Celui qui vaincra

octobre 1936

Celui qui vaincra

[À celui qui vaincra] je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. Ap. 2, 7.

Il y a beaucoup d’arbres dans le paradis de Dieu, y compris des arbres de la connaissance. On peut manger de tous ces arbres, et l’homme psychique se remplit de connaissance. Les prêtres et les pasteurs affluent sous les arbres de la connaissance, dont ils tirent leur nourriture. Mais personne n’a accès à l’arbre de vie, à part celui qui vainc. On s’en rend bien compte en pratique, quand on voit et qu’on entend des dirigeants religieux réagir contre la lumière de vie, allant jusqu’à la haine et la persécution. Et c’est bien à cela qu’ils sont destinés, puisqu’ils rejettent la pierre angulaire principale de leur édifice spirituel. Il en va de nos jours comme du temps de Christ.

Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir (ne sera pas abîmé par, trad. norvégienne) la seconde mort. V. 11.

La seconde mort, c’est l’étang de feu. Nous sommes abîmés par la seconde mort dans les domaines où nous ne vainquons pas. Nous ne parvenons pas parfaits et entiers à la résurrection. L’acception de personnes, la cupidité, l’infidélité dans la prédication de la Parole, etc. – toutes ces choses sont consumées. Elles ne résistent pas au feu du jugement, et nous sommes abîmés par la seconde mort. Nous ne pourrons jamais, de toute l’éternité, retrouver ce que nous aurons perdu. La seconde mort nous l’aura dérobé. Voilà pourquoi c’est tellement indispensable de vaincre. Il est attendu de nous que nous entendions ce que dit l’Esprit, et que nous soyons obéissants. Par la moindre infidélité, nous nous abîmons nous-mêmes. Et nous sommes récompensés pour la moindre fidélité. Nos œuvres nous sont données comme un bien éternel. Mais les œuvres que nous aurions dû faire et que nous n’avons pas faites, sont perdues pour l’éternité. Nous sommes abîmés par la seconde mort. Si nous marchons dans l’obéissance de la foi, nous prendrons possession de toutes les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous, afin que nous y marchions. Nous serons ainsi parfaits et entiers pour toute l’éternité. Je parle ici de personnes qui marchent sur la voie de Dieu et qui se chargent chaque jour de leur croix. Ceux qui vivent quotidiennement dans le péché n’ont pas un seul jour de victoire. Tout est consumé par la seconde mort, même si le pardon leur est accordé. Ils sont sauvés tout nus, comme au travers du feu. Ils ne pourront emporter aucune œuvre dans l’au-delà. Ils sont complètement et entièrement abîmés par la seconde mort, l’étang de feu.

[À celui qui vaincra] je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit. V. 17.

La manne cachée est donnée à toute personne qui obéit à la Parole et à l’Esprit. La manne cachée donne de la force de vie. Le caillou blanc est la foi ferme comme le roc qui est donnée à tous ceux qui sont vainqueurs. Le caillou est blanc (pur) et dur. Seul celui qui reçoit ce caillou ressent qu’il est un avec lui. Le nom de la personne et le caillou sont un ; car c’est sa foi. Nul autre ne connaît le nom sur le caillou.

[À celui qui vaincra] je donnerai autorité sur les nations ; il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile. V. 26-27.

La volonté propre est dure, et il faut une verge de fer, un régime de fer, pour la briser. Si on veut que Christ dirige, il faut que toutes choses et tout le monde se courbe devant sa volonté. La verge de fer brisera alors le système de partis, qui vient de Satan ; car il y aura un seul troupeau et un seul berger. Tout orgueil et toute acception de personnes seront brisés par la verge de fer. Celui qui vainc s’est laissé lui-même briser par la verge de fer de l’Esprit, dans la vie ici-bas ; c’est pourquoi il recevra autorité sur les nations dans la vie à venir.

Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. Chapitre 3, v. 5.

Et il lui a été donné (à l’Épouse) de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. Ap. 19, 8.

Les vêtements blancs sont le résultat de l’obéissance de la foi sous les effets de l’Esprit. Celui qui vaincra recevra forcément des vêtements blancs. Vaincre, c’est vaincre sa propre volonté et sa propre personne, pour que la volonté de Dieu puisse régner dans notre vie. Combien ils se trompent eux-mêmes, et trompent d’autres personnes, ceux qui prétendent que puisque Jésus a vaincu, il a fait la volonté de Dieu à notre place et que nous n’avons pas besoin de la faire ! Non ! il a vécu dans la volonté de Dieu pour frayer pour nous une route nouvelle et vivante au travers du voile, qui est sa chair. Sur cette route, nous pouvons manger de la manne cachée, nous recevons le caillou blanc et nous prenons possession de la verge de fer pour diriger les nations. La fidélité et la persévérance sur cette route nous donnent des vêtements blancs et nous donnent le droit de marcher avec Jésus revêtus de vêtements blancs. En tant que tels, Dieu n’efface jamais nos noms du livre de vie. Le nouveau nom sur le caillou en est la garantie.