L’épître aux Hébreux
V. 11. Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul ; c’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères.
Dieu a tout disposé à un niveau modeste, pour que nous soyons en mesure de saisir la vie éternelle. Il nous a donné son propre Fils, Jésus-Christ, comme un frère parmi les frères, et il a fait de lui un deuxième Adam, un Esprit vivifiant. Nous sommes tous issus d’un seul et même Père, dont l’amour nous pénètre tous et nous attire tous à lui. Jésus a fait connaître le Père à ses disciples, et il le fait aussi maintenant en tant que Médiateur. Nous sommes à différents stades, c’est pourquoi le médiateur ne l’est pas seulement pour un seul ; mais Dieu est un. Il nous atteint tous à travers le Médiateur. Il communique avec nous au travers du Fils.
V. 14-15. Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantisse celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivre tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude.
Si Jésus n’avait pas participé à la chair et au sang, il n’aurait pas pu nous aider, nous qui y participons. Mais il a participé à la chair et au sang, et par la mort, il a écrasé Satan, qui régnait dans la chair depuis la chute originelle. La plupart des gens se trouvent encore dans la mort, parce qu’ils ne croient pas. Ils sont donc encore sous la domination et le règne du diable. Il se trouve qu’il y a beaucoup de chrétiens qui trouvent que c’est bien présomptueux de dire que Jésus a participé à la chair et au sang comme nous. Ils prétendent qu’il avait la même chair et le même sang qu’Adam avant la chute. Mais en quoi cela pourrait-il nous aider, nous qui avons besoin de salut après la chute ? Avant la chute, il n’y avait personne qui, par crainte de la mort, était toute sa vie retenu dans la servitude, et qui, de ce fait, avait besoin de délivrance par le fait que Jésus soit manifesté en chair. On s’égare quand ce qu’on dit ne vient pas d’une révélation divine. Car aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière ; c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. Or la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune. Si un homme vit dans le péché conscient, il est inutile pour lui d’être éclairé sur Christ manifesté en chair. « Le péché et la grâce » lui suffisent largement, cette doctrine dont nous avons entendu tellement parler, et qui ne mène jamais à une vie victorieuse.
Mais celui qui veut vaincre la loi du péché et de la mort par la loi de l’Esprit de vie, doit nécessairement être éclairé sur Christ manifesté en chair, et sur le fait que Dieu a condamné le péché dans la chair et que Jésus est mort au péché, pour délivrer tous ceux qui toute leur vie étaient retenus dans la servitude. Ro. 8, 1-3.
V. 16. Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.
Abraham a vécu plusieurs centaines d’années après la chute originelle. C’est à sa postérité que Jésus est venu en aide. Il ne s’est pas revêtu d’une nature d’ange, ni de celle d’Adam avant la chute. Abraham était un homme pieux dans une chair pécheresse, et il attendait la délivrance par la ville dont Dieu est l’architecte et le constructeur. Ceux qui ont cet entendement – malgré leur chair pécheresse – sont en vérité la postérité d’Abraham. Nul autre ne reçoit des révélations sur le grand mystère de la piété « Christ manifesté en chair. » 1 Ti. 3, 16. Le fait que ce soit un mystère de la piété nous indique clairement que ce mystère n’est révélé qu’à des personnes pieuses. Elles seules y trouvent une utilité. Les études théologiques ne servent à rien sur ce point. Il s’avère en effet que des personnes pleines de théories sur le Nouveau Testament sont totalement en dehors et très éloignées des mystères de Christ, alors que des personnes incultes comprennent avec facilité l’enseignement de l’Esprit. D’où cela vient-il ??? Combien le sacerdoce spirituel est bien plus élevé que celui qui est terrestre !
V. 17. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il soit un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple.
C’est ici sur terre, dans la chair et le sang, que Jésus a reçu sa formation de souverain sacrificateur. C’est là qu’il avait une volonté propre à vaincre, Jn. 6, 38. C’est sur la terre qu’il a enduré la mort selon la chair, qu’il a souffert quand il était tenté. C’était pour nous venir en aide quand nous sommes tentés. Car il a lui-même traversé la chair, et c’est pourquoi il peut accorder sa grâce en apportant de l’aide au moment opportun.
V. 18. Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.
Est-ce difficile à comprendre ? Non ! c’est tout à fait simple. Mais cela doit être compris par la foi, parce que l’incrédulité n’y comprend rien.
Il a lui-même souffert et a été tenté comme nous, c’est pourquoi il est un souverain sacrificateur fidèle et miséricordieux envers nous. Un homme qui n’a jamais été éprouvé en quoi que ce soit, ne peut pas en aider d’autres dans les épreuves. Si Jésus avait été comme Adam avant la chute, il n’aurait pas été mis à l’épreuve comme nous. Mais ce n’est pas ce que dit l’Écriture. Elle dit : En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères. C’est à la Parole de Dieu que nous devons nous conformer, pas à des contes humains. La foi est une ferme assurance des choses qu’on ne voit pas, et par la foi nous comprenons.
Mais l’incrédulité a aussi sa manière de comprendre : À l’époque de Jésus, les pharisiens et les scribes étaient furieux quand Jésus disait à propos de lui-même qu’il était le « Fils de Dieu ». Aujourd’hui, il en va de même quand nous disons qu’il est le « Fils de l’homme ». Mais la foi connaît le chemin, aussi bien autrefois que de nos jours. Et la foule s’écrie toujours contre cette foi : Crucifie, crucifie ! C’est justement là qu’est la séparation entre incrédulité et foi. Et qui a excité la foule contre Christ, pendant sa vie ? N’étaient-ce pas les scribes et les pharisiens ? Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, la même chose se produit aujourd’hui. Les péchés des gens, c’est le gagne-pain des prêtres. Mais 1 Jn. 3, 8 dit que celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. Et c’en est fini avec les œuvres du diable quand nous faisons ce que dit la Parole de Dieu : Se charger chaque jour de sa croix.