L'épître aux Hébreux - chapitre 2

juin 1937

L’épître aux Hébreux

par J. O. Smith
Chapitre 2

V. 1. C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles (que nous ne dérivions loin d’elles, trad. norv.).

Quand le vent souffle fort et qu’il y a de la tempête, un navire dérive si l’ancre n’a pas une bonne prise au fond.

La parole est comme une ancre de l’âme, sûre et solide, et qui pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme un précurseur. Hé. 6, 19-20.

Il est possible de dériver loin de ce que nous avons entendu, mais c’est toujours lourd de conséquences.

Adam a été le premier qui a dérivé loin de ce qui lui avait été dit, et la conséquence a été terrible ; toute la terre est tombée sous la malédiction.

Saül a dérivé loin de la parole du Seigneur. Il a reçu l’ordre de frapper Amalek et de dévouer par interdit tout ce qui lui appartenait. Il devait tuer hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes. 1 Sa. 15, 3. Mais Saül a épargné le roi d’Amalek et les meilleures brebis, les meilleurs bœufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras, et tout ce qu’il y avait de bon ; il n’a dévoué par interdit que ce qui était méprisable et chétif.

Amalek s’était mis en travers d’Israël, quand il sortait d’Égypte ; c’est pourquoi Saül devait le punir, mais il a dérivé loin de la parole de l’Éternel.

Combien il est important pour un prédicateur de la Parole d’être fidèle à la parole du Seigneur, afin de ne pas faire comme Saül, qui a mis à mort ce qui était méprisable et chétif, mais qui a épargné ce qui avait bonne apparence et qui frappait les regards !

À propos de Saül, l’Éternel avait dit à Samuel la chose suivante : Puisque tu as rejeté la parole de l’Éternel, il te rejette, afin que tu ne sois plus roi.

Les paroles que Dieu dit sont une loi éternelle et apportent un salut éternel. Dériver loin de sa parole, c’est dériver jusque dans les bras de Satan. Cela mène au jugement et à la perdition ; car Dieu exige l’obéissance.

V. 2-4. Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution, comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu, Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté.

L’Éternel et deux anges apparurent à Abraham et lui ont dit : Je reviendrai vers toi à cette même époque, et voici, Sara, ta femme, aura un fils. L’Éternel se souvint de ce qu’il avait dit à Sara, et l’Éternel accomplit pour Sara ce qu’il avait promis. Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. Ge. 21, 1-2. Bien que Sara ait été avancée en âge, Dieu a fait ce miracle. Ce qui avait été dit par l’Éternel et les anges a été confirmé. Ce que Dieu avait dit à propos de Sodome et Gomorrhe s’est tout autant confirmé. Dieu a fait pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu – de par l’Éternel, venant du ciel. Ge. 19, 24.

De la même manière, toutes les paroles de Jésus demeureront, et nous ne pourrons pas échapper si nous négligeons ce grand salut.

V. 5-6. En effet, ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.

Or quelqu’un a rendu quelque part ce témoignage : Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui ?

David dit au Psaume 8 : « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées : Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ?

Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et de magnificence. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds, les brebis comme les bœufs, et les animaux des champs, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui parcourt les sentiers des mers.

Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! »

Tout est soumis au Fils de l’homme. Et si nous souffrons avec lui, nous serons aussi glorifiés avec lui ; car nous sommes membres de son corps – non seulement de son corps terrestre dans les souffrances, mais aussi de son corps de gloire, si nous sommes fidèles et que nous persévérons. Col. 1, 22-23.

Le monde à venir ne sera pas soumis à des anges. Mais quand il introduit le premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent. Hé. 1, 6.

V. 7-9. Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, tu l’as couronné de gloire et d’honneur,

Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui soit soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises.

Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffre la mort pour tous.

C’est parce que Jésus a souffert la mort pour tous qu’il a été élevé au-dessus de toutes choses. Il n’est pas mort d’une mort ordinaire. C’était la mort de sa propre vie, la mort de la volonté propre, la mort de la vie dans ce monde. C’était la mort du péché, la mort du pouvoir de Satan. Et qu’a-t-il rendu possible ? Que la volonté de Dieu soit accomplie dans la chair et le sang. La vie et l’incorruptibilité. La victoire sur le péché, sur la mort et sur tout le pouvoir de Satan, la puissance de la résurrection et l’élévation au-dessus de toute principauté et autorité et de tout nom qui peut être nommé non seulement dans le siècle présent mais encore dans le siècle à venir. Col. 1, 15-20. Ph. 2, 9-11. Ép. 1, 19-23. Et Dieu l’a établi sur tout cela en tant que chef de l’Église.

V. 10. Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élève à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

Dieu a vu qu’il n’en fallait pas moins que cela. Pour que beaucoup de fils puissent être conduits à la gloire à travers et par les souffrances, le premier d’entre beaucoup de frères, le prince de notre salut, devait lui aussi passer par le même chemin. Toutes choses ont été créées par lui et pour lui, c’est pourquoi il a aussi dû aller le plus profondément de tous dans les souffrances, pour être ensuite couronné comme Seigneur de gloire. Il surpasse toute connaissance. Il convenait à Dieu de faire les choses de cette façon, puisque c’est à cause de nous qu’il a renoncé à sa gloire céleste.