Autour de l’Éternel il y a une violente tempête

juin 1936

Autour de l’Éternel il y a une violente tempête

Dieu, Dieu, l’Éternel, parle, et convoque la terre, depuis le soleil levant jusqu’au soleil couchant.

De Sion, beauté parfaite, Dieu resplendit. Il vient, notre Dieu, il ne reste pas en silence ; devant lui est un feu dévorant, autour de lui une violente tempête. Ps. 50, 1-4.

Quand Dieu parle aux habitants de la terre, il le fait depuis Sion, beauté parfaite. Devant lui est un feu dévorant ; car de Sion sort la loi, et elle consume tout ce qui s’oppose à Ses ordonnances. Tout ce qui est impur est consumé. S’approcher de Dieu, c’est entrer dans le feu. Autour de lui il y a une violente tempête. Quand une âme se convertit à Dieu, la tempête se déclare. Les pensées tournent autour du péché qu’on a commis. Le châtiment et la tempête sifflent aux oreilles. Le cœur et l’entendement sont en ébullition. Nous ressentons la tempête de tous les côtés, jusqu’à ce que nous cédions à la volonté de l’Éternel et que nous laissions le feu consumer le sacrifice.

Quand Abraham s’est rendu à la montagne de Morija pour y sacrifier son fils unique, Isaac, la tempête était forte dans son entendement et dans ses pensées. Au même endroit soufflait la tempête sur l’aire d’Ornan, le Jébusien, quand l’épée de l’ange de l’Éternel était dirigée contre Jérusalem, pour détruire la ville. Mais c’est justement à cet endroit que Salomon a bâti la maison de l’Éternel à Jérusalem. 2 Chr. 1 et chapitres suivants.

Nous aussi, nous avons notre Sion, où le feu consume le sacrifice, et une montagne de Morija, où nous devons offrir notre Isaac, ce que nous aimons de tout notre cœur. C’est le lieu où habite l’Éternel, sa beauté parfaite nous y est révélée. Mais hélas, comme la tempête fait rage, quand l’Éternel entreprend de laver les ordures des filles de Sion, et de purifier Jérusalem du sang qui est au milieu d’elle, par le souffle de la justice et par le souffle de la destruction (le feu de la purification). És. 4, 4. Ce n’est qu’une fois que cela a été fait que nous sommes aptes à prendre la place mentionnée dans Hé. 12, 22 : Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance.

C’est facile de lire ces choses ; mais combien n’avons-nous pas dû passer par des tempêtes dans le cœur et l’entendement, avant de trouver un lieu de repos sur cette montagne de Dieu. Combien le feu de Dieu n’a-t-il pas ravagé et consumé toute impureté dans notre cœur, avant que nous devenions assez purs pour pouvoir habiter auprès de Dieu et de tous ses saints sans crainte et sans tremblement. Car les pécheurs sont effrayés dans Sion, un tremblement saisit les impies : Qui de nous pourra rester auprès d’un feu dévorant ? Qui de nous pourra rester auprès de flammes éternelles ? Qui s’y sent tellement bien qu’il ne veut plus jamais s’en éloigner ? Celui qui marche dans la justice, et qui parle selon la droiture, qui méprise un gain acquis par extorsion, etc. És. 33, 14 et versets suivants. Celui-là habitera dans des lieux élevés ; des rochers fortifiés seront sa retraite ; du pain lui sera donné, de l’eau lui sera assurée. Tes yeux verront le roi dans sa magnificence, ils contempleront le pays dans toute son étendue.

Mais avant que tu parviennes à ce lieu, l’Éternel aura fait souffler bien des tempêtes. Le feu t’a apporté de la crainte et du tremblement. Mais maintenant, tout est calme. Hé. 4, 3. Tu es entré dans le repos de Dieu. Tu en as fini avec tes propres œuvres, qui t’ont apporté de la tempête de la part du Seigneur. Maintenant, tu te reposes et tu marches dans les œuvres que Dieu a préparées pour toi, avant les temps éternels. Tu ne t’appartiens plus à toi-même, mais tu es l’œuvre de Dieu. Ép. 2, 10.

Mais à quoi ressemble Sion pour les impies, pour ceux qui ne veulent pas passer par la tempête et le feu, pour ceux qui s’épargnent eux-mêmes et qui épargnent leur propre vie dans ce monde ?

Sur toute l’étendue de la montagne de Sion et sur ses lieux d’assemblées, l’Éternel établira une nuée fumante pendant le jour, et un feu de flammes éclatantes pendant la nuit ; car tout ce qui est glorieux sera mis à couvert. És. 4, 5.

Ils se tiennent à distance et mettent en garde contre les habitants de Sion et leur assemblée, en disant : Prenez garde, voyez toutes ces nuées et ces fumées – ça doit être un vrai enfer et un abîme de se retrouver là-bas. Tu entends la tempête des lieues à la ronde. Et quand c’est la nuit pour l’âme, la montagne de Sion a l’apparence d’un feu de flammes éclatantes. Comme ça doit être terrible de s’y retrouver ! Épargne-toi les nuées, les fumées et le feu ! Eux-mêmes n’entrent pas dans le repos en Sion, et ceux qui étaient sur le point d’y entrer, ils s’efforcent du mieux qu’ils peuvent de les en empêcher. C’est là la loi pour la montagne de Sion et le voile qui couvre tout ce qui est glorieux. Mais ceux qui croient sont comme la montagne de Sion. Ils ne se laissent pas effrayer par l’opprobre, ni attirer par l’honneur ; car ils ont appris que la chair n’apporte rien d’utile. L’honneur est pour ceux qui croient. Mais pour les incrédules, la pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue un rocher de scandale, une pierre d’achoppement rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse pour Dieu. Il est la pierre principale de l’angle, la pierre vivante, et nous sommes invités à nous approcher de lui, pour devenir nous-mêmes des pierres vivantes édifiées pour former une maison spirituelle – un édifice de Dieu. Voilà le temple spirituel de Jérusalem. Il se trouve sur la montagne de Morija, là où tu as sacrifié ton Isaac. 1 Pi. 2, 4 et versets suivants.