La conférence du Nouvel An à Oslo

février 1934

La conférence du Nouvel An à Oslo

Un grand nombre d’amis venus de tous côtés étaient réunis, et il y a eu beaucoup de témoignages bénis. La sagesse de Dieu pénètre partout. Plusieurs étaient par ailleurs attristés selon Dieu et ils ont demandé l’intercession, pas publiquement mais silencieusement, chacun pour soi. Que Dieu leur accorde ce que leur cœur a demandé. Nous ne mentionnerons ici que quelques-unes des pensées qui ont été exposées à la conférence :

Quand une personne obtient le pardon de ses péchés et qu’elle a été baptisée du Saint-Esprit, elle est entièrement équipée par Dieu pour creuser dans le corps de Christ, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. Remarque bien qu’il est dit qu’ils sont « cachés ».

Prenons une image : Pendant des siècles, les Indiens d’Amérique ont passé leur temps sous leurs palmiers. Ils entendaient les chutes du Niagara dévaler la pente de la montagne en grondant. Ils vivaient de gibier et, pour le reste, ils ne se souciaient de rien d’autre que des guerres qui opposaient une tribu à l’autre.

Celui qui n’a rien à faire après être entré en Christ a la même attitude. Il ressemble aux Indiens indigènes d’Amérique. Les sources de pétrole sont dans la terre ; mais les Indiens ne creusent pas. De l’argent et de l’or dans les montagnes, mais ils ne les recherchent pas. Dieu a donné à la terre l’ordre de produire toutes sortes de fruits et de céréales ; mais les Indiens ne cultivent pas leur terre. Ils ne doivent rien faire. Dieu a tout fait.

C’est exactement l’attitude de la majorité des chrétiens aujourd’hui. Ils ne doivent rien faire, car Dieu a tout fait. De cette façon, ils se trompent eux-mêmes. De la même manière que toutes les choses glorieuses sont cachées dans la terre et dans les montagnes d’Amérique, tous les trésors de la sagesse et de la science sont cachés en Christ.

Quand les Européens sont arrivés en Amérique, ils se sont mis à creuser dans la terre et dans les montagnes. Ils ont découvert des sources de pétrole, de l’or et de l’argent. Les chutes d’eau sont devenues une force motrice pour les usines, et la lumière électrique a éclairé tout le pays. Les vieux Indiens ont dû se déplacer de plus en plus vers l’intérieur du pays ; car les colons ont acheté leur pays. Leur nombre a diminué et leur manque de connaissance les a rendus incapables de s’engager dans une quelconque concurrence.

Les Indiens d’Amérique n’ont pas compris le temps où ils ont été visités. Il en va de même avec les chrétiens aujourd’hui. La paresse, le manque d’envie de se mettre à l’œuvre, l’enseignement de faux docteurs qui prétendent que c’est de l’esclavage d’être actif en Christ pour creuser et chercher des trésors cachés, tout cela fait qu’ils périssent dans un pays où coulent le lait et le miel. On reste assis sous sa tente pendant toute sa vie, sur une terre où il suffirait de creuser quelques mètres pour que les sources de pétrole les plus abondantes jaillissent, si seulement on voulait bien planter la bêche dans le sol. Mais l’ignorance les maintient dans la pauvreté.

À combien de reprises n’avons-nous pas entendu que nous ne pouvons absolument rien faire ? Et pourtant, Paul dit : Je puis tout par Christ qui me fortifie.

Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église (comme tête de toutes choses, trad. norv.), qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. Ép. 1, 22. Il faut comprendre par là que si Jésus-Christ a été donné comme tête de toutes choses, il a l’intelligence de toutes choses. Et si nous devons croître en celui qui est la tête de toutes choses, nous recevrons aussi l’intelligence de toutes choses. C’est pourquoi il faut chasser cette idée stupide qui veut que nous ne sachions rien et ne fassions rien. C’est comme si Adam et Ève et la race humaine auraient dû s’estimer contents dans toute leur ignorance. Comment auraient-ils pu exploiter la terre et tout ce qu’elle renfermait ? C’est la volonté de Dieu que nous exploitions tout ce qu’il a enfoui dans la terre et dans l’air ; car la sagesse infiniment variée de Dieu est ainsi révélée et il devient grand à nos yeux. Quand nous creusons dans le corps de Christ, dans lequel tous les trésors de la sagesse et de la science sont cachés, Christ devient grand, et Dieu devient très grand, lui qui a pu investir une œuvre de sagesse aussi puissante en Christ.

