Esclavage et liberté

mai 1916

Esclavage et liberté

Si c’était un esclavage de servir Dieu dans son Esprit, alors ce serait la liberté de suivre les convoitises de la chair. Si tu ne veux pas suivre ces convoitises, mais que tu veux garder l’apparence de la piété, mais sans force, qui est tellement répandue de nos jours, alors cherche une place dans l’une ou l’autre des assemblées religieuses, qu’elles soient libres ou affiliées à un mouvement. Là, on n’est pas très regardant quant à ton état spirituel, pourvu que l’apparence soit en ordre.

Pour ce qui nous concerne, nous avons rejeté les choses honteuses qui se font en secret, et nous n’avons pas l’intention d’altérer la parole de Dieu pour un gain sordide. Chacun est libre de faire ou de ne pas faire ce qu’il veut ; mais sache qu’un jugement s’ensuit. La volonté de Dieu est notre liberté, même si c’est de l’esclavage et la mort pour la chair. L’obéissance de la foi est pour nous l’entrée et l’issue de tous les obstacles, dont nous triomphons par la puissance de Dieu. Mais si l’obéissance de la foi était un esclavage, l’incrédulité et la désobéissance devraient être la liberté. L’Assemblée de Dieu n’a absolument pas besoin de cette liberté-là ; c’est la mort qui règne là où elle est pratiquée.

Nous vivons à une époque tellement imprégnée de l’apparence de la piété, sans force, qu’il est indispensable de se tenir éveillé.

Il y a une forme de renoncement qui nourrit la chair. Mais ceux qui sont charnels ne peuvent pas plaire à Dieu. Quelqu’un dira peut-être : je renonce à tout ce qui est superflu. Très bien, renonces-y ! Mais sache en même temps que ce qui te semble superflu, quelqu’un d’autre le trouvera utile, et ne s’en débarrassera donc pas. Ne te sers pas de ce à quoi tu as renoncé pour mesurer les autres. Et que celui qui n’a pas renoncé à ceci ou cela ne se glorifie pas non plus de sa plus grande liberté par rapport à celui qui y a renoncé.

De toute façon, cela n’a aucune importance pour Dieu que nous renoncions à ceci ou à cela de manière humaine, à moins qu’il fasse connaître sa volonté dans un domaine précis.

Il est cependant bon d’avoir de la décence, aussi bien pour nos vêtements que pour notre usage des choses de ce monde, pour que les adversaires n’aient rien de mal à dire, lorsqu’ils voient notre bonne conduite.