Christ est-il divisé ?
Cela m’a fait beaucoup de bien de lire l’article « Deux sortes de partis » du frère E. Aslaksen dans le présent numéro. Relis-le et tu en tireras du profit. Dans ces jours où se forment toutes sortes de partis, on a besoin de temps en temps d’une épée puissante qui frappe tous les discoureurs – une épée dont les coups soient capables de consoler les affligés en Sion. Comment tous ces partis pourraient-ils se rencontrer dans le seul corps, Christ ? Un parti vient avec son baptême d’eau, un autre avec son baptême d’esprit et son parler en langues, un troisième avec sa manière particulièrement correcte de se réunir, un quatrième avec des femmes qui se couvrent la tête, un cinquième avec ses grandes églises et ses pasteurs réputés, un sixième avec sa doctrine sur le millenium, etc. etc. Tous ces partis ont un membre trop long, et aucun d’entre eux ne peut se présenter à la table de l’Éternel pour offrir l’aliment de son Dieu. Lé. 21, 18. Il n’y a pas de membre trop long dans le corps de Christ ; mais il faut se souvenir que son aspect harmonieux a été formé par la croix.
C’est sur la croix que l’inimitié est détruite
Les partis sont détruits sur la croix. Pas seulement sur la croix il y a 1900 ans, mais sur la croix maintenant, en 1920. Chaque journal religieux et chaque secte religieuse a son propre héros et son propre martyr. Laisse donc ce héros et ce martyr souffrir jusqu’au bout avec Christ sur la croix, et nous le retrouverons comme une nouvelle créature, qui n’est ni un héros, ni un martyr. Le vieil homme sait se glorifier de grandes entreprises, surtout quand il est devenu religieux. Il sait raconter toutes ses bonnes œuvres, qui sont innombrables, tous les réveils dont il a été l’instigateur, que ce soit le premier ou le dernier ; il sait aussi énumérer tous ceux qu’il a fait passer par les eaux du baptême, etc. etc.
Laisse la croix mettre tout cela à mort !
Les journaux religieux fourmillent d’anecdotes sur des moments religieux conviviaux et sympathiques ; ils débordent de récits de voyages, où le héros se dore à son propre soleil. Si la lumière de Dieu devait venir éclairer toutes ces ténèbres, j’ai bien peur que le héros se retrouve dans l’ombre. Mais toutes ces personnes prétendent être en Christ.
Suis-je donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? Si on la prenait à cœur, elle délivrerait, de nos jours comme dans les temps anciens. Mais il n’y a rien de nouveau sous le soleil ; ceux qui jadis passaient les murs à la chaux se couchent dans le royaume des morts, et leurs enfants et petits-enfants prennent fidèlement leur relève sur les tombes de leurs pères. Ils sont toujours prêts à crucifier un Messie et à exiger la libération d’un Barrabas.
Laisse la croix tuer ces utilisateurs de la brosse à chaux, et qu’une averse de pluie rince le mur, pour que nous le voyions dans toute sa laideur. Laisse l’esprit de jugement et de feu l’éclairer, et le jugement mènera à la justice. Dans ces temps de la fin, nous avons besoin de nourriture salée ; nous avons besoin de vérité, et pas de mensonge. Est-ce donc si difficile à comprendre que tous ces partis religieux qui s’opposent les uns aux autres n’ont rien à voir avec le corps de Christ, où tout fonctionne dans une unité harmonieuse ? Même de petits enfants de 10 à 12 ans devraient pouvoir le comprendre. Si mes bras déclaraient la guerre à mes jambes, et si mes yeux ne voulaient rien avoir à faire avec l’ouïe, et si le corps ne voulait pas obéir à la tête, comment un tel corps pourrait-il subsister ? Il en va exactement de même avec tous ces partis, qui se disent tous membres du corps de Christ.
En revanche, quand chaque individu se purifie dans l’obéissance à la vérité, quand chacun se charge de sa croix, quand tous renoncent à eux-mêmes et vivent Christ, cela fait grandir l’unité, l’amour fraternel, la patience, la longanimité, la générosité, etc. Les partis prennent fin. Voilà le corps de Christ, et chaque personne est un membre de ce corps. Est-ce donc difficile à comprendre ? Cela devrait faire partie de l’enseignement élémentaire du christianisme ; mais c’est devenu quelque chose de mystique. Pour quelle raison ? Parce qu’on manque de piété ! Ne viens jamais prétendre qu’il en va autrement. L’Esprit en témoigne très clairement, et nous devons aussi en témoigner. Une religiosité molle, paresseuse et injuste pollue le monde entier. Puisses-tu être froid ou bouillant ; mais parce que tu es tiède, je te vomirai de ma bouche.
Ap. 3, 15 et 16.