Mais la doctrine de Satan continue à prospérer : « Tu n’as rien à faire. C’est de l’esclavage. » Alors que la doctrine de Christ dit ceci : Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Ph. 2, 12-13.

On a aussi témoigné à propos du sel

Car toute offrande sera salée de sel et tout homme sera salé de feu. Mc. 9, 49. Le sel signifie « tout ». Ton offrande doit être salée, il faut que ce soit un sacrifice entier. Nous salons ce qui doit être mis de côté. Le cœur doit être séparé de l’offrande ; celle-ci est alors salée.

Quand nous salons quelque chose, nous le frottons entièrement avec du sel. Ensuite, nous le conservons. Les offrandes que nous faisons selon les indications du Seigneur sont salées. Elles sont gardées pour le jour de la révélation de Dieu et de Christ, lorsque chacun sera récompensé selon ses œuvres.

Tout homme sera salé de feu. Il faut qu’il soit frotté de sel pour être conservé pour la vie éternelle, et il faut qu’il soit frotté de feu pour que les derniers restes de méchanceté soient consumés.

L’épouse

Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’agneau. Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la grande ville, la sainte Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Ap. 21, 9-10.

La nouvelle Jérusalem est donc l’épouse. La Jérusalem d’en haut est notre mère. Nous sommes nés d’en haut par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. Nous nous sommes approchés de la montagne de Sion, la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste. Hé. 12, 22. Nous sommes donc des habitants nés dans la ville qui descend du ciel. Considère combien la sagesse et la force de Dieu sont grandes pour nous qui croyons !

Elle avait une grande et haute muraille. Personne ne pouvait passer par-dessus la muraille. Rien d’impur ne doit entrer en elle. La muraille avait douze portes, et chaque porte était une perle. Et la ville était dans un carré, sa longueur, sa largeur, et sa hauteur étaient semblables. La ville est donc cubique. Le christianisme de l’épouse est aussi cubique. Il va dans les profondeurs. Cela a du sens, et cela peut se comprendre ; car Christ ne veut pas avoir une épouse superficielle, qui ne le comprend pas. Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout puissant est son temple, ainsi que l’agneau. Nous voyons ici à nouveau l’entendement de l’épouse. Elle n’a pas besoin de ces édifices religieux élevés et précieux. Dieu et l’Agneau lui suffisent pour le temps et l’éternité. Mais le vieil homme religieux et vaniteux veut avoir des églises, de belles églises, de hautes flèches, de grandes cloches et de beaux vitraux aux fenêtres. Cela montre clairement ce qu’on admire et adore. L’épouse, en revanche, a un tout autre entendement. Dieu et l’Agneau sont son temple, qu’elle se trouve au grenier ou à la cave.

Les nations marcheront à la lumière de la ville. Et ce n’est que justice. Les nations qui ne supportent pas la lumière de Dieu et de l’Agneau doivent avoir une lumière plus faible, et elles la reçoivent en effet : Elles marcheront à la lumière de la ville, à la lumière de l’épouse.

À notre époque, elles méprisent la lumière de l’épouse. Combien leur surprise sera grande dans l’éternité, quand elles seront contraintes de marcher à la lumière qu’elles ont méprisée ici. Ce sera à peu près comme pour les Juifs qui ont méprisé Jésus, mais qui devront reconnaître dans toute l’éternité qu’il est un Seigneur qui sert à la gloire de Dieu le Père. Dieu met les choses sens dessus dessous. Car l’homme se corrompt dans ce qu’il sait naturellement. Jude v. 10.

Beaucoup d’autres choses ont aussi été dites à la conférence, mais ces lignes ont été écrites pour indiquer la direction spirituelle – la direction de l’épouse.