Les commandements de l’Éternel
Je suis un étranger sur la terre : ne me cache pas tes commandements ! Ps. 119, 19.
C’est quand on a le sentiment qu’on n’est qu’un étranger sur la terre qu’on prend plaisir aux commandements de l’Éternel. On est pauvre en esprit au milieu de ceux qui sont riches et rassasiés en esprit, et on aimerait être loin. Les riches et les puissants offrent à l’excès des mets gras et nourrissants ; on en parle et on l’évoque dans des chants. J’ai essayé de goûter à ces mets, mais j’ai malheureusement constaté que ce n’est que vanité et tromperie. C’est du vent, ce sont des discours vides de sens, des illusions et des rêves de choses glorieuses qui n’existent pas. Ce sont des promesses de liberté alors qu’on est esclave du péché ; on se vante d’être riche alors qu’on est pauvre, aveugle et nu. Ap. 3, 17.
On dit des commandements de l’Éternel que c’est de l’esclavage et que la liberté, c’est de frayer avec le monde. Mais que disait l’homme selon le cœur de Dieu ?
Je marcherai au large, car je recherche tes ordonnances. Ps. 119, 45. Je fais mes délices de tes commandements. Je les aime.
Quand on en vient à faire ses délices des commandements de l’Éternel, ces commandements ne sont plus de l’esclavage. Mais les commandements de l’Éternel sont de l’esclavage pour celui qui fait ses délices de l’avarice et des biens de ce monde selon la chair. Pour lui, les commandements de l’Éternel sont de l’esclavage, et c’est la mondanité qui est la liberté.
Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis, car je les ai toujours avec moi. V. 98.
Au lieu de faire preuve d’insistance pour connaître la volonté et les lois de Dieu, qui engendrent de la sagesse, on se livre de manière superficielle à des discussions indifférentes et répugnantes à propos de toute une série de promesses auxquelles on croit que l’on a droit, alors qu’on n’a pas rempli la moindre condition.
On croit que l’on peut avoir part à tout ce qui est en Christ sans boire la coupe avec lui, en disant que Christ a dû souffrir pendant les jours de sa chair, mais que nous n’avons qu’à en profiter. Christ était toujours vigilant pour trouver la volonté de Dieu, afin que nous n’ayons pas à faire le moindre effort. Non ! il est devenu le chemin pour que nous le suivions, et sur ce chemin il n’y a pas d’occasion de dormir pour se livrer à de douces rêveries.
Tout le « mouvement » s’est endormi dans des rêves de liberté. La croix de Christ ne faisait que les déranger. Ils ne font plus de progrès, car ils ont rejeté les commandements de l’Éternel. Le réveil mondial n’existe plus.
Je suis plus instruit que tous mes maîtres, car tes préceptes sont l’objet de ma méditation. V. 99.
Heureux l’homme qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu’il fait lui réussit. Ps. 1, 2-3.
Le chemin de la sagesse, de l’intelligence et du bonheur se trouve donc dans le fait de méditer les ordonnances de l’Éternel. À l’inverse, le chemin de la déchéance consiste à être aux aguets jour et nuit pour trouver des moyens de rendre le chemin plus libre, plus large et plus confortable.
Même un enfant qui aime la piété comprend ces choses. Mais beaucoup de ceux qui se glorifient d’avoir reçu le baptême de l’Esprit et des dons spirituels ne saisissent pas ces vérités simples. Leurs yeux sont fermés et leurs dirigeants s’enquièrent plus de ce qu’ils ont dans leur porte-monnaie que de ce qu’ils ont dans le cœur.
Néanmoins, la lumière se lève pour ceux qui ont un cœur sincère, et le juste sera délivré du pouvoir du royaume des morts.