Anciens et nouveaux commandements
C’est une supposition communément répandue qu’on est l’objet de l’amour de Dieu dans une mesure particulière quand on est inondé de dons spirituels. Cependant, cet amour provient uniquement de Dieu, et non de nous. Dieu n’a pas de garantie que nous l’aimons, en dehors du fait que nous gardons ses commandements. Au cours de réveils, nous voyons souvent des âmes inondées de dons spirituels, et on pourrait croire que des âmes qui ont été comblées de cette manière rendent abondamment à Dieu l’amour qu’il leur a témoigné. Mais à mesure que le temps passe, il s’avère le plus souvent que ce sont justement ces âmes-là qui trébuchent sur le plus petit acte d’obéissance. Elles étaient enthousiasmées aussi longtemps qu’elles étaient inondées de dons, aussi longtemps qu’on n’exigeait rien d’elles. Mais dès que Dieu leur a demandé un acte d’obéissance, elles se sont effondrées dans un découragement et un abattement profonds. Est-ce cela la foi éprouvée qui est plus précieuse que l’or ? Non ! C’est pourquoi l’apôtre dit : Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui. 1 Jn. 2, 5.
L’amour n’est pas parfait quand on ne le trouve que chez l’une des deux parties. Il faut qu’il soit réciproque si on veut pouvoir le qualifier de parfait. C’est seulement là qu’on peut dire que nous sommes en lui et lui en nous.
Le commandement concernant l’amour est un commandement ancien aussi longtemps qu’il n’est vérité qu’en lui ; mais si nous gardons son commandement, le commandement ancien devient un commandement nouveau, qui devient vrai en nous, comme il est vrai en lui. Cet amour réciproque chassera alors les ténèbres et la vraie lumière brillera de toute sa force. La parole prophétique est comme une lumière qui brille dans un lieu obscur. C’est le saint commandement. Si nous gardons ses commandements, ce lieu obscur du cœur est éclairé. Ce qui était lumineux et vrai en lui deviendra lumière et vérité en nous. En continuant à prêter attention aux saints commandements, le jour apparaîtra et l’étoile du matin se lèvera dans nos cœurs.
Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ.
Et nous écrivons ces choses afin que votre joie soit parfaite. 1 Jn. 1, 3 et 4.
Il est impossible d’avoir communion avec le Père et le Fils autrement qu’en gardant ses commandements. Sans cela, la joie n’est pas parfaite non plus. Comme on se trompe soi-même quand on vit sa vie sans s’en faire – sans demander quelle est la volonté de Dieu pour nous ! On passe sa vie à regarder constamment en arrière, vers l’époque où on s’est converti, où on a reçu le baptême de l’Esprit, où on a reçu le parler en langues. L’apôtre oubliait ce qui était en arrière et il se portait vers l’avant. Si tu veux faire des progrès dans le royaume de Dieu dans les jours à venir, demande plutôt après les commandements de Dieu, connais sa volonté, offre-toi en sacrifice par la puissance d’un Esprit éternel. De cette manière, tu fleuriras comme un jardin du Seigneur, et ceux qui considéraient ta vie comme un esclavage perpétuel soupireront et resteront muets d’étonnement quand ils verront que c’était malgré tout – contrairement à toutes leurs suppositions – la voie de Dieu contre laquelle ils avaient blasphémé.