Ce que nous croyons

octobre 1932

Ce que nous croyons

Il peut être bon, à cette époque incrédule et agitée, de faire savoir ce que nous croyons réellement, surtout que les yeux de beaucoup commencent maintenant à s’ouvrir et qu’ils voient qu’ils ont été maintenus pendant des années dans l’obscurité, parce qu’ils n’ont pas marché dans la lumière de Dieu, ou parce qu’ils ont eu aveuglément confiance dans des conducteurs aveugles qui ont donné une image faussée de la façon dont nous exposons la Parole de Dieu.

1. Nous croyons en un Dieu et Père tout-puissant, en son Fils Jésus-Christ et au Saint-Esprit.

2. Nous croyons que Jésus-Christ a été conçu par le Saint-Esprit et qu’il est né de la vierge Marie, comme le disent les Écritures.

3. Nous croyons que puisque les enfants participaient à la chair et au sang, il fallait nécessairement qu’il y participe, lui aussi, pour qu’il puisse nous venir en aide dans notre détresse et nous sauver de notre chute ; car ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais à des hommes, à la postérité d’Abraham. Hé. 2, 14-15.

Tentations

4. Nous croyons que Jésus a été tenté exactement comme nous dans les jours de sa chair, du fait qu’il avait revêtu une chair humaine à cause du péché. Mais nous croyons qu’il a vaincu dans toutes les épreuves, parce qu’il n’avait pas un père terrestre, mais avait été conçu par le Saint-Esprit. Par la force de l’Esprit, il a pu vaincre ainsi dans toutes sortes de tentations et d’une façon tellement complète qu’il n’a pas été trouvé de fraude dans sa bouche et que personne n’a non plus été en mesure de le convaincre de péché. Hé. 4, 15. Jn. 6, 38.

Nous croyons que Jésus a remporté sa grande victoire en souffrant selon la chair, dans laquelle il était né de la postérité de David. Ro. 1, 3. Hé. 2, 10. Nous croyons qu’il a traversé toute la chair en passant par la souffrance et qu’il a ainsi condamné tout le péché dans la chair. Ro. 8, 3. Il a pu ainsi frayer une route nouvelle et vivante au travers du voile, qui est sa chair. Cette œuvre a commencé dès que Jésus a appris à distinguer le bien du mal, et elle a été achevée sur la croix de Golgotha, lorsqu’il s’est écrié : Tout est accompli. Le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint s’est alors déchiré de haut en bas. Une route (un chemin) qui menait jusqu’au Père avait alors été frayée au travers de la chair. Chemin du renoncement à soi-même, chemin de la croix, chemin de la souffrance, chemin de la mort.

Nous croyons que les pécheurs sauvés ont accès à cette route pour y marcher, c’est le chemin du Maître, mais seul un petit nombre de chrétiens le suivent réellement, parce que la plupart sont ennemis de la croix de Christ et des souffrances de Christ. Hé. 2, 11 et 17-18. Car si, lorsque nous étions ennemis (pardon des péchés), nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ! Ro. 5, 10. Cette dernière étape est la marche dans la lumière, la marche sur le chemin, après que nous avons reçu le pardon.

Le Saint-Esprit

5. Nous croyons que la somme de l’œuvre de Christ est accumulée dans son esprit. Car il est écrit que Jésus a souffert la mort quant à la chair et a été rendu vivant quant à l’esprit. C’est pourquoi l’esprit de Jésus-Christ, qui est le deuxième Adam, est devenu un esprit vivifiant. Après que Jésus est ressuscité d’entre les morts et a été glorifié par son Père, il a reçu le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu au jour de la Pentecôte. Ac. 2, 33. Et maintenant, tous ceux qui obéissent à l’Esprit reçoivent l’Esprit. Ac. 5, 32. Depuis sa position élevée, Jésus-Christ peut alors, par son Esprit, convaincre le monde de péché, de justice et de jugement. Car l’Esprit ne parle pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu. Jn. 16, 13-14. Celui qui a des oreilles pour entendre est conduit à toute la vérité et à une vie de victoire, mais celui qui ne veut pas entendre titube dans l’égarement de sa chair, même s’il est par ailleurs rempli à ras bord de passages de l’Écriture et préside à des cérémonies religieuses en tant que pasteur ou dirigeant. Il n’y a rien de bon dans tout cela, parce que Jésus-Christ, depuis sa position élevée, ne peut pas conduire une telle personne par son bon Esprit. Car il est le Souverain pasteur.

Le baptême

6. Nous croyons au baptême des adultes, car Dieu ne peut pas contracter l’alliance d’une bonne conscience avec de petits êtres encore inconscients. Ces petits êtres n’ont d’ailleurs pas non plus marché dans une vieille vie, de sorte qu’ils devraient marcher en nouveauté de vie après le baptême. Ils n’ont pas non plus de corps de la chair dont ils devraient se dépouiller, étant donné qu’ils n’ont jamais péché, mais ils sont innocents et c’est à ceux-là qu’appartient le royaume des cieux.

Mais nous savons que les adultes ont vécu selon la chair et qu’ils ont par conséquent besoin d’une circoncision de Christ, pour qu’ils puissent se dépouiller de leur corps de la chair, ce corps qui a péché. Col. 2, 11-12. Il faut que ce corps soit enseveli avec lui, pour que nous ressuscitions avec lui pour marcher en nouveauté de vie. Ro. 6, 4-5.

Aux jours de Noé, huit personnes ont été sauvées à travers l’eau, qui est une figure du baptême qui maintenant nous sauve. Ceux qui étaient pieux ont été élevés par l’arche au-dessus de l’eau, tandis que les impies se sont noyés dans l’eau. Ces 8 personnes ont été placées sur la nouvelle terre pour marcher en nouveauté de vie, une vie qui était tout à fait différente de la vie des personnes qui se sont noyées. 1 Pi. 3, 20-21. Il en va de même pour nous. Nous nous dépouillons du corps de la chair, nous ressuscitons (par l’arche, Christ), pour marcher en nouveauté de vie. Nous avons contracté avec Dieu une alliance personnelle, l’engagement d’une bonne conscience, pour marcher en nouveauté de vie.