Horten, le 22-2-1940
Cher fils, Aksel !
La grâce et la paix de Dieu.

Je t’envoie 2 lettres, l’une de Heid, l’autre de Wetlesen. Ce sont de bonnes lettres.

Maman et moi, Karl et Nore, nous étions à Hønefoss pour le mariage de Enok. C’était tout simple, pas beaucoup de monde non plus – toutes proportions gardées, mais beaucoup de télégrammes. Dimanche soir nous avons eu une belle fête à la salle. C’était béni et bon aux deux endroits.

Le fr. Bratlie a dit qu’il avait l’intention de passer 8 jours à Nesbyen avant de repartir dans le Hemsedal. Plus tard, il semble qu’il compte se rendre à Stavanger.

Nous avons maintenant loué une salle (le Gymnase) pour une conférence à Drammen les dimanche et lundi de Pâques. Il nous semble que ce n’est pas facile de prévoir une rencontre sur beaucoup de jours dans des temps aussi difficiles.

J’apprends que tu étais à Riddarhyttan pendant le black-out à Stockholm. J’espère avoir bientôt des nouvelles de ce séjour.

Le fr. Berg vit ses derniers jours. Il ne reconnaît plus les gens, il ne peut plus manger, il est juste couché immobile.

La voie de Dieu est surprenante, mais bonne. Loué et exalté soit son nom !

Maman est sortie faire des courses.

J’espère que tu feras un tour à la maison avant Pâques. Il est grand temps que tu te reposes un peu. Et c’est utile de se retrouver. La distance n’est pas si grande que ça.

Ici tout va comme d’habitude. Rakel a eu un peu la grippe.

Le travail [missionnaire] fait son effet de tous côtés. Rien ne peut l’arrêter, ni l’opprobre ni les honneurs.

Salue les amis et Mme Molin.

Salutations cordiales de ton père

J. O. Smith

Écris vite !

Le livre du fr. Aslaksen « Christ manifesté en chair » est achevé. Il est particulièrement bon. J’ai lu le manuscrit et le livre. Ça vaut la peine qu’il soit distribué en Suède. J’en ai envoyé un à Berglioth. Prix : 0,70 couronne.

Cher Aksel !

Merci beaucoup pour la lettre d’hier, avec l’article de Elihu. J’ai été alitée quelques jours, mais ça va mieux maintenant. – J’ai écrit à Helge et je lui ai parlé du voyage à Stockholm.

Salue très cordialement Mme Molin et les autres amis ! De même que Elihu ! Salutations cordiales à toi-même, de ta sœur

Rakel

Je dois te saluer du petit Arne. Il boit du chocolat et mange du pain.

Maman te salue très cordialement et te recommande de bien vérifier tous les soirs que le gaz est bien fermé.