Qui doit présenter l’aliment de Dieu ?

mars 1912

Qui doit présenter l’aliment de Dieu ?

Au chapitre 21 du Lévitique, l’Éternel enseigne à Moïse les conditions à remplir pour s’approcher et offrir l’aliment de son Dieu. Il fallait pour cela être un homme sans défaut corporel. Tout homme qui aura un défaut corporel ne pourra s’approcher : un homme aveugle, boiteux, ayant le nez camus ou un membre allongé ; un homme ayant une fracture au pied ou à la main ; un homme bossu ou grêle, ayant une tache à l’œil, la gale, une dartre ou les testicules écrasés.

Tout homme de la race du sacrificateur Aaron, qui aura un défaut corporel, ne s’approchera point pour offrir à l’Éternel les sacrifices consumés par le feu ; il a un défaut corporel : il ne s’approchera point pour offrir l’aliment de son Dieu.

Nous savons que tout, dans l’ancienne alliance, a été écrit pour notre instruction, puisque c’est l’ombre des biens à venir. Mais l’ombre a maintenant disparu, et nous avons été placés dans la personne qui projetait l’ombre, à savoir Christ lui-même. Si donc les sacrificateurs de l’ancienne alliance (les sacrificateurs de l’ombre) devaient être sans défaut pour offrir l’aliment de leur Dieu, à combien plus forte raison les serviteurs de la nouvelle alliance (les serviteurs de l’Esprit) doivent-ils être sans aucun défaut, pour pouvoir se présenter devant la face du Seigneur, et recevoir à sa table des mets spirituels qu’ils apportent ensuite au peuple.

Il ne doit pas être aveugle. Son cœur doit avoir des yeux illuminés. Ép. 1, 18. Il doit voir clairement la différence entre ce qui est pur et ce qui est impur, entre ce qui est saint et ce qui est profane. Il doit savoir reconnaître chacune de ses brebis. Ses yeux doivent sans cesse être à la recherche des meilleurs pâturages. Il doit veiller à ce que personne ne souffre ou n’aille mal.

Il ne doit pas être boiteux. Il ne doit pas boiter d’un côté ou de l’autre. Il doit être en mesure de courir dans la carrière qui lui est ouverte, et toujours être en première ligne au combat. Il doit toujours pouvoir dire comme Paul : soyez mes imitateurs, comme je le suis de Christ. Les brebis doivent à tout moment sentir qu’elles ne peuvent pas prendre la fuite pour échapper à leur berger afin de jouir d’une liberté illégitime. Il doit avoir le pied rapide, avoir pour chaussures à ses pieds le zèle que donne l’Évangile de paix. Il doit être en mesure de rattraper et de chasser tout ennemi qui cherche à s’introduire dans le troupeau.

Il ne doit pas avoir le nez camus [mutilé, trad. norv.]. Son visage spirituel doit être sans défaut. Un nez mutilé ou un autre défaut au visage lui enlèverait son assurance. Il ne doit pas ressentir le besoin de cacher son visage ; il ne doit pas avoir de défaut au visage s’il veut offrir l’aliment de son Dieu.

Il ne doit pas avoir un membre allongé [trop grand, trad. norv.]. Il ne doit pas s’attacher à un seul aspect des choses dans le culte qu’il rend à Dieu, de sorte qu’un de ses membres s’allonge et devienne grand et fort au détriment des autres, qui deviendraient chétifs. Il doit être accessible à tous, de façon à pouvoir donner la nourriture de Dieu à tous. Il ne doit pas avoir un membre trop grand.

Il ne doit pas avoir une fracture au pied ou à la main. Une fracture au pied ou à la main freinerait son ministère. Il ne pourrait pas apporter la nourriture au bon moment. Même si la fracture a guéri, il continue à avoir un sentiment de faiblesse. En cas de coup dur – si cela devait arriver – il ne peut pas user de toute la force dont il aimerait pouvoir user. Il a une fracture au pied ou à la main et ne peut pas offrir l’aliment de son Dieu.

Il ne doit pas être bossu ou grêle [nain, trad. norv.]. Si quelqu’un est devenu bossu après avoir fait une chute, il ne doit pas offrir l’aliment de Dieu. Sa chute a cassé quelque chose. Quelqu’un de grêle – un nain – ne doit pas s’approcher de la table du Seigneur pour offrir l’aliment de Dieu ; il a cessé de croître spirituellement, et n’est pas apte à enseigner les autres.

Il ne doit pas avoir de tache à l’œil. Son œil doit être sans tache. Une tache à l’œil lui donnerait une vision déformée des choses. Sa vision serait alors fausse et son jugement vacillant. Il faut pouvoir lire la fidélité et la confiance dans ses yeux. Aucune tache ne doit cacher ce trésor précieux. Il doit pouvoir contempler ouvertement la face de Dieu, et il ne doit pas avoir de tache derrière laquelle il pourrait cacher l’état de son âme aux yeux de l’Éternel des armées.

Il ne doit pas avoir la gale ou une dartre. Il ne faut pas qu’une mauvaise réputation soit attachée à sa personne ; la chair ne doit pas non plus être en action et faire paraître la gale du péché sur son corps. Il doit toujours avoir le corps lavé d’une eau pure et sain comme le corps d’un jeune homme. La gale ou une dartre apporteraient de l’opprobre, et dans ces conditions, il ne peut pas offrir l’aliment de son Dieu.

Il ne doit pas avoir les testicules écrasés. Il ne doit pas être « castré » par les hommes. Il doit être plein de courage, et ne pas être lent ou paresseux spirituellement. Pour qu’il soit capable d’offrir l’aliment de son Dieu, il faut que ce soit une personne qui inspire du respect.

Tout homme de la race du sacrificateur Aaron, qui aura un défaut corporel, ne s’approchera point pour offrir à l’Éternel les sacrifices consumés par le feu. V. 21.

Quand Dieu veut amener une âme sur l’autel où brûle le feu, il ne peut pas utiliser comme collaborateur une personne qui a un défaut. Il utilisera toujours une âme qui est elle-même familière du feu.

Il pourra manger l’aliment de son Dieu, des choses très saintes et des choses saintes. V. 22.

Dans son immense amour, Dieu ne veut priver personne de sa nourriture spirituelle. Il veut que tous mangent, aussi bien des choses très saintes que des choses saintes. Qu’ils soient aveugles ou boiteux, bossus ou grêles, qu’ils aient une tache à l’œil, une fracture au pied ou à la main, la gale ou une dartre, ils peuvent tous manger l’aliment de leur Dieu, aussi bien des choses très saintes que des choses saintes.

Mais il n’ira point vers le voile, et il ne s’approchera point de l’autel, car il a un défaut corporel ; il ne profanera point mes sanctuaires, car je suis l’Éternel, qui les sanctifie. V. 23.

Nous voyons par là que Dieu ne peut pas se servir de quelqu’un qui a un défaut pour apporter de la nourriture spirituelle. De telles personnes peuvent se nourrir et se rassasier de choses très saintes et de choses saintes, mais elles ne doivent pas profaner le sanctuaire en s’approchant du voile.

Le voile se déchire par l’esprit qui juge et consume. Celui qui a un défaut ne peut pas rester debout dans ce lieu, et il ne doit donc pas s’en approcher. C’est de l’autre côté du voile que la gloire de Dieu se manifeste, et c’est de là qu’on doit apporter la nourriture de Dieu. Mais si quelqu’un veut entrer là pour y chercher de la nourriture spirituelle, il faut d’abord qu’il se soit sacrifié lui-même sur l’autel sur lequel brûle le feu, où tous les défauts sont consumés.

Priez le Maître de la moisson qu’il envoie de tels serviteurs dans sa moisson.

(à suivre)