Qui es-tu, Seigneur ?

juin 1916

Qui es-tu, Seigneur ?

Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes. Ac. 22, 8. N’y a-t-il pas aussi de nos jours beaucoup de personnes qui persécutent le même Jésus ? Elles jettent l’opprobre sur ceux qui croient en lui, qui à cause de lui se sont chargés de leur croix et qui à cause de lui sont sortis hors du camp. Si tu rencontres un frère ou une sœur qui a plus de lumière que toi, pose la même question que Saul de Tarse : Qui es-tu, Seigneur ? Ne sois pas insensé, ne combats pas quelque chose que tu n’as pas le pouvoir de vaincre. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.

Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n’entendirent pas la voix de celui qui parlait. V. 9.

Il y en a beaucoup de nos jours qui sont avec nous ; ils se réjouissent de la lumière, mais n’entendent pas la voix. Leurs oreilles sont bouchées pour l’Esprit et ouvertes pour les cris affreux des adversaires. Sépare-toi de ces personnes qui servent au tabernacle, et mange de l’autel dont elles n’ont pas le droit de manger.

Qui donc sert au tabernacle, demanderas-tu ? Ce sont ceux qui s’efforcent toute leur vie de se garder purs vis-à-vis de la loi et qui n’arrivent jamais au bout de la purification du corps par l’eau pure – la pureté du corps.

L’autel dont nous avons le droit de manger se trouve à l’intérieur du corps, et nous y mangeons sa chair et son sang, qui sont vraiment de la nourriture et un breuvage.

À l’intérieur du camp, on sert au tabernacle ; mais en-dehors du camp, là où l’on porte son opprobre, on a le privilège de manger de sa chair et de boire de son sang, à un autel dont n’ont pas le droit de manger ceux qui font le service au tabernacle. Hé. 13.

Viens donc hors du camp et ne te préoccupe pas de leur opprobre, de leurs imprécations et de leurs cris. En dehors du camp, tu trouveras en effet Jésus. Tu y entendras sa voix. À l’intérieur du camp, auprès du peuple qui sert au tabernacle, tu ne pourras jamais entendre sa voix. Mais comme il est écrit : Mes brebis entendent ma voix, et elles me suivent. Où le suivent-elles ? Hors du camp. Vous en savez le chemin.

Tu te sens attiré par la lumière et tu t’y réjouis ; mais tu n’entends pas encore la voix de celui qui parle. D’où cela vient-il ?

Tu entends certes des voix, mais il s’agit du vacarme de tous ceux qui servent au tabernacle. Ton cœur n’est pas encore parvenu au repos. Tu gardes beaucoup d’intérêts à l’intérieur du camp. Tu as beaucoup d’amis parmi ceux qui servent au tabernacle, et tu as du mal à supporter leur opprobre ; tu écoutes ce qu’ils disent.

La conséquence en est que tu n’entends pas encore sa voix, bien que tu voies la lumière magnifique. Tu es vacillant dans ton jugement ; ta fermeté en Christ flanche. C’est la voix de ceux qui servent au tabernacle qui te dérange.

Que faut-il faire ?

Sois content de ton sort. Sois réconcilié avec le fait de porter l’opprobre de Christ et considère-le comme ta plus grande richesse. Tu entendras alors bientôt la voix de celui qui parle du Ciel. Finis-en avec le vacarme dans le camp, avec tous ces échos : il dit ceci, elle dit cela, à la maison de la mission ils ont dit ceci, ils ont dit cela à l’église méthodiste ou à la chapelle. Finis-en avec tout cela, et tu entendras ce que Lui te dit. Tu pourras alors aller proclamer sur les toits ce qu’il a chuchoté à ton oreille, dans ta chambre. Tu pourras alors dire : ainsi parle-t-il, Christ, voici ce que l’Esprit dit à l’Assemblée.

C’est cela, l’esprit de sagesse et de révélation. Tu comprends maintenant pourquoi tu ne possèdes pas encore cet Esprit, bien que tu aies été baptisé de l’Esprit il y a déjà des années.

Si tu entends en Esprit une voix calme, pose la même question que Saul : Qui es-tu, Seigneur ? Car le Seigneur habite dans l’Esprit, dans ce qui est calme et caché. Sa voix se fait entendre sous l’opprobre, en-dehors du camp. C’est là qu’il console les affligés de Sion. Car c’est la montagne de Sion qui est méprisée par la chair, à cause de Christ. La chair honore les montagnes de Basan, aux cimes nombreuses, qui ont de l’envie contre la montagne que Dieu a voulue pour résidence, et dont il fera sa demeure à perpétuité. Ps. 68, 16-17.