On reconnaît l’arbre à ses fruits
Il n’y a pas de sagesse sans la croix. C’est la croix qui met un terme à la corruption qui vient de la convoitise. Quand la chair et la convoitise sont crucifiées, l’esprit de sagesse trouve le calme nécessaire pour se révéler à l’homme. Ce qui est habituellement considéré comme de la sagesse n’est que de la connaissance biblique apprise par cœur. En dépit de cette connaissance, le cœur peut rester dur et inflexible, et même souvent plus endurci que jamais.
Les amis de Job avaient beaucoup de connaissance, mais ils n’ont pas parlé de l’Éternel avec droiture. Les adversaires de Dieu qui rugissaient au milieu de son temple (Ps. 74, 4) avaient probablement un certain type de connaissance de Dieu, mais ils ont appliqué leur connaissance de la mauvaise manière, de sorte qu’ils ont agi comme celui qui lève la cognée dans une épaisse forêt. C’est une connaissance destructrice, qui met le feu au sanctuaire de l’Éternel et qui s’oppose à Dieu et à tout ce qui est en rapport avec le sanctuaire. Asaph dit : Lorsque mon cœur s’aigrissait, et que je me sentais percé dans les entrailles, j’étais stupide et sans intelligence, j’étais à ton égard comme les bêtes. Ps. 73, 21-22. Si on a de l’amertume dans le cœur, on ne peut jamais parler de Dieu avec droiture. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. La vraie connaissance se trouve dans cet amour. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. La sagesse qui détruit les frères est de Satan. Ga. 5, 14-15. La source fait-elle jaillir par le même orifice l’eau douce et l’eau amère ? Ja. 3, 11. Tout don excellent et tout don parfait ne viennent-ils pas d’en haut, du Père des lumières ?? Nous pouvons donc affirmer que la connaissance dans laquelle il y a l’amour est celle qui vient de Dieu ; c’est elle qui contribue à l’édification du corps.
Jean parle de certains qui sont sortis du milieu de nous, mais qui n’étaient pas des nôtres, et il dit qu’il doit devenir manifeste que tous ne sont pas des nôtres. 1 Jn. 2, 19. C’est encore bien plus le cas de nos jours. Ces personnes étaient en contact avec le peuple de Dieu, mais elles n’en faisaient pas partie. Leur lumière était donc une lumière d’égarement, qui menait à l’iniquité (l’absence de loi, trad. norv.) et à la perdition. La lumière de Dieu, quant à elle, mène à l’obéissance envers la loi (être sous la loi de Christ), à la piété et à l’amour fraternel, alors que la fausse lumière mène aux divisions, à la recherche de son propre intérêt et son propre honneur ; – loin de Dieu. C’est à leurs œuvres qu’on reconnaît ces personnes. Le mystère de l’iniquité est déjà à l’œuvre depuis longtemps, et il semble qu’on ne peut pas rester pur, et se préserver de la souillure de l’esprit d’iniquité, sans une lumière aussi forte que celle du « mystère de la piété ». Les hommes iniques vont même jusqu’à supporter la parole de la croix, pourvu que la force de la croix ne les touche pas. Nous vivons dans un temps très mauvais et difficile. La corruption de la chair et la méchanceté se manifestent partout. Si Paul était déjà en danger au milieu des faux frères à son époque, nous ne le sommes pas moins maintenant, car beaucoup d’antéchrists (qui ont l’esprit de l’Antéchrist) ont fait leur apparition. C’est pourquoi, examine leurs œuvres ! Ne te laisse pas séduire par les paroles qu’ils prononcent, car elles peuvent être très belles, mais observe attentivement leurs actions et ce qu’ils entreprennent. Vérifie si tous leurs intérêts et toutes leurs actions ne tournent pas autour de leur propre personne. Demande-toi ensuite si toutes leurs paroles ne sont pas aussi orientées dans la même direction, si tu sondes les pensées de leur cœur.