Horten, le 13 mars 1940
Cher Aksel
Paix.

Je viens de rentrer d’Oslo, où nous avons eu 3 réunions. Merci pour ta bonne lettre. Ce serait bien que tu viennes à la conférence à Drammen. Viens le plus tôt possible à Horten. Tu as besoin de te reposer, et les amis aimeraient bien te voir et t’entendre.

Il s’est passé plein de choses à Oslo, mais cela a permis d’épurer la situation, et pour finir, le résultat est bon. Je suppose que Fredr. Petersen et sa femme nous ont quittés pour longtemps. Le fr. Aslaksen était à Oslo mercredi dernier et a mis les choses au point.

Il s’avère qu’on ne peut pas faire de confidences à des personnes qui n’ont pas été mises à l’épreuve. Fr. P. avait été chez Bekkevold qui lui a parlé de manière confidentielle. P. a pris des notes de ce qui lui avait été dit et s’est levé à [la salle de] la rue de Vogt pour lire ces notes à toute l’assemblée, en prenant sa femme pour témoin. Il s’agissait d’une affaire concernant la sœur Paus et Laurentze Mørch. C’est affligeant qu’on manque à ce point de compréhension.

Nous nous réjouissons de voir que tu vas bien et que ton travail progresse. Sois cordialement le bienvenu [à la maison] !

Salutations cordiales de ton père

J. O. Smith

Si tu rentres dans la nuit du mardi au mercredi, préviens-nous par quelques mots, et nous suspendrons une clé !

Cher Aksel !

Merci de tout cœur pour ta bonne lettre ! Nous sommes contents d’avoir de tes nouvelles. Tu ferais bien d’acheter des lainages et d’autres vêtements dont tu as besoin en Suède, puisque tu ne peux pas sortir du pays avec plus que 99,- couronnes.

Je dois te transmettre beaucoup de salutations de la part de Liv et Johanne ! Et de maman ! Salue Elihu.

Sois cordialement le bienvenu. Salutations de

Rakel