L’onction, le corps et l’ombre
Pour vous, vous avez reçu l’onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance. 1 Jn. 2, 20.
L’onction est un don du souverain sacrificateur, répandu sur l’âme croyante, qui fait partie du sacerdoce de Christ. Elle vient de « celui qui est saint », c’est-à-dire Christ, l’Oint. L’onction est composée de beaucoup d’ingrédients, à savoir : amour, grâce, vérité, longanimité, tolérance, persévérance, force, connaissance c.-à-d. sagesse. « Celui qui est saint » doit nous avoir donné tout cela, pour que nous ne nous laissions pas séduire. Lire dans ce contexte les versets 26 et 27. Tout enseignement qui s’éloigne de l’onction et de ce que nous avons entendu dès le commencement ne vient pas de Dieu.
L’onction nous enseigne toutes choses, et nous n’avons pas besoin de quelqu’un qui nous enseigne quoi que ce soit. Cela signifie que nous n’avons pas besoin d’apprendre quoi que ce soit en dehors de l’onction (de la part de ceux qui veulent nous séduire) ; mais dans l’onction, Christ, l’Oint, nous a donné des prophètes, des évangélistes, des bergers et des docteurs, pour le perfectionnement des saints, en vue de l’œuvre du ministère, pour l’édification du corps de Christ. Ép. 4, 11-16. Contentez-vous de demeurer en Lui, selon les enseignements qu’elle vous a donnés.
À notre époque, il y a beaucoup d’enseignements qui visent à lier la conscience et à emprisonner les hommes sous l’esclavage des enseignements partisans. Tout cela dévie de l’onction et de la simplicité en Christ. Cela lie les hommes avec des commandements et des règles qui n’ont rien à voir avec Christ. On s’éloigne ainsi de l’onction et de ce qu’on a entendu dès le commencement, et on se retrouve prisonnier de conceptions humaines et de théories religieuses qui n’ont rien à voir avec Christ et avec son onction. C’est la raison de toute la sécheresse extrême que l’on constate. Mais l’Écriture dit : Comme vous avez reçu Christ, marchez en lui. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. 2 Jn. v. 9.
À toutes les époques, on a parlé mal de la voie de Dieu ; mais on ne dit mot habituellement de toutes les voies détournées. C’est une nouvelle preuve du fait que le monde entier est soumis au mal, et que la prostituée fait des ravages parmi les chrétiens, qui ne sont pas capables de faire la différence entre « la Voie » et « les voies détournées ».
Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. Col. 2, 16-17.
En lui habite toute la plénitude de la divinité, et nous avons notre plénitude en lui.
Nous n’avons pas besoin de tous ces commandements sur le manger et le boire, sur les nouvelles lunes et les sabbats. Nous avons été placés dans le corps de Christ, qui porte en lui aussi bien les fêtes que les sabbats ; c’est le corps qui projetait l’ombre. Étant maintenant baptisés d’un même Esprit pour former un seul corps avec lui, et ayant reçu la compréhension de ce qu’est le « corps » lui-même, combien nous serions insensés si nous nous tournions à nouveau vers l’ombre du corps.
Quand une femme se fiance à un homme, elle ne se fiance pas à l’ombre de l’homme. Et quand elle se marie et devient une seule chair avec l’homme, elle ne se contentera certainement pas de devenir une chair avec la seule ombre de l’homme.
Mais c’est justement ce dont on se contente quand on prêche au sujet du manger et du boire, des nouvelles lunes, des fêtes et des sabbats. Si par exemple un homme marié avait une femme qui restait fidèle à son ombre mais qui ne voulait rien avoir à faire avec l’homme lui-même, ce serait une raison légitime de demander le divorce. Il en va de même dans le domaine spirituel. On est séparé de Christ quand on s’en tient à la loi, qui est l’ombre ; car son épouse doit être une même chair avec lui, et pas seulement une ombre.
Dieu a formé un corps pour Christ, et c’est au travers de la chair de ce corps que la route nouvelle et vivante a été frayée. Cette route n’a pas été frayée au travers de l’ombre. Ceux qui s’en tiennent à l’ombre plutôt qu’au corps ne marchent donc pas non plus sur la route nouvelle et vivante. Nous ne pouvons donc pas avoir de communion avec eux. Car Christ est le sauveur de son corps, pas de son ombre. Il est le Médiateur d’une nouvelle alliance, et cette alliance se trouve dans le corps et pas dans l’ombre du corps. Nous qui croyons, nous entrons dans le repos. Le repos se trouve dans le corps, pas en dehors du corps. Toute la connaissance et toute la sagesse se trouvent dans le corps. Mais tout péché se trouve en dehors du corps. 1 Co. 6, 18.
On trouve le sang de l’alliance dans le corps. Mais dans l’ombre, il n’y a pas la moindre goutte du sang de Christ ; c’est pour cela qu’on avait besoin de recourir au sang de veaux et de boucs.
Nous avons été baptisés d’un même Esprit pour former un même corps avec lui. Dans ce corps, nous trouvons les lois de la nouvelle alliance, et si nous prenons les choses avec exactitude dans notre vie, et que nous résistons au péché jusqu’au sang, la vie de Christ sera manifestée dans notre chair mortelle. Le chemin passe au travers de la chair, et nous ferons l’expérience que ce chemin est étroit. Nous aurons largement part aux souffrances de Christ tout au long de ce chemin. C’est là Christ manifesté en chair et la communion des souffrances de Christ.
Ceux qui s’en tiennent à l’ombre s’en sortent à bon compte ; mais ils se privent par là de souffrir avec lui pour être glorifiés avec lui.