La vérité se fraye son propre chemin

juillet/août 1924

La vérité se fraye son propre chemin

La vérité est une puissance qui se fraye un chemin. Elle renferme des forces capables de tout renverser, comme dans la nature elle-même. On peut bien sûr la cacher pendant un certain temps par le mensonge et la tromperie, mais tôt ou tard, elle resurgit et elle repousse le mensonge. Et la vérité rend le mensonge encore plus laid.

Jésus dit de lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Au fil des siècles, le mensonge a eu fort à faire pour tenter d’anéantir Jésus de Nazareth et sa puissance salvatrice, mais à chaque fois, la vérité a eu le dessus, et elle a fini par se frayer un chemin, apportant la guérison et la délivrance. Ceux qui, à chaque époque, ont eu le courage moral d’être des interprètes de la vérité sont devenus les prophètes du temps auquel ils vivaient. La plupart du temps, ils ont dû perdre leur vie à cause de la vérité, mais après un certain temps, il s’est avéré qu’ils avaient raison, et ils ont ensuite brillé comme des étoiles lumineuses au firmament sombre de leur époque. Les pères les ont mis à mort, mais les enfants leur ont érigé des tombeaux. On a haï la force avec laquelle la vérité perçait les ténèbres, mais on aime la lumière qui en a résulté. Ceux qui sont fidèles à la vérité deviennent ainsi la lumière du monde.

C’est par la vérité que les rois règnent et que les princes attestent ce qui est juste. Et pourtant, on rejette la vérité personnifiée, Jésus-Christ. Pendant des siècles, on a rejeté Jésus comme roi, mais cela ne l’empêche pas de se frayer un chemin malgré le pouvoir du mensonge, de sorte qu’aujourd’hui, il est plus près que jamais de s’emparer de la royauté. Tous les autres royaumes se perdent dans le sable. Les peuples se soulèvent, ils placent un homme au pouvoir, puis le détrônent, comme bon leur semble. Mais quand le prince de paix paraîtra et prendra le pouvoir, nous aurons un roi qui régnera par la puissance d’une vie impérissable. Il ne recevra pas sa dignité de la main des hommes car ils l’ont rejeté depuis longtemps. Mais son royaume lui sera remis par le Père et ce sera un royaume éternel. Tous les autres royaumes s’avancent petit à petit, mais sûrement, vers leur ruine. Ils peuvent s’épanouir pendant un certain temps, en s’appuyant sur leur épée, mais leur fin arrive, car ils n’ont pas choisi Jésus-Christ comme Seigneur et roi de leurs cœurs. Jésus est le roi des cœurs ! De quel autre roi peut-on dire la même chose ? Il a été éprouvé dans les moindres choses et il connaît bien celles qui sont élevées. Il jugera les pauvres avec droiture, la justice progressera par sa main. Ce roi béni, qui a été crucifié sous l’inscription en trois langues « Jésus de Nazareth, roi des Juifs », est réellement roi. Nous l’avons choisi de tout cœur comme notre roi, pour maintenant et pour l’éternité. Il est la vérité. Quelle puissance pourrait donc l’empêcher de se frayer un accès à la dignité qui lui est échue de par sa naissance ?

C’est le retour de ce Messie que nous attendons. On peut voir les gouvernements de divers pays faire faillite les uns après les autres. Ils n’ont aucun moyen de réunir les peuples par les lois qu’ils décrètent et les dispositions qu’ils prennent. L’iniquité est déjà à l’œuvre, et les innombrables décisions qui ont été prises sont devenues de vulgaires « bouts de papier » auxquels personne ne prête attention. Chacun vit presque comme bon lui semble. Seuls les crimes les plus vils sont encore punis par la loi. Mais quand le prince de paix viendra, il anéantira tout ce qui causait des troubles et faisait obstacle à la paix. Il pourra agir ainsi parce qu’il est lui-même rempli de la sagesse et de la force de Dieu. Aucun impie ne pourra le détrôner, car il a vaincu la mort et il écrasera celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable.

C’est ce roi qui approche ! Tous les citoyens de son royaume se préparent de nos jours. Ils se purifient pour plaire à celui qui hait toute injustice. Il va établir un royaume de justice et rien d’injuste ne pourra subsister devant celui dont les yeux sont comme des flammes de feu.