Le monde n’était pas digne d’eux
Si nous marchons par la foi, nous en arriverons vite au point où le monde n’est pas digne de nous. Plus tu te consacres à Dieu et que sa parole te mène à l’obéissance, plus tu laisses le Saint-Esprit te diriger, plus tu auras d’adversaires parmi les soi-disant chrétiens. Tu sors du monde et du monde religieux, avec toutes ses sectes et tous ses partis. Tu es exclu des synagogues, et tu es haï de tous à cause du nom de Jésus, à cause du Fils de l’homme. Mt. 10, 22.
D’où cela vient-il ? De ce que les soi-disant chrétiens ne vivent pas dans l’Esprit, mais dans la chair. Ils jugent et ils vivent selon ce qu’ils savent par instinct, comme des animaux sans raison. Et si la nature humaine – qui est déchue – doit juger de choses spirituelles, elle le fait forcément selon le sens de la chair, comme chez les Pharisiens, qui ont crucifié Jésus-Christ. Ce sens [charnel] est ennemi de Dieu. Ro. 8, 5-8. Si donc on veut interpréter la parole de Dieu en étant bardé de citations bibliques et de don d’éloquence, mais avec un sens charnel, ce qu’on dit sonne de manière abominable à une oreille spirituelle, qui s’est exercée à écouter celui qui parle du ciel.
C’est pour cela que les prédicateurs charnels ne disent jamais un mot du combat entre la chair et l’Esprit, de la communion des souffrances de Christ, ou du fait d’être crucifié avec Christ. La chair doit vivre et prospérer, il ne faut donc pas mentionner le processus de mort.
La guerre finit [toujours] par éclater entre l’homme spirituel et l’homme charnel. Quand une telle guerre éclate dans une assemblée, on a toujours l’impression que c’est le prédicateur charnel qui remporte la victoire, car ce qu’il dit est facile à entendre et à comprendre pour une assemblée qui vit selon la chair, pense selon la chair et parle selon la chair. Leur prédicateur a la majorité de son côté, et l’homme de l’Esprit est exclu à une majorité écrasante des voix. Le monde n’est pas digne de lui.
Mais Dieu ne l’a pas rejeté, car il est dit : Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. 1 Pi. 2, 4.
Les vainqueurs se retrouvent avec une majorité charnelle, une véritable assemblée de morts, où il y a de la vanité, de l’acception de personnes, de l’injustice et toutes sortes d’autres misères, aussi bien en cachette que de manière tout à fait manifeste. L’homme de l’Esprit a été jeté dehors, on n’écoute pas le prophète qui a la lumière de Dieu. La lumière du châtiment n’est plus là, et l’assemblée trouve la paix, la paix que donne le monde, à savoir la paix de la mort.
La pénombre est suffisante pour que chacun puisse s’occuper de ses affaires charnelles dans le calme et la paix. L’homme de l’Esprit n’a plus rien à dire, lui qui projetait régulièrement de la lumière dans ces ténèbres et dérangeait l’idylle. On peut maintenant faire la fête sans être dérangé, aussi longtemps que dure la gloire ; jusqu’à ce qu’une personne ou une autre soit surprise en péché flagrant. Cela crée un peu de grabuge, mais c’est vite passé, et on peut se remettre à exulter d’allégresse dans la fausse liberté. Et c’est ainsi que la vie précieuse s’étiole dans l’exaltation des esprits enivrés.
Pendant ce temps, l’homme de l’Esprit qui a été jeté dehors se retrouve à la rue, et tout le monde le regarde comme la brebis galeuse. Tout le monde met en garde contre lui. Faites bien attention à lui !
Mais Dieu, dont la lumière brille au sein des ténèbres, crée un fond sombre pour cet homme de l’Esprit, qui est noir, mais pourtant beau ; puis il allume sa lumière brillante et permet que les choses progressent justement par le ministère de cet homme méprisé, noir et exclu. Lis l’histoire de Joseph et celle de Jésus-Christ.
Ceux qui l’ont exclu sont dévoilés comme ce qu’ils sont vraiment, et la lumière de l’Esprit expose clairement la nature « d’assemblée de morts » de leur assemblée.
C’est un prodige à nos yeux, mais c’est de l’Éternel que cela est venu.
Oins tes yeux de collyre, toi qui t’imagines que tu vois, toi qui apprends et apprends sans jamais parvenir à la connaissance de la vérité, toi qui jettes dehors les saints de Dieu et qui te retrouves avec des choses qui dégagent une forte odeur de chair. Et tu oses appeler cela l’assemblée de Dieu !
Non ! L’assemblée a été jetée dehors, elle se réunit autour de l’homme de l’Esprit, et Dieu trouve tout son intérêt à ajouter à cette assemblée tous ceux qui se laissent sauver du monde et de la prostituée.
De cette manière, Dieu nous rachète de la terre et des hommes, pour être des prémices pour Dieu et pour l’Agneau. Il nous place devant le trône et nous apprend le cantique nouveau. Ap. 14.
J’aimerais bien savoir ce qu’éprouvent comme sentiments ceux qui s’affairent à jeter dehors les élus de Dieu ! Est-ce qu’ils agissent selon la volonté bonne et agréable de Dieu, et sous l’impulsion de l’Esprit, ou sont-ils dans la chair et dans les ténèbres, là où c’est Satan qui règne ?
Répondez-moi, car j’aimerais bien pouvoir vous donner raison, si vous avez raison. Armez-vous devant la face de Dieu et utilisez l’épée de l’Esprit si vous êtes en sa possession – et si vous avez la force de l’utiliser, car les opinions humaines et les bavardages charnels sont des armes trop faibles contre les hommes de l’Esprit.
Prends courage, frère ou sœur, toi que l’on exclut ces jours-ci des partis et des sectes qui ont été fabriqués en opposition à la Parole de Dieu. Quitte-les avec joie, pour que la mort et la prostituée ne finissent pas par t’imprégner, toi aussi. Dans les jours qui viennent, les « videurs » vont avoir de bonnes occasions de s’exercer à jeter les gens dehors. Ils vont finir par devenir des experts en la matière.
Sortons donc hors du camp pour aller à lui, en portant son opprobre, car le monde n’est pas digne de vous.