Jézabel

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Jézabel est un nom affreux, qui désigne quelque chose d’affreux. Elle vivait du temps d’Élisée ; elle vivait du temps des apôtres ; elle a vécu à toutes les époques, et elle vit encore aujourd’hui. On a de bonnes raisons de s’attendre à la rencontrer dans toutes les assemblées. En ce qui me concerne, je l’ai rencontrée à plus d’un endroit. L’ange de l’assemblée (son dirigeant, son berger) a la responsabilité de veiller à ce qu’elle ne puisse pas régner, à ce qu’elle soit découverte et dévoilée.

Ce qu’elle veut, c’est régner. Elle veut avoir le pouvoir, pour séduire les serviteurs du Seigneur et les saints, et les pousser à l’adultère spirituel et à l’idolâtrie spirituelle. C’est elle-même qui veut être aimée, et c’est elle – et ce qui lui semble bon – qui veulent être l’idole. Elle veut être considérée comme prophétesse, ou comme une servante remarquable du Seigneur, une étoile spirituelle scintillante. Il faut qu’on la révère, qu’on prenne conseil auprès d’elle, qu’on tienne énormément compte d’elle, et qu’on l’admire. Il faut qu’on s’abandonne à elle. Elle veut dominer sur les âmes, et pouvoir les traiter à son gré. Elle souffre de soif de pouvoir et du désir de jouir spirituellement. Une fois qu’on s’est fait prendre dans les filets d’une telle personne, et qu’on s’est peu à peu habitué à l’adultère spirituel, il faut peu de choses pour que cela se transforme petit à petit en adultère charnel.

Elle a souvent une forte personnalité et de l’éloquence, ainsi que des dons spirituels remarquables. C’est justement à cause de cela qu’il est facile de se laisser séduire par elle et de la considérer comme une prophétesse. On a alors vite fait de lui vouer une confiance aveugle et de fermer les yeux, complètement ou à moitié. Jézabel développe alors peu à peu ses points de vue (sa doctrine), on est égaré sans s’en rendre compte, et on finit dans son filet. Ce filet est tellement solide qu’on a beaucoup de mal à s’en sortir, même si des témoins fidèles viennent éclairer la situation.

Elle veut régner ; elle enseigne. . Si on s’en tient strictement à la Parole, on est toujours gardé. Une femme ne doit pas enseigner ou prendre de l’autorité. . Si on s’en tenait à cette parole, on serait pour toujours délivré de ses pièges et filets, sans avoir besoin de plus d’explications. Nous avons ici un exemple remarquable de l’intérêt qu’il y a à obéir à la Parole, et aux risques qu’on encourt en faisant le contraire. L’Écriture parle aussi bien de ceux qui ont « des regards hautains » que du fait d’avoir « les yeux pleins d’adultère ». On peut donc lire dans les yeux aussi bien la soif de pouvoir que l’adultère. L’œil est la lampe du corps.

Il peut y avoir des grandes ou des petites Jézabel. Elle peut régner sur des assemblées entières, ou sur de grandes parties d’assemblées, ou elle peut ne régner que sur quelques personnes ou sur une seule. J’ai vu des exemples de tout cela. On a tendance à faire preuve de trop de prudence à l’égard de ces âmes infidèles, dans l’espoir que la situation n’est pas aussi mauvaise qu’elle en a l’air. Il vaut mieux les mettre à l’épreuve, le plus tôt possible, et en tout cas il faut rester très vigilant envers elles. Il ne faut pas redouter de se trouver dans une situation pénible, car si on laisse les choses aller trop loin, la situation devient encore bien plus pénible.

On peut se poser des questions à l’égard de toute femme qui veut être considérée comme prophétesse ou comme spirituelle, sans être revêtue de l’esprit doux et paisible et sans être soumise, comme le disent les Écritures. Il en va de même de toutes celles qui ont leurs propres opinions sur les choses ou qui font un quelconque travail « à leur propre manière » dans l’assemblée. Il est alors toujours probable que des tendances de Jézabel sont en train de se développer.

En tout cas, cela ne fait jamais de mal d’être vigilant et de mettre ces personnes à l’épreuve.