Tenir ferme contre les ruses du diable

avril 1936

Tenir ferme contre les ruses du diable

Ép. 6, 11

Il faut que nous soyons conscients du fait que Satan se sert de ruses pour dominer sur nous. Il essaye à de multiples reprises de rendre le combat contre le péché désespéré à nos yeux. Il emploie toutes ses ruses pour nous décourager. Ce qu’il dit semble être vrai et porter la marque de la compassion.

Il te dit : «Ça va mal avec toi, c’est bien pire avec toi qu’avec les autres.» Tu réponds alors : «Oui, c’est sûrement vrai.» Satan continue alors : «Toi qui es tellement misérable, ce n’est même pas la peine que tu penses pouvoir obtenir la victoire sur le péché.» «Non, je ne pense pas non plus», réponds-tu. Tout cela semble tellement logique. Il ne te vient même pas à l’esprit que c’est Satan qui est en train de te parler et de te dérober le peu de choses que tu possèdes.

Il se dit après qu’il faut achever ce travail. «Les autres n’ont pas la victoire non plus », te dit-il. Tu penses alors que c’est une consolation que les autres soient logés à la même enseigne. Satan se dit qu’il s’agit de t’ôter toute la confiance que tu pourrais avoir dans les autres, sinon ils risqueraient de t’aider à te remettre debout. Selon qu’il est écrit : «Deux valent mieux qu’un… Et si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister ; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement.» Éc. 4, 9 et 12.

Satan est un spécialiste quand il s’agit d’insérer un «coin» entre les frères ; il espère toujours pouvoir tirer quelque chose de mal de tout ce qui se passe, alors que Christ, au contraire, en tire quelque chose de bon. Ro. 8, 28.

Nous sommes exhortés à tenir ferme contre les ruses du diable. Di-sons que tu rencontres Satan dans toutes ces circonstances et que tu restes ferme, dans la foi et dans ton action ; il n’abandonne pas pour autant, mais il repasse continuellement à l’attaque, et il se déguise d’une manière de plus en plus rusée, pour que tu ne le reconnaisses pas.

S’il se rend compte qu’il n’arrive pas à te décourager ou à te faire perdre ton zèle, s’il comprend que tu es au courant de ses desseins et que tu comprends ses ruses, il n’abandonne pas pour autant. Il se dit qu’il doit se déguiser d’une autre manière, puisque tu l’as dévoilé dans sa première manière de procéder ; il veut quand même essayer de te tromper. Il revient donc à la charge avec un déguisement tout à fait différent. Il te dit : «Tu te débrouilles bien, il n’y en a pas beaucoup qui sont comme toi.»

C’est justement ce genre de discours que tu aimes entendre ; tu es faible sur ce point, toi qui étais fort dans l’autre domaine. Tu as pris goût à ce genre d’éloges et tu n’as pas reconnu Satan sous ce nouveau déguisement. Satan se dit : «Il faut que je sois prudent si je veux réussir». Il laisse donc passer un peu de temps, puis il te flatte une nouvelle fois ; tu y prends plaisir et tu ne reconnais pas le diable. Les autres se rendent aussi compte que tu aimes les flatteries.

C’est ton zèle pour devenir quelque chose en Christ que Satan a ainsi utilisé pour te tromper, et il a réussi à se rendre méconaissable à tes yeux. Il a éveillé l’orgueil en toi par ses ruses. «Tu es un prophète, ou une prophétesse», dit-il, «Tu es sûrement quelque chose de plus que les autres». Tu te dis alors : «C’est vrai ! J’espère que les autres le comprendront ; il faut que je le leur fasse comprendre.»

À partir de ce moment-là, tu as commencé à te servir toi-même au lieu de servir Dieu. C’est sûrement ce chemin-là qu’avait emprunté Jézabel, et elle est aujourd’hui un exemple qui nous a été donné pour nous mettre en garde et pour nous inspirer de la crainte. Ap. 2, 20–23.

Il faut sacrifier la nouvelle créature, qui, en l’occurrence, peut être comparée à Isaac. Tu dois monter sur la montagne de Morija, comme Abraham. Là, Dieu te rencontrera et te dira : «Maintenant je vois que tu m’aimes plus que toute autre chose.» Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Ép. 6, 11.