Les derniers temps
Pour ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui, l’apôtre Paul nous exhorte à ne pas nous laisser séduire d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition. 2 Th. chap. 2.
Dans la nature, nous constatons que tout mûrit à l’automne. Dieu donne du temps à toutes choses. Il en va de même dans le monde spirituel. Les Juifs ont leur temps, ainsi que les païens. L’Évangile doit être prêché à toute la terre. Il doit même être prêché dans un tel excès qu’elle ne le supportera plus. Alors viendra l’apostasie. Les païens en auront entendu assez. Ils ne voudront plus entendre. Ils sont lassés du christianisme, dont ils croient qu’il ne fait que servir le capital. L’apostasie est en marche. Ce mot « apostasie » indique qu’on a bien entendu, mais qu’on se détourne [de ce qu’on a entendu].
Cette apostasie de masse est en plein développement de nos jours. La bête devient de plus en plus rouge. La prostituée sera assise sur une bête écarlate le jour où elle sera anéantie. Ap. 6, 4 et 17, 3. C’est la bête écarlate qui haïra la prostituée, la dépouillera et la mettra à nu. Ils mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu.
Car Dieu a mis dans leurs cœurs d’exécuter son dessein. Qu’est-ce que la bête ? Ce sont des hommes qui, comme la bête, ne pense qu’à ce qu’ils vont manger. Il s’agit de nourriture et encore de nourriture. Depuis les temps anciens, quand la bête n’était pas encore écarlate, sont juchés sur le dos de la bête une foule de prédicateurs qui reçoivent leur salaire de la bête (les pouvoirs publics). Mais maintenant, la bête devient rouge et elle hait la prostituée qui est juchée sur son dos. Qui donc l’a placée là, du reste ? Ne serait-ce pas elle-même qui depuis des temps immémoriaux a trouvé que c’était rassurant et confortable de s’asseoir sur ce dos de bête ? Elle n’avait jamais imaginé que la bête sur laquelle elle était assise deviendrait rouge et la haïrait, elle qui se trouvait tellement en sécurité sur ce dos, installée comme une reine avec tous ses tours de magie et ses mystères. Si elle avait été un serviteur de l’Éternel, elle aurait eu la révélation du danger que représente le fait de s’asseoir sur le dos de la bête. Car le livre de la révélation a été donné pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. Ap. 1, 1. Ceux qui sont assis sur le dos de la bête ne sont donc pas des serviteurs de l’Éternel, selon la compréhension de ce terme qu’en donne la révélation.
Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement.
Depuis les temps anciens, la prostituée a haï les témoins de Jésus et les saints. Elle a éprouvé de la jalousie à leur égard, car elle les considérait comme des concurrents et comme des personnes dangereuses, qui avaient le pouvoir de faire connaître à la bête les abominations de la prostituée. C’est pourquoi elle a excité la bête contre les saints, sans se relâcher avant d’avoir le sang des saints dans sa coupe. Elle s’est alors réjouie et s’est enivrée. La bête s’est laissée tromper. La prostituée a présenté ses plaintes à la bête, qui a été prompte à condamner et à tuer.
Mais de nos jours, cela ne sert plus à rien pour la prostituée de se plaindre à la bête. Elle est elle-même pleinement occupée à s’agripper au cou de la bête [pour ne pas tomber de son dos]. Et le jour est proche où l’ange venant du ciel, qui éclaire la terre de sa gloire, s’écriera d’une voix forte : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux. Ap. 18, 2.
Même après que la prostituée sera tombée de la bête, il restera des esprits impurs qui s’attacheront à elle. Des esprits impurs, des oiseaux impurs et odieux, chercheront à se mettre à l’abri dans sa prison. Ce sont là des personnes qui se réfugient dans les vieilles habitudes de la prostituée.
Mais la foule nombreuse dans le ciel s’écriera Alléluia en voyant le jugement et la chute de la prostituée. Car Dieu a vengé le sang de ses serviteurs en le redemandant de sa main. Ap. 19, 1-2. Sa fumée monte au siècle des siècles.
Le commandement que l’Éternel nous adresse est le suivant : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. 18, 4.
Le signe du retour de Jésus, c’est l’apostasie. La bête devient écarlate et jette la prostituée à bas de son dos.
L’homme de péché (l’Antéchrist) sera alors manifesté. Le mystère de l’iniquité fraie une voie pour l’homme de péché. Et quand ce qui retient sera balayé, alors naîtra l’inique, l’Antéchrist, Satan sous forme de chair. Qui doit être balayé ? Qui retient ? C’est tout d’abord le Saint-Esprit, qui convainc le monde de péché, de justice et de jugement. Ensuite, ce sont les témoins de Jésus et les saints. Satan est tellement puissamment à l’œuvre que le pouvoir des saints est absolument brisé. La conscience est mise à mort. C’est la raison et le matérialisme qui deviennent les dieux. La bête monte de la terre. On renie l’Esprit qui vient du ciel. On ne tient plus compte de la conscience. Tout ce qui retient est balayé. Et c’est alors qu’apparaît l’Antéchrist. Tout cela, ce sont des signes de l’avènement de Jésus.
Tout cela nous enseigne que tous ceux qui travaillent pour que les gens renient le christianisme, travaillent pour frayer la voie à l’Antéchrist.
La bête a pu jeter la prostituée à bas de son dos ; mais pour que l’Antéchrist soit consumé, il faut que le Fils de Dieu se manifeste du ciel. Il le détruira par le souffle de sa bouche, et l’anéantira par l’éclat de son avènement. 2 Th. 2, 8.
