Extraits d’une étude biblique faite à
L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Ge. 2, 7.
Pour pouvoir comprendre de quoi l’homme est constitué, il faut que nous retournions au commencement. Le corps humain a été formé à partir de la poussière de la terre, mais il n’y avait pas encore de vie en lui, puis Dieu souffla le souffle de vie dans ses narines, et l’homme devint une âme vivante (trad. norv.).
Qu’est-ce donc que l’âme ? Dans Lé. 17, 11, il est dit : Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il serve d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation.
Le premier homme, Adam, devint une âme vivante ; le dernier Adam est devenu un Esprit vivifiant. 1 Co. 15, 45. Le premier Adam est tombé dans le péché et il aurait été irrémédiablement perdu si Dieu n’avait pas envoyé son Fils, le deuxième Adam. C’est pour cela que Jésus a dû revêtir chair et sang comme les enfants, pour pouvoir venir en aide à ceux qui participaient à la chair et au sang. Hé. 2, 14. Jésus a aussi reçu une âme, comme le premier Adam, et il est né sous la loi pour racheter ceux qui étaient sous la loi. Mais le fait est que Jésus a vidé son âme, sa vie dans ce monde. Il a plu à l’Éternel de le briser, il l’a frappé par la maladie ; après que son âme avait apporté le sacrifice de culpabilité, il allait voir une postérité, et la volonté de l’Éternel allait prospérer entre ses mains.
C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands, il aura les puissants pour butin, parce qu’il a vidé son âme dans la mort et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs. És. 53, 10-12. (trad. norv.)
Par nature, nous sommes comme le premier Adam – une âme vivante – qui est déchu de Dieu. Mais nous pouvons être relevés en Christ en demandant à Dieu de nous pardonner et de nous donner la force de marcher en nouveauté de vie. Notre vie, dans ce monde qui est sous l’emprise des sens, périt alors. La cupidité, la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie cessent si nous marchons selon la volonté de Dieu. Nous qui étions pleins de vie dans ce monde, nous nous séparons de lui par la mort. Il nous arrive alors la même chose qu’à Jésus : L’homme psychique meurt, l’âme est vidée ; nous entrons dans le sanctuaire par le sang de Jésus, Hé. 10, 19, et nous trouvons une rédemption éternelle. Tout notre intérêt change d’orientation ; de terrestre qu’il était, il devient céleste. Car nous nous sommes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, etc. Hé. 12, 22 et suivants.
Il faut passer par le juge si on veut parvenir à toute cette gloire. Car le jugement commence par la maison de Dieu, par nous. Le jugement débouche sur un acquittement après un grand nombre d’offenses, Ro. 5, 16, si nous avons l’entendement de nous juger nous-mêmes. Se juger soi-même est la même chose que perdre sa vie dans ce monde. Perdre sa vie est la même chose que vider son âme dans la mort par rapport à tout ce qui est terrestre et soumis aux sens. C’est cela résister au péché jusqu’au sang. Le souverain sacrificateur de l’ancienne alliance apportait le sang (l’âme) dans le sanctuaire, Hé. 13, 11, et il en va de même dans la nouvelle alliance. Notre âme (le sang, la vie dans ce monde) est vidée de tout son contenu terrestre et sensuel et le souverain sacrificateur Jésus-Christ porte l’âme dans le sanctuaire. Et là, ce sang constitue l’un des principaux témoins qui attestent que nous avons perdu notre vie dans ce monde, et que nous l’avons gardée dans le sanctuaire pour une vie éternelle. Car il y en a trois qui rendent témoignage : l’Esprit, l’eau et le sang, et ces trois sont d’accord. C’est là le témoignage de Dieu, et il est plus grand que le témoignage de l’homme. 1 Jn. 5.
Mais si, par le sang d’une alliance éternelle, Jésus a été ramené d’entre les morts, nous serons nous aussi ramenés d’entre les morts par le sang de la même alliance éternelle. Hé. 13, 20. Et pourtant, nous ne pouvons pas être ramenés d’entre les morts avant d’être vraiment morts avec lui. Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Col. 3, 1-2. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. L’homme psychique aspire à des choses terrestres, mais l’homme spirituel aspire aux choses d’en haut.
Jésus ayant vidé son âme jusqu’à la mort, Dieu l’a ressuscité en le délivrant des liens de la mort, car il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle. Sa chair s’est même reposée avec espérance. Son âme n’a pas été abandonnée dans le séjour des morts et son corps n’a pas vu la corruption. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’il n’a pas été trouvé de fraude dans sa bouche et qu’il obéissait toujours à son Père. Le prince de ce monde n’avait aucune part en lui, car il était impuissant, c’est-à-dire que son pouvoir était écrasé face à la personne de Jésus. Celui qui veut obéir à Jésus reçoit son esprit et son entendement, de même que la force de vaincre le mal et le prince de ce monde.
Il y a maintenant toujours un descendant de la postérité de David sur son trône, car c’est de la résurrection du Messie que David a parlé prophétiquement. Il est roi d’Israël et notre grand souverain sacrificateur. Actes chap. 2. Il nous donne de son esprit et de sa force, ce même esprit que celui dans lequel il s’est offert lui-même en sacrifice. Et il fait cela pour que nous puissions recevoir l’esprit et la force nécessaires pour nous offrir nous-mêmes en sacrifice quant à la chair et pour être rendus vivants quant à l’esprit.
Si nous vivons en Christ, nous sommes sous la loi de Christ. 1 Co. 9, 21. Mais nous ne sommes pas sans loi pour Dieu. Mais celui qui pèche donne de la force à la loi, car la force du péché est la loi. C’est-à-dire que si je vis une vie tranquille et paisible ici à Fredrikstad, la police n’a pas de pouvoir sur moi ; mais si je transgresse les consignes de la police, la loi a le pouvoir sur moi, et, du même coup, ceux qui la font respecter.
Mais Jésus est venu pour anéantir la mort et toute transgression de la loi, et il a mis en évidence la vie (la vie divine) et l’immortalité par l’Évangile. 2 Ti. 1, 10.
Du même coup, toute loi et tous ceux qui la font respecter ont pour toujours perdu leur pouvoir sur nous.
Cela fait partie du mystère de la piété : Christ manifesté en chair, justifié en esprit, etc. 1 Ti. 3, 16. Celui qui s’en prend à cette vie devient lui-même un transgresseur, car cette vie est l’obéissance à la loi personnifiée.