J. O. S.
1 Jn. 2, 3-17. Le signe que nous Le connaissons en Esprit et vérité, c’est que nous vivons de manière pieuse, que nous gardons ses commandements. Ça ne sert à rien de venir à une conférence après l’autre si on ne fait pas la volonté de Dieu, si on ne garde pas ses commandements, si on n’agit pas en concordance avec ce qu’on a entendu. Efforçons-nous de faire le bien, pour apprendre à Le connaître. Si nous le confessons de la bouche, mais que nous ne gardons pas ses commandements, nous sommes des menteurs. Si quelqu’un pense que c’est de l’esclavage de garder ses commandements, tant pis, qu’il le pense. Ses commandements recèlent une force créatrice. Rien d’autre ne triomphe du monde que de faire sa volonté. Faire sa volonté, c’est garder ses commandements, et de nos jours on a peur de le faire. Mais c’est cela qui peut nous aider ! Celui qui garde ses commandements, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui. Nous devons marcher comme lui a marché ici sur terre ; nous devons suivre fidèlement ses traces. Ce que nous pouvons atteindre de plus grand ici sur terre, c’est de faire sa volonté, c’est-à-dire garder ses commandements. Le fait que Dieu nous donne la victoire sur le péché est plus grand que de ressusciter quelqu’un des morts, comme il a ressuscité Lazare d’entre les morts, par exemple. C’est plus que de parler en langues, etc. C’est la vie éternelle. Faire la volonté de Dieu, garder ses commandements – cela est toujours contraire à notre chair. Il y a de la lumière dans le commandement, de la force. Quelle bénédiction pour une âme quand les ténèbres se dissipent ; car celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. Celui qui hait son frère est dans les ténèbres. Il ne nous est alors d’aucune utilité d’avoir beaucoup de lumière. Souviens-toi que c’est Dieu qui a créé ton frère ; si tu hais ce que Dieu a engendré, tu es dans les ténèbres. Si tu vois ton frère manquer de quelque chose et que tu lui fermes ton cœur, comment l’amour pour Dieu peut-il demeurer en toi ? Nous devons prendre soin de la communion fraternelle. S’il y a quelque chose qui fait obstacle, c’est notre chair. Tais-toi ! Supporte et garde le silence si tu veux avoir la communion. Si le péché se manifeste, cela crée du trouble.
Une preuve certaine qu’on est dans la lumière, c’est qu’on aime son frère. On n’est pas alors une occasion de chute pour lui. Aussi longtemps que l’on pèche, on n’est qu’un enfant ; mais Il pardonne les péchés à cause de Son nom. Les pères sont passés par bien des circonstances. Ceux qui ont un certain âge, c’est-à-dire qu’ils ont vécu avec Dieu et donné leur vie en sacrifice pendant un certain temps déjà, ont beaucoup d’expérience ; il n’en va pas de même d’un débutant. Quand les années passent, on acquiert de plus en plus d’expérience. Le Père nous conduit au Fils ; mais chaque personne qui est venue au Fils apprend à connaître ce qu’il faut endurer quand on suit les traces de Christ. Il mène à la perfection tous ceux qui se laissent courber et qui veulent le suivre. N’aimez point le monde ! Nous devons être crucifiés pour le monde et pour les choses qui sont dans le monde, afin d’aimer le Seigneur plus que tout. Si nous restons attachés à quelque chose de ce monde, l’amour du Père n’est point en nous. Si nous renonçons aux choses terrestres par amour pour Dieu et pour notre prochain, nous les retrouverons à la résurrection des justes. Nous aurons alors été conduits à un tout autre royaume, qui consiste en justice, paix et joie dans le Saint-Esprit, et ce royaume va se développer, il va croître par la foi et par l’obéissance. Tout ce qui appartient à notre chair va être anéanti. L’amour fraternel vient alors de lui-même. L’amour fraternel se trouve dans l’Esprit de Jésus-Christ. Si nous aimons les frères, nous ne voulons rien avoir à faire avec le monde. Il n’y a pas d’amour fraternel dans l’orgueil de la vie, dans la convoitise charnelle, etc. Contente-toi de vivre comme étant crucifié ! C’est là que se trouve ton progrès ; tu n’as alors rien à voir avec le monde, et tu possèdes l’amour fraternel, mais dans la chair, il n’y a pas de progrès. Nous avons uniquement besoin de la parole de la croix. Les ténèbres s’enfuiront alors, et la vraie lumière brillera. Aussi longtemps qu’on retient fermement la prédication de la croix, on a communion, on a la paix et la joie, justement parce qu’on a vécu une vie victorieuse. C’est la parole de la croix qui crée l’unité. Nous devons faire usage de l’épée. Celui qui aime la vérité aime aussi l’épée.