La guérison divine

octobre 1934

La guérison divine

La prière de la foi aidera le malade (trad. norv.) et le Seigneur le relèvera. Ja. 5, 15.

Ici il est dit clairement que la prière de la foi va aider le malade. L’incrédulité et le doute sont donc exclus. La plupart du temps nous croyons que la maladie sert à notre salut, ou à notre sanctification. Mais nous devons y réfléchir de plus près. À cause du péché, la maladie et la mort sont venues dans le monde. La maladie et la mort n’ont donc pas une origine divine, et elles ont leurs racines dans le péché. Or, Jésus est venu pour détruire le péché par son sacrifice ; si donc le péché est détruit, ses conséquences le sont également. À la place de la mort, Jésus-Christ a instauré la vie et la paix – une vie éternelle. Le corps est le temple du Saint-Esprit. Si le corps est malade, on est également paralysé quant au service spirituel.

Jacques fait une différence entre la souffrance et la maladie. Quelqu’un d’entre vous est-il dans la souffrance ? Qu’il prie ! Ces souffrances sont des situations difficiles dans la vie, des circonstances que l’on doit combattre et traverser victorieusement. Ces souffrances servent à notre sanctification. Avec la maladie, il en va autrement. Si la cause de la maladie est manifeste, et si nous trouvons que nous en sommes nous-mêmes responsables, et que nous nous jugeons nous-mêmes, la maladie perd alors son pouvoir sur nous.

Lisons dans 1 Co. 11, 30-31. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.

Dieu châtie par la maladie, à tous les stades de la sanctification. C’est pourquoi, si tu n’as pas encore eu de châtiment sous cette forme, ne t’imagine pas que tu aies plus de crainte de Dieu que celui qui est malade. Il se peut que dans un mois ou peut-être un an ce sera ton tour ! Il se trouve que tu ne peux pas encore supporter la maladie ; c’est pourquoi la grâce de Dieu repose sur toi. Mais lorsque le temps sera venu, ton orgueil, ta soif d’honneur, ta gloutonnerie, ta cupidité ou quoi que ce soit d’autre, se manifesteront clairement dans ta maladie. Et même si personne d’autre ne comprend rien à ta maladie, toi-même tu en sauras la cause. Si alors nous nous jugeons nous-mêmes, la maladie perdra ses racines, et elle ne pourra pas subsister. Elle aura ainsi fait un travail utile.

Nous sommes jugés par la maladie et châtiés par le Seigneur parce que nous ne savons pas discerner le corps du Seigneur. Le mot « discerner » indique qu’on fait une distinction entre deux choses. On fait une différence entre le corps du Seigneur et notre propre corps. Le Seigneur tenait son corps en bride, c’est pourquoi nous devons, nous aussi, tenir notre corps dans la servitude. Si nous dépassons la mesure en ce qui concerne le manger et le boire, nous ne tenons pas notre corps dans les mêmes dispositions que le Seigneur avait tenu le sien. C’est une des raisons pour laquelle la maladie peut venir et par laquelle nous devons nous juger nous-mêmes.

D’innombrables choses peuvent provoquer la maladie. Par exemple la cupidité. On prend sur soi plus de travail que le corps ne peut supporter, et on tombe malade. Ce genre de choses cause une quantité de maladies et beaucoup de jugements. C’est pourquoi si nous nous jugions nous-mêmes... C’est pourquoi il est nécessaire de recevoir la lumière de Dieu et sa connaissance. Une femme, par exemple, peut serrer fortement son corset pour avoir une silhouette svelte et plaisante, si bien qu’elle finit par avoir des douleurs au ventre et par tomber malade. La cause directe de cette maladie est la vanité. Ces choses peuvent encore sévir longtemps après que l’on est venu à la foi. La cause en est un manque de lumière et une vanité héritée de nos pères. On pourrait citer ainsi d’innombrables exemples. Mais soyons prompts à nous juger nous-mêmes, nous en serons d’autant plus vite guéris.

C’est évidemment une chose facile pour Dieu de nous guérir ; ce qui est beaucoup plus difficile c’est de nous amener à reconnaître notre propre péché. Ce ne sont pas nécessairement des œuvres manifestes de la chair, ce sont peut-être des péchés de l’homme intérieur caché, qui s’opposent à la vie cachée avec Christ en Dieu.

Si quelqu’un parmi vous est malade, qu’il appelle les anciens de 1’Ég1ise, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur. Ja. 5,14.

Pourquoi en appeler justement aux anciens de l’Assemblée ? Chacun peut prier, en fait. Certes, cependant, le Seigneur fait toujours un double, voire un triple travail ! Par ce biais, il lie l’Assemblée aux anciens. Et puis, ceux qui sont les colonnes et l’appui de la vérité ont un meilleur contact avec l’Assemblée. Enfin, les anciens de 1’Église, ceux qui prêchent la Parole, peuvent mieux que n’importe qui d’autre expliquer le mystère de la guérison. La confiance des malades envers les anciens, et, à travers eux, envers Christ, va en augmentant, lorsque Jésus guérit leur maladie par l’imposition des mains et la prière des anciens.

Jésus ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Luc 9,1.

Après avoir rassemblé les douze, nous pouvons être sûrs que Jésus leur a donné des instructions sur la manière de guérir. En effet, l’ignorance ne permet de progresser ni dans les choses terrestres, ni dans celles qui appartiennent au royaume de Dieu.

C’est pourquoi nous devons prier et encore prier. Par la prière nous recevons de la lumière, par la prière nous recevons le pardon des péchés, et par la prière nous recevons également la guérison. Mais sans prière nous ne recevons rien. Vous ne recevez pas, parce que vous ne priez pas. Priez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez !

Si la guérison ne vient que lentement, c’est parce que la connaissance de soi-même vient, elle-aussi, lentement. Il en est ainsi de tout châtiment. Mais le Seigneur n’est pas lent quant à l’accomplissement de ses promesses. Mais presque toujours, c’est nous qui sommes lents, lorsqu’il s’agit de remplir les conditions.