grâce, grâce pour elle !

Qu’adviendra-t-il alors de la grande montagne, qui faisait tellement de vacarme et qui proférait des menaces ? Elle sera aplanie !

Sois donc plein de courage, Zorobabel, continue ton travail, car les mains de Zorobabel ont fondé cette maison, et ses mains l’achèveront. V. 9.