Horten, le 24 avril 1933
Cher frère, Sigurd Bratlie,
La bonne paix de Dieu !

Merci beaucoup pour ta très bonne lettre et pour le zèle dont tu fais preuve à tous égards pour promouvoir le royaume de Dieu. Mais je crains que tu succombes bientôt au surmenage. Si tu dois travailler pour gagner ton pain en tant que tailleur, servir l’assemblée de Copenhague et endosser une lourde charge de travail au Jutland, tout cela est surhumain. C’est pourquoi je veux te demander, cher frère, d’organiser tout de sorte à avoir des conditions de vie supportables. Tu trouveras sans doute toi-même comment il faut s’y prendre. Mais un ouvrier mérite son salaire.

La sœur *** a fait preuve de beaucoup de bonne volonté. Ne tiens pas compte des rumeurs qui courent sur son compte, considère-les comme des mensonges, sachant qu’elle dit elle-même que ce n’est pas vrai et que son frère dit aussi la même chose. Ce qui est caché appartient à Dieu, mais les choses manifestes sont à nous. Remets sévèrement à leur place ceux qui persévèrent dans leur mauvaise relation et leurs soupçons à l’égard de la sœur *** sans avoir de preuves claires, car ils sont ainsi attachés aux forces destructrices de mauvais esprits qui s’en prennent à une sœur contre laquelle ils ne peuvent fournir aucune preuve. Il n’y a rien de caché qui ne sera pas révélé. Et nous n’avons aucune responsabilité quant à ce qui est caché. Ôtons le méchant du milieu de nous. Je veux dire par là celui qui, selon nous, est manifestement méchant. Nous ne pouvons pas juger ce qui est du domaine caché, mais nous devons croire ce que la sœur *** et son frère disent. Si, plus tard dans la vie, des choses que nous ne voyons pas encore devaient apparaître, il sera temps de juger parmi les choses dont nous disposerons à ce moment-là. Cette affaire est simple et claire. Il est mauvais de répandre des commérages à propos de choses inconscientes.

La sœur *** a prouvé à l’assemblée en actions et en vérité qu’elle a une bonne attitude de cœur. On lui adresse des louanges à cet égard. Garde-toi donc pur et ne juge pas dans cette affaire. Dieu révélera lui-même en son temps qui est le coupable dans tout cela.

Le fr. H. t’a certainement parlé de la conférence et de notre voyage à Hønefoss et Furukollen. Je suis tout bonnement sidéré de voir tous ces jeunes qui se joignent à nous. Près de la moitié de la salle était remplie de jeunes. Deux nouveaux frères sont venus de Porsgrunn. Il y a beaucoup de jeunes à Hokksund, Mjøndalen et dans le district de Drammen. Si, il y a du progrès partout. Reçois les plus cordiales salutations de nous tous ici.

Que la riche grâce de Dieu et sa force reposent sur toi et sur ton travail !

Ton frère dévoué dans le Seigneur

J. O. Smith