Autour de la conférence de Pentecôte
J’ai rencontré le fr. Skogsrud [quand il a débarqué] sur le quai à Horten. Il m’a raconté que notre cher fr. Johan Hoff était décédé. Cela m’a très touché, car cela ne faisait pas longtemps que je lui avais parlé. Nous étions ensemble à Furukollen chez le fr. Bekkevold. Il se réjouissait et louait Dieu à l’infini. Le fr. Hoff avait 47 ans environ et s’était converti il y a un an et demi. Avant cela, c’était un communiste « rouge », aux avant-postes de toutes les luttes. Mais il s’était converti maintenant et voulait vivre comme converti. Il a coupé tous les liens, de quelque nature qu’ils soient, et a couru sur la voie comme s’il était le seul à remporter le prix. Sa grande force, c’était de savoir se soumettre aux anciens et d’avoir confiance en eux. Il s’asseyait près de la porte à la Maison des Sports42. Sa stature imposante, sa force de persuasion et son grand amour, alliés avec de la modération, inspiraient le respect et faisaient de lui le portier idéal. Après la conférence de Pentecôte, plusieurs d’entre nous, y compris plusieurs sœurs danoises, sommes partis à Oslo pour participer à l’enterrement et à la réunion commémorative. Sa vie nous avait bénis ; son décès l’a fait aussi.
En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. Jn. 5, 25.
C’est exactement ce qu’a fait le fr. Hoff ; il s’est exercé à entendre la voix du Fils de Dieu, le jour comme la nuit. Que son souvenir soit béni ! Nous insérons dans ce numéro un article qu’il a écrit, intitulé « Vraie liberté – fausse liberté ».
Comme d’habitude, nous avons eu une conférence bénie. Quatre sœurs ont fait tout le chemin depuis Fredericia en voiture. Tout s’est bien passé, et elles sont rentrées à la maison sans accident. Si Dieu n’envoyait pas ses anges gardiens pour diriger toute cette circulation automobile, je crains qu’il y aurait beaucoup d’accidents. Quatre sœurs sont aussi venues de Copenhague. Notre cher fr. Løken est venu comme d’habitude avec tout son chargement de la région du Hallingdal, et il y avait aussi des frères de Kristiansand.
Le quatuor Skogsrud a joué sans relâche, et le fr. Aslaksen a donné des rédactions à faire sur différents sujets, particulièrement sur l’attitude de la femme dans son foyer. Il se réjouissait tout particulièrement quand il pouvait donner un 0/20 à des femmes dont on aurait eu toutes les raisons de penser qu’elles méritaient un 20/20. Mais comme personne n’a le droit de se vexer, et que toute chair doit être sur la croix, il y a eu plus de joie pour les 0 que pour les 20.
Pendant les réunions, nous avons entendu beaucoup de témoignages bénis et instructifs. Dieu agit abondamment et de toutes sortes de manières, et chacun peut contribuer avec les capacités et la force que Dieu lui a données.
Le dimanche 22/6 nous étions à Skibtvedt, à environ 70 km au sud d’Oslo. Il y avait 4 camions, deux automobiles et le fr. Jensen et sa femme à moto, venus d’Oslo, et un grand camion venu de Fredrikstad. Nous disposions de la maison des jeunes pour y avoir une conférence. Deux sœurs d’Oslo ont reçu la paix avec Dieu à cette occasion, et beaucoup d’autres étaient saisis de la Parole. Le soir de la Saint-Jean, nous étions réunis à Furukollen, où notre cher vieux fr. Halvorsen, ainsi que plusieurs autres, ont parlé, autour d’un feu, du feu et de sa force pour chasser tous les serpents venimeux, comme cela s’est passé sur l’île de Malte, quand un serpent est sorti à cause de la chaleur. Nous sommes bénis, et les choses vont de mieux en mieux.