La loi, le médiateur et le feu
Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vienne la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur. Ga. 3, 19.
Du côté historique, nous voyons que la loi s’appliquait jusqu’à ce que vienne Christ. Ensuite, Israël a été dispersé tout autour de la terre, car ils ne l’ont pas reçu.
Si nous regardons le côté spirituel de cette affaire, l’Esprit de Dieu fait sur nous l’effet d’une loi aussi longtemps que nous sommes des transgresseurs. La loi a en effet été donnée à cause des transgressions. L’Esprit convainc de péché, parce qu’on ne croit pas en lui. De justice parce qu’il s’en est allé au Père. De jugement parce que le prince de ce monde est jugé. L’Esprit de Dieu a englobé les caractéristiques de la loi, et même plus que cela ; en effet, Jésus n’est pas venu pour abolir la loi, mais pour l’accomplir. Quand l’Esprit de Dieu a affaire à des transgresseurs, il agit comme la loi le ferait, jusqu’à ce que l’âme se convertisse à Christ, pour que ce soit lui qui puisse produire le vouloir et le faire. À partir de ce moment-là, la condamnation disparaît. Pourquoi donc ? Parce que nos propres œuvres et nos propres initiatives disparaissent. On vit sous l’inspiration de l’Esprit. Et il n’y a pas de condamnation pour ceux qui vivent selon l’Esprit et qui se laissent pousser par l’Esprit. Mais il y a une condamnation pour celui qui se laisse diriger par sa propre chair et par ses propres convoitises.
Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Ro. 8, 10.
Jésus-Christ est le Médiateur. Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul. Ga. 3, 20. Jésus-Christ est un médiateur entre Dieu et l’homme. Nul ne peut venir au Père, si ce n’est par le Fils. Le chemin vers le Père passe par le Fils, et il passe par la chair du Fils. Car une route nouvelle et vivante a été inaugurée pour nous au travers du voile – Sa chair. C’est-à-dire à travers la volonté propre du Fils selon la chair. Car il n’est pas venu pour faire sa propre volonté, mais celle du Père. Jn. 6, 38 et 5, 30. Il faut croire cette parole ; c’est en effet la parole de la foi que nous annonçons. De même que le Fils ne pouvait rien faire de lui-même, mais seulement ce qu’il entendait du Père, nous non plus nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes. Nous devons écouter et comprendre les injonctions de l’Esprit, et agir en conséquence. Le Père et le Fils n’approuvent rien d’autre. Mais ces injonctions de l’Esprit s’opposent frontalement à la chair, à l’inimitié. Dieu choisit ici ses sacrifices, et le feu de Dieu les consume. C’est pourquoi Jean-Baptiste a dit que Jésus allait les baptiser du Saint-Esprit et de feu. L’Esprit nous conduit à la vérité sur nous-mêmes, au sacrifice ; mais c’est le feu qui le consume. Si nous avons reçu l’Esprit mais que nous voulons échapper au feu, nous ne sommes pas agréables à Dieu. C’est le feu de Dieu qui doit consumer notre propre vie. Si quelqu’un se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui, dit le Seigneur. Dieu est un feu dévorant. Le ministère du Médiateur est de nous conduire au feu dévorant, à Dieu lui-même. Jésus est le « Chemin », et le « Chemin » mène au feu. C’est là que l’impureté est consumée. Nous ne supportons pas tout le feu d’un seul coup, c’est pourquoi nous sommes conduits peu à peu au feu avec nos sacrifices. Et c’est Dieu lui-même qui choisit le sacrifice.
Aussi bien l’Esprit que le feu étaient liés au corps de Christ aussi longtemps qu’il marchait ici-bas sur terre. Car il était le sacrifice lui-même. C’est pourquoi il dit : Il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous. Il dit aussi : Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ?
Mais maintenant, nous pouvons offrir nos corps comme un sacrifice agréable à Dieu, ce qui est de notre part un culte raisonnable (un culte spirituel, autres traductions). Ro. 12, 1. Aussi bien l’Esprit que le feu ont été envoyés sur terre. Mais il y en a beaucoup qui reçoivent l’Esprit, mais qui fuient le feu. C’est pourquoi il n’y a pas de culte spirituel, ni de formation de personnes spirituelles. C’est par l’Esprit et le feu qu’on perd sa vie. Ensemble, ces deux sont aussi appelés : L’Esprit qui juge et qui consume. Car c’est par le feu que l’Éternel exerce ses jugements. És. 66, 16. Le Seigneur va laver les ordures des filles de Sion, et purifier Jérusalem du sang qui est au milieu d’elle, par le souffle (l’esprit, autres traductions) de la justice et par le souffle de la destruction (le feu). És. 4, 4.
Ce n’est pas la connaissance du pouvoir purificateur du feu qui nous purifie. Mais nous sommes purifiés quand nous nous jugeons nous-mêmes et que nous laissons le feu de Dieu consumer notre rébellion.
Celui qui se soustrait au feu garde son ver pour le feu. C’est ici que se trouve le ver qui ne meurt point et le feu qui ne s’éteint point. C’est la seconde mort. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie de l’Agneau fut jeté dans l’étang de feu. On s’est soustrait au feu qui devait consumer le sacrifice. De ce fait, on a gardé sa vie dans ce monde, au lieu de la perdre.
Comme il est nécessaire d’aimer le Seigneur et de garder ses commandements ! Le commandement que nous gardons nous conduit au feu. Il nous mène au Père, qui est un feu dévorant. Celui qui a été purifié par le feu supportera plus tard le feu et pourra marcher dans le feu. Il n’y aura pas d’étang de feu pour lui. Mais celui qui fuit le feu en fera un jour connaissance comme étang de feu. Car tout ce que Dieu fait est très naturel.
Soyons donc des sacrificateurs de Dieu, toujours à notre poste à l’autel avec nos propres sacrifices, ce que nous trouvons en nous-mêmes, et Dieu répondra par le feu que Jésus-Christ a apporté sur terre.
Voilà la vraie piété, cachée depuis le début des temps et des générations, mais révélée maintenant à tous ceux qui aiment Dieu et qui ne se retirent pas